A la uneActualitésAlès-CévennesEconomieEnvironnement

ALÈS Une Caterham électrique, un kart sur l’eau, une Formule 1 volante : ces projets fous exposés lors des RIVE

Max Roustan, maire d'Alès, a été le dernier à s'exprimer, clôturant ainsi la 12e édition des RIVE. (Photo Corentin Migoule)
Max Roustan, maire d'Alès, a été le dernier à s'exprimer, clôturant ainsi la 12e édition des RIVE. (Photo Corentin Migoule)

La 12e édition des Rencontres internationales des véhicules écologiques (RIVE) vient de s'achever au Pôle mécanique par le discours du maire d'Alès, Max Roustan. Une fois de plus, le grand rendez-vous des véhicules propres a occasionné des réflexions profondes en matière d'innovation et livré quelques belles promesses. 

Les RIVE 2021, c'est déjà fini ! Inaugurée hier matin, la 12e édition de ce rendez-vous incontournable du progrès environnemental s'est achevée ce jeudi, peu après 12 heures. Présent en Cévennes depuis la veille, doué d'un fort attachement pour la Région où il a réalisé une partie de ses études (à Montpellier il y a près de 40 ans), Håkan Åkesson, ambassadeur de Suède en France, a officié en tant que dernier "Grand témoin" de la manifestation.

Reconnue en Europe comme "un exemple" avec "beaucoup d'avance" en matière d'environnement, la Suède s'appuie sur "une volonté politique forte accompagnée par des lois et des aides financières importantes", a indiqué l'ambassadeur, brandissant l'exemple d'une loi parlementaire obligeant le gouvernement suédois à atteindre une neutralité carbone d'ici 2045, soit cinq ans avant la date fixée par l'Union européenne.

Håkan Åkesson (à gauche) a situé la Suède au poste de modèle en matière d'environnement. (Photo Corentin Migoule)

En ce qui à trait aux mobilités, la Suède a aussi un temps d'avance d'après Håkan Åkesson : "À Stockholm, 100% des bus roulent aux biocarburants ou à l'électrique." Présenté par Marc Teyssier d'Orfeuil, fondateur et organisateur de la manifestation, comme "un visionnaire" qui a eu "le génie de transformer une ville industrielle avec 25 000 chômeurs il y a 30 ans", Max Roustan, maire d'Alès, s'est montré mesuré à l'heure de clôturer cette 12e édition : "Il y a deux milliards d'années que la planète existe. Ce n'est pas en 10 ans qu'on va renverser le monde. Il n'y a pas de quoi s'affoler. Il faut le faire, s'y mettre, s'y atteler ! Mais tranquillement, en prenant le temps d'accompagner les démarches des chercheurs." Ces paroles saluées par l'assistance ont laissé place à une ultime visite officielle des stands tenus par d'audacieux porteurs de projets. Trois d'entre eux ont retenu notre attention.

L'Exocet Go Kart, le karting des mers

L'Exocet go Kart développé par Philippe Faucon exposé lors des RIVE. (Photo Corentin Migoule)

Temple de l'innovation, les RIVE révèlent des pépites chaque année et cette 12e édition n'y échappe pas. Philippe Faucon, ancien gérant d’une base nautique en Normandie, désormais à la tête de la start-up Exocet Game, vient de développer le premier skimmer baptisé Exocet Go Kart et qui promet de reproduire les sensations du kart sur l’eau. Parti du constat que malgré leur supposée passion pour la mer, les Français ne sont que très peu à être déjà montés sur un bateau - environ 6% dit-il -, l'entrepreneur entend changer la donne en démocratisant les loisirs nautiques.

Parce qu'il a collaboré pour l'occasion avec des étudiants de l'IMT Mines d'Alès, la présence du néo-montpelliérain en Cévennes était évidente. Équipé d'un moteur électrique zéro émission, doté d'une puissance de 4,5 kW et d'une coque en polyester, l'engin n'est autre qu'une fusion entre un bateau de promenade et un puissant jet-ski.

"On n'a qu'un seul foil sous l'eau qui permet de gagner 30% de puissance et autant de consommation", développe Philippe Faucon, qui évoque un bateau "ludique", "joueur", "accessible à tous" car maniable sans permis et rendu stable grâce à une solide carène. Et le développeur d'ajouter : "C'est un moyen de tester sur des petits bateaux ce qu'on pourra faire demain sur de gros bateaux." Dès le mois d'avril prochain, la start-up héraultaise prévoit d'équiper quatre bases nautiques en fournissant une trentaine de modèles.

"Maca Carcopter", la voiture volante à hydrogène

Thierry De Boisvilliers porte le projet Maca Carcopter avec son associé Michael Krollak. (Photo Corentin Migoule)

Primé il y quelques jours à l'occasion du concours économique Alès Audace (lire ici), le projet porté par Thierry De Boisvilliers et Michael Krollak a cette-fois séduit les visiteurs des RIVE. Il faut dire que le caractère détonnant de la démarche qui vise à élaborer une voiture volante à hydrogène, a de quoi interpeller. Pourtant, le projet imaginé par la start-up Maca, à mi-chemin entre la voiture et l’hélicoptère, est bien sérieux. "C'est un projet qui va dépasser l'Occitanie pour prendre une dimension internationale", prévient Thierry De Boisvilliers, qui vient tout juste de créer une filiale aux États-Unis.

L'ancien pilote de l'Armée de l'air, qui a assuré la présentation du projet à l'occasion du dernier Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas en janvier dernier, peut compter sur des invitations prestigieuses afin de promouvoir sa démarche et ainsi attirer des investisseurs (environ 15 millions d'euros à trouver pour l'élaboration d'un premier prototype). "Nous avons été invités à l'ouverture du Grand prix de Formule 1 d'Abu Dhabi en décembre prochain pour une présentation de notre machine à taille réelle (7m de long pour 4m50 de large), mais le timing est un peu short. On va sûrement décliner la proposition en espérant pouvoir y revenir en 2022 avec une machine plus aboutie", développe le directeur général de Maca. Doté d'une pile à combustible et d'un réservoir à hydrogène, l’engin n'émettra pas de CO2 et devrait pouvoir s'approcher des 250 km/h !

La Caterham 100% électrique

L'Alésien Vincent Beltoise présente son bolide électrique. (Photo Corentin Migoule)

Employé dans l'entreprise familiale Caterham Compétition France installée à l'entrée du Pôle mécanique, à Saint-Martin-de-Valgalgues, Vincent Beltoise a été l'une des attractions de cette 12e édition des RIVE. Pilote aguerri en championnat R300 et en Porsche Carrera cup, l'ingénieur en génie mécanique a offert aux visiteurs pendant deux jours des tours d'essais sur la piste vitesse. Une bombinette 100% électrique baptisée "EMA", douée d'une puissance maximale estimée à 150 kW (l'équivalent de 200 CV), qui offre de bonnes sensations de pilotage et une vitesse de pointe de 170 km/h (lire ici).

Corentin Migoule 

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité