"Une équipe plurielle, des profils différents, des parcours variés. Ce ne sont pas des carriéristes mais des citoyens qui connaissent la réalité du terrain", a présenté Christophe Sevilla. Samedi dernier, devant une centaine de personnes réunie à la salle Jean-Cazelles, le candidat aux élections municipales, a dévoilé sa liste "Terre de Saint-Gilles" (*) - dans laquelle figurent trois anciens colistiers de la liste "Tous réunis pour Saint-Gilles", conduite en 2020 par Christophe Lefevre - ainsi que les grandes lignes de son programme.
Mais en préambule, Christophe Sevilla a annoncé son intention de saisir, "au nom de la transparence et du respect du droit", le préfet du Gard et d’envisager une saisine de la chambre régionale des comptes d’Occitanie. Il évoque l’organisation, le 20 février dernier, d’une réunion publique du maire sortant, Eddy Valadier, dans le cadre de la campagne électorale. Selon lui, "du personnel communal aurait été mobilisé pour installer la salle". Si les faits étaient avérés, il estime qu’ils seraient "particulièrement graves", invoquant plusieurs articles du Code électoral. Et le même de poursuivre : "Cette demande n'est pas polémique, elle est républicaine. Elle ne vise pas une personne, mais un principe. L’argent public et les agents publics ne doivent jamais servir une campagne électorale."
Puis le candidat a longuement développé sa vision pour la commune. "Il est temps de tourner une page, a-t-il déclaré. Non pas pour effacer le passé, mais pour écrire le prochain chapitre". Celui qui fut élu sous les mandats de Roland Gronchi (1995-2008) et Eddy Valadier (2014-2020) et chef d’entreprise, revendique une expérience de gestion et une connaissance des dossiers locaux. Il a dit vouloir rassembler "les Saint-Gillois d’hier, d’aujourd’hui et de demain", "aimer une ville et ses habitants, ça ne se proclame pas sur une estrade, ça se prouve chaque jour". "Nous ne disons pas que tout a été mauvais, mais nous estimons qu'une démocratie locale saine a besoin d'alternative, de renouvellement, d'écoute nouvelle", insiste la tête de liste "Terre de Saint-Gilles", au sujet de la candidature d'Eddy Valadier, briguant un troisième mandat.
Christophe Sevilla est aussi revenu sur la gestion des risques naturels, rappelant les inondations passées et des épisodes méditerranéens de plus en plus violents et imprévisibles. "Ne pas s'y préparer, c'est faire courir un danger à toute la population." Et le même d'indiquer son projet de "prendre à bras le corps le problème des inondations par le chemin de Bouillargues." Il estime que la prévention doit redevenir une priorité municipale, avec des aménagements adaptés et une information renforcée de la population.
D’autres projets ont été abordés, notamment la création d’un parking dédié aux poids lourds afin de soulager les quartiers résidentiels et de préserver les voiries. En matière de sécurité, il propose le déplacement du commissariat dans un lieu plus central, au niveau de l'îlot du Café des Arts et la création d’une police environnementale motorisée pour lutter contre les dépôts sauvages en zone rurale. "Sécurité et attractivité vont ensemble, donc une ville plus sûre est une ville attractive. Je propose aussi de déplacer l'office de tourisme et de l'installer juste à côté du nouveau commissariat, un lieu plus visible, plus accueillant."
Sur le plan financier, Christophe Sevilla défend "une réduction progressive mais réelle de la pression fiscale" et "une maîtrise rigoureuse des dépenses communales", inscrites "dans la durée et non dictées par le calendrier électoral". Il a également consacré une part importante de son intervention aux aînés, à la jeunesse mais aussi à la cause animale, avec beaucoup d'émotion. Lutte contre l’isolement des personnes âgées, développement de perspectives pour les jeunes en matière de formation, d’emploi et de logement, et création d'un refuge "moderne et adapté" pour les animaux abandonnés font partie de son programme. À ce sujet, il a salué l'attribution d’une subvention exceptionnelle de 4 851 € à l'APASG, récemment votée en conseil municipal, tout en pointant "le calendrier" de cette décision.
Et bien sûr, le sujet des arènes Emile-Bilhau est revenu dans le discours de Christophe Sevilla, lui qui projette leur démolition pour les reconstruire sur un espace enherbé voisin du parking Charles-de-Gaulle. "Un projet impossible et inutile", selon le maire sortant. Son adversaire quant à lui persiste : "Est-ce qu'on s'acharne à maintenir un équipement en fin de vie ou est-ce qu'on prépare l'avenir ?" S'il est élu, il proposera de lancer "un audit technique indépendant sur les arènes actuelles dès le début du mandat". "Ensuite, nous engagerons une étude de faisabilité, une analyse financière rigoureuse et une recherche active de subventions auprès du Département, de la Région, de l'Europe, de l'État et surtout une concertation avec les habitants." Pour rappel, trois candidats sont en lice à Saint-Gilles : Christophe Sevilla, Eddy Valadier et Paul Gabriel.
*Terre de Saint-Gilles : Christophe Sevilla, chef d'entreprise (matériaux de construction), Marina Sido, Entrepreneuse couturière d'art, Eddy Vandame, conducteur de travaux (offshore), Mélanie Falgairolle, clerc de notaire, Bruno Rousselet, cadre de la fonction publique, Karine Schumacher, architecte DPLG, Denis Fastout, étudiant en droit, Danielle Rignac, infirmire retraitée, Patrick Ausécache, agent commercial retraité, Armonie Boulaire, préparatrice en pharmacie, Majid Debagh, éducateur sportif, Catherine Falson, professeure de musique, Kevin Grau, cadre hospitalier (ex footballeur professionnel), Lydie Marteau, agent administratif de la fonction publique, Benjamin Castanet, contrôleur gestion sénior, Carmen Lomuto, employée de commerce, Anthony Garcia, cadre dans la grande distribution, Déborah Barral, promoteur immobilier, Patrick Cantin, représentant commercial, Agnès Chazallon, auxiliaire puéricultrice, Adrien Deville, vendeur, France del Prato, professeure en école de commerce, Dominique Tanguy, conducteur dans le secteur funéraire, Laure de Coster, employée de commerce, Renaud Duponchel, facteur, Damiana Serrano, employée de commerce, Denis Thiebaut, commerçant (amélioration habitat), Dorothée Delord, cadre administratif dans les finances, Pierre Bouzidi, promoteur immobilier, Édith Chenavier, agent immobilier, Gil Bernabé, issu de la police nationale, Claudine Hinsinger, commerçante, Marc Alonzo, transporteur routier.