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MUNICIPALES À Nîmes, la campagne électorale va devoir s’adapter à la crise sanitaire

Exeunt les réunions publiques, les tractages sur les marchés ou le porte-à-porte… La crise sanitaire condamne les candidats aux municipales nîmoises à trouver d'autres moyens pour convaincre les électeurs. 

Ils ont jusqu’au 28 juin. Ils, ce sont les quatre candidats toujours en lice pour le second tour (*) des Municipales : le maire sortant, Jean-Paul Fournier, le président de Nîmes métropole, Yvan Lachaud, le candidat de Gauche, Vincent Bouget, et enfin, la tête de liste du Rassemblement national, Yoann Gillet. Sur la ligne de départ, ils sont prêts. Prêts à rempiler pour un nouveau sprint électoral dont le coup d'envoi sera officiellement donné le 15 juin. 

Une campagne repart de plus belle !

Sauf qu’aujourd’hui, crise sanitaire oblige, les règles ont changé. « Pour l’heure, nous n’avons pas encore reçu les circulaires du ministère de l’Intérieur définissant les modalités d’organisation de la campagne », fait savoir l’équipe du maire-candidat, Jean-Paul Fournier. Pour autant, les candidats doivent bien se préparer. Surtout que la récente alliance entre le président de Nîmes métropole, Yvan Lachaud, et son rival écologiste, Daniel Richard, a relancé la campagne de l’entre-deux tours. 

Un entre-deux tours particulièrement long. Si d'ordinaire les deux tours de scrutin sont entrecoupés d’une semaine, cette fois les prétendants au trône municipal ont plus de trois semaines pour convaincre. Ce jeudi, le candidat Lachaud a d'ailleurs décidé de rouvrir sa permanence, boulevard Amiral Courbet. « Le nombre de personne sera limité à 10. Nous ferons attention au respect des gestes barrières », commente son directeur de campagne, Sébastien Chabanon.

Prudence vis-à-vis des électeurs

Reste que la crise sanitaire n'est malheureusement pas terminée. Les candidats ne peuvent donc pas faire campagne comme avant. Les réunions publiques ? Personne n’y pense ! « De toute façon, elles ne servent pas à grand chose. Elles n’attirent que les convaincus », commente le candidat du Rassemblement national, Yoann Gillet. Nous avions bien pensé à faire venir une personnalité, seulement nous ne voulons pas prendre le risque de créer des attroupements de personnes. » 

Pour l'instant pas interdits, le porte-à-porte et le tractage sont presque impossibles à organiser. « On ne va pas aller vers les gens sur les marchés pour tracter sachant qu’il faut maintenir une distance physique. Idem pour le porte-à-porte. Les Nîmois pourraient d'ailleurs mal le prendre ! », estime l’entourage de Jean-Paul Fournier. Sur les marchés, l’équipe du candidat Vincent Bouget a trouvé la solution : « On a mis une table avec des tracts. Les gens peuvent venir librement vers nous pour discuter. Les points de rencontre physique sont importants. »

Campagne 2.0

Alors comment faire ? Comment redonner un peu de couleur à notre vie démocratique pâlie par le covid-19 ? « Les municipales, c’est une élection importante. Les nouveaux élus devront prendre des décisions pour faire face à la crise sociale et économique qui s’annonce », commente le candidat de Gauche. Vincent Bouget entend d'ailleurs utiliser les réseaux sociaux. Des nouveaux moyens de communication, en lien direct avec les électeurs, dont se sont emparés les responsables politiques ces dernières années. 

La liste de Gauche compte reprendre les Facebook live, des vidéos en direct qui abordent un thème particulier. Un pratique plébiscitée aussi par son rival centriste Yvan Lachaud. Vincent Bouget a de la suite dans les idées, envisageant même de faire des réunions d'appartement virtuelles. « Nous allons quand même écrire au maire pour savoir s’il est possible de revoir les modalités d’affichage. Les candidats ont besoin de plus d'espace, de visibilité. Tout le monde n’est pas sur les réseaux sociaux », relève le communiste. « Curieuse et digitale », pour reprendre les mots de Marc Taulelle, président de l’association Pour un grand Nîmes, la campagne 2020 met à l’épreuve les candidats. Certainement plus que d’habitude.

Coralie Mollaret 

coralie.mollaret@objectifgard.com

Pour rappel : le 15 mars, l’abstention aux élections municipales de Nîmes s’est chiffrée à 68%. Un record pour un scrutin municipal. Dans le Gard, 47 communes doivent organiser leur second tour de scrutin puisque 304 maires ont été élus dès le premier tour, le 15 mars.

* Au premier tour des élections municipales nîmoises, le maire sortant, Jean-Paul Fournier, est arrivé en tête des suffrages avec 34,3% des voix ; 15,7% pour Yvan Lachaud ; 15,6% pour Vincent Bouget et 14,3% pour Yoann Gillet. 

 

 

 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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