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FAIT DU JOUR Les luttes intestines qui empoisonnent la vie du collège Georges Ville de Pont-Saint-Esprit

(Photo J.-M.C.)
Valérie Di Stefano et Sylvie Desurmont regrettent de ne pas pouvoir assurer " leur travail syndical ".(Photo J.-M.C.)

Ils se sont retrouvés devant le collège Georges Ville de Pont-Saint-Esprit peu avant 09h45 pour soutenir deux de leurs collègues agents techniques des établissements d'enseignement (ATTEE). Deux agents qui se plaignent de " discrimination syndicale ".  Valérie Di Stefano et Sylvie Desurmont déplorent de se voir refuser certaines absences requises dans le cadre de leur mandat syndical.  " Il y a un refus systématique du chef d'établissement comme du gestionnaire du collège de les libérer pour des formations ou des groupes de travail alors que c'est une obligation ", regrette Laurent Alvarez, secrétaire CGT du conseil général. En effet, dans le cadre de leur fonction, les ATTEE syndiquées peuvent être libérées " 32 jours par an chacune ". Sauf que depuis le début de l'année scolaire, " elles ne peuvent pas faire leur travail syndical avec les refus du chef d'établissement ", regrette Laurent Alvarez.

Le justificatif de l'établissement fait débat

Une soixantaine de syndiqués se sont retrouvés vers 9h45 devant l'établissement.
Une soixantaine de syndiqués se sont retrouvés vers 9h45 devant l'établissement.

Pour refuser une absence, l'établissement doit fournir un justificatif. Celui invoqué  " la nécessité de service ", soit le trop-plein de travail ne tient pas pour les syndicalistes. " Cela n'est pas valable quand il y a plein effectif ", explique-t-on. Du coup, la tension entre les deux employés et l'établissement monte. Une situation que vivent très mal les deux femmes. " C'est pesant de venir travailler. On s'acharne un peu en nous demandant de nous taire et d'avancer ", avance Valérie di Stefano, présente au collège depuis 13 ans." On essaye de diviser pour mieux régner ", lance Sylvie Desurmont. " Il a même été demandé aux enseignants de veiller à contrôler le nombre de café que nous buvons ", assure-t-on. Pour leurs besoins syndicaux, les deux femmes s'absentent environ " un jour par semaine ". Les ATTEE dépendent aujourd'hui de l’Éducation nationale mais aussi du conseil général depuis 2006. Une situation qui n'arrange rien. " Quand il y a conflit, il n'y a plus d'interlocuteur et là, le conseil général n'a pas voulu taper du poing sur la table. Chacun se renvoie la balle ", indique-t-on à la CGT.

" Sept refus " du chef d'établissement

Une situation qu'explique très simplement le principal du collège,  Alain Gérard. " Nous n'avons en effet pas autorisés toutes les absences car pendant celles-ci, elles ne sont pas à leur poste et elles n'assurent donc pas leur tâche ". À en croire la direction, 33 sorties ont été autorisé sur 40 demandes pour les deux employées. Quant aux " sept refus ", Nicolas Méric, le gestionnaire adjoint, assure " être dans son bon droit ", mais reconnait " une grande lassitude. La gestion du personnel prend du temps. Notre priorité, c'est le service aux collégiens ".

Devant cette situation de blocage, les deux salariés et quelques collègues de la CGT du conseil général ont rencontré la direction, hier matin. Devant l'argument du manque de personnel, l'établissement fait appel au conseil général pour qu'il créé un nouveau poste permettant ainsi aux syndiqués de pouvoir s'absenter. Mais face à ce jeu " de ping-pong ", Laurent Alvarez reconnaît être un peu " mi-choux mi-chèvre. Si il s'agit seulement de créer un poste jusqu'à fin mai, la situation ne sera pas arrangée réellement. " Affaire à suivre.

Jean-Marie Cornuaille

jeanmarie.cornuaille@objectifgard.com

 

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