A la une
Publié il y a 5 ans - Mise à jour le 01.07.2017 - thierry-allard - 4 min  - vu 156 fois

BAGNOLS La Ville dévoile ses investissements pour les 5 prochaines années

Ce matin, lors du conseil municipal de Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Ça faisait un moment qu’on en entendait parler : le Plan pluriannuel d’investissements (PPI) de la Ville de Bagnols a été présenté ce samedi lors du dernier conseil municipal avant la trêve estivale.

Le tableau précise la ventilation de 23,2 millions d’euros d’investissements sur les cinq prochaines années, de 2018 à 2022.

« Un instrument politique au sens noble du terme »

« Il y à la fois des choses absolument nécessaires et une vision politique », explique le premier adjoint Jean-Yves Chapelet, qui remplaçait le maire Jean-Christian Rey, à l’étranger. Car le PPI contient à la fois les travaux d’accessibilité des bâtiments communaux (895 000 euros pour 2018), rendus obligatoires par la loi, que la rénovation de la Pyramide du centre culturel (500 000 euros en 2019, 500 000 en 2020 et 200 000 euros en 2021), rendue obligatoire par l’état délabré de sa toiture, ou encore la construction d’une nouvelle école Jules-Ferry (4,2 millions d’euros entre 2020 et 2022).

Attention toutefois, il n’y aura pas d’ouverture incontrôlée des vannes : « On aura cette capacité d’investissement si nous ne dérapons pas, tout en continuant à nous désendetter », soulignera le premier adjoint. Et il ne faut pas prendre ce PPI comme un document gravé dans le marbre, « il va évoluer, on est confrontés à la réalité et à des urgences, mais tous les ans on se rencontrera pour une présentation du PPI révisé. » Quant au fait que le PPI dépasse le mandat de l’équipe actuelle, qui s’achève en 2020, c’est voulu : « on l’a fait courir sur cinq ans pour éviter un envol de la dette juste avant une élection, comme ça a pu arriver par le passé, avant 2008 », assume Jean-Yves Chapelet, avant d’insister sur le fait que ce PPI est « un instrument politique au sens noble du terme, qui fait ressortir nos priorités, l’éducation, les solidarités et la sécurité. »

Plus rénovation que reconstruction pour la Pyramide

L’opposition, par les voix des deux Roux, Christian et Claude, fera état de sa satisfaction du fait que le document ait été présenté : « c’est un travail remarquable, enfin nous avons de la visibilité pour les années à venir », lancera ainsi le centriste Claude Roux, avant de proposer de « faire un conseil municipal spécial » sur le thème. Son homonyme Christian Roux regrettera timidement que le document « manque de projets structurants, par exemple sur la Pyramide, est-il pertinent de la rénover ? Ne peut-on pas travailler sur un nouveau projet multimodal en lien avec le projet de musée ? »

« On y réfléchit depuis déjà plusieurs années », répondra l’adjointe à la culture Ghislaine Courbey. La décision de réparer la toiture a été choisie pour son coût plus faible, 100 000 euros, et des délais raccourcis. « La construction d’une nouvelle salle c’est 3 à 4 millions d’euros, ce qui veut dire enlever d’autres actions, rappellera le premier adjoint. Deux études sont en cours, on se laisse du temps, car la salle est tout le temps occupée et qu’il y en a pour 24 mois de travaux. » En clair : il faudra trouver une solution provisoire pour accueillir les utilisateurs de la salle, qui voit passer 30 000 personnes par an.

Et aussi :

Les principaux investissements : dès 2018, la ville a prévu de mettre 895 000 euros pour l’accessibilité des bâtiments communaux, 1 million pour la rénovation de l’église, 1,39 million sur la voirie ou encore 240 000 euros sur l’étude du programme national de renouvellement urbain. Sur un plus long terme, on relève la Pyramide et la construction d’une nouvelle école (voir ci-dessus), la rénovation des sols de la halle des Eyrieux (200 000 euros en 2020), les travaux du renouvellement urbain (1,6 million de 2019 à 2022) et 8,1 millions d’euros sur cinq ans pour la voirie.

On a compris : un rapport sur les actions entreprises suite aux observations de la Chambre régionale des comptes en 2015 a été présenté lors du conseil municipal. La ville y explique être en train de renégocier sa dette, de mutualiser ses services, avoir mis au rebut les véhicules les plus anciens de son parc… Globalement, l’équipe municipale évoque « l’amélioration incontestable de la situation de la commune entre 2014 et 2016 avec une augmentation des recettes réelles de fonctionnement, une diminution des dépenses réelles de fonctionnement, une augmentation importante de l’autofinancement et une diminution de l’endettement par habitant », graphiques à l’appui. Un rapport que l’opposition, par la voix de Christian Roux, saluera, sans omettre de rappeler qu’« en 2015, vous avez augmenté les taxes locales de 10 %. » « Je ne suis pas rancunier, mais j’ai de la mémoire, lâchera le premier-adjoint. Certains disaient qu’on était dans une situation catastrophique, qu’on allait être mis sous tutelle, mais nous sommes des gens sérieux, ce qui nous importe c’est agir pour le bien des bagnolais. »

Double hommage : deux minutes de silence ont été respectées en préambule du conseil municipal, en mémoire de Simone Veil et Louis Nicollin, décédés cette semaine.

Welcome ! : des étudiants de l’université d’Atlanta ont assisté au début du conseil municipal, dans le cadre d’un voyage scolaire. Ils ont été accueillis par un mot en anglais prononcé avec un ravissant bien que prononcé accent du midi par Ghislaine Courbey.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

A la une

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio

Connectez-vous


Déjà abonné ?
Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n’avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

J'y vais