Médecin diplômé en évaluation et traitement de la douleur, membre de l’Académie de Nîmes et secrétaire perpétuel de l’Académie de Saint-Gilles et de la Camargue, Jacques Jaume est aussi essayiste, romancier et conférencier. Demain, son in,terventio répondant à une invitation de la paroisse de Beaucaire, portera sur l’architecture et l’art roman provençal et languedocien, à travers l’étude de cette frise sculptée de la Passion du Christ. Provenant initialement de la collégiale du XIIe siècle de Beaucaire, elle en constitue l’élément principal préservé. Les blocs de pierre ont été récupérés après la destruction de l’édifice, puis remontés sur le mur ouest de l’église Notre-Dame-des-Pommiers, dans un emplacement aujourd’hui très peu visible du public.
La frise représente les différentes scènes de la Passion du Christ : le lavement des pieds, la Cène – "une Cène d’artistes et non pas théologique", précise Jacques Jaume – ou encore la visite au tombeau etc. Le conférencier souligne toutefois une particularité liée au remontage des blocs : "Ceux qui ont monté la frise se sont trompés, ils ont mis la visite au tombeau avant les femmes qui achètent les épices." étaient destinés à honorer et à embaumer le corps du Christ. "Mais le fait qu’il y ait eu une erreur rend aussi cette frise intéressante", complète Jacques Jaume. Il relève également la représentation du Christ donnant la bouchée à Judas, "une interprétation théologique qui permet de dater l’œuvre". Il établit un parallèle avec la frise de la cathédrale de Modène, en Italie, située sur un jubé à l’intérieur de l’édifice.