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Publié il y a 9 mois - Mise à jour le 27.02.2022 - abdel-samari - 6 min  - vu 3012 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Place à la coulisse politique gardoise !

François Courdil rattrapé par son passé de marcheur ? Membre des Républicains depuis son élection à la mairie de Nîmes, François Courdil garde quelques traces de son passage à En Marche. Jusqu’au 15 mars, le candidat lance une grande « consultation » auprès des électeurs de la 6e circonscription. Avec détermination, le jeune homme frappera à la porte de 10 000 électeurs sur les 80 000 recensés. Le but ? « Connaître leurs problématiques, mais aussi leurs solutions pour présenter un programme légitime », indique le jeune homme. Ça ne vous rappelle rien ? Vraiment ? Un an avant la Présidentielle 2017, Emmanuel Macron avait usé de la même stratégie. Le ministre de l’Économie lançait alors sa « grande marche », des opérations de porte-à-porte pour prendre le pouls des Français. Une manière de les amener doucement vers le changement. L’initiative s’est avérée payante : un an plus tard, le locataire de Bercy déménageait à l’Élysée. François Courdil connaîtra-t-il le même succès ? Pas sûr. Les Législatives sont liées au résultat de la Présidentielle. Le besoin de stabilité d’une partie des Français effrayée par la guerre en Ukraine pourrait favoriser la réélection du président sortant. Mais qu’importe : le Nîmois se battra jusqu’au bout. Si elle est rondement menée, cette prise en considération des électeurs peut s’avérer fructueuse à l’avenir et marquer durablement sa présence sur le territoire. En effet, même en cas de défaite, le jeune nîmois aura pris date pour l’avenir. Un temps d’avance comme on dit du côté d’Alès. Sans compter qu’une défaite cuisante de Valérie Pécresse en avril prochain pourrait rebattre les cartes à Droite. Une partie de l’électorat fuyant vers Éric Zemmour. L’autre partie, orpheline, pourrait très bien rejoindre la majorité présidentielle. Cela ne fera pas trop de changement pour le Petit Poucet de Nîmes, lui qui avait été l’attaché parlementaire de Philippe Berta il y a cinq ans. Les rouages de la machine En Marche, il les connait très bien. Il a d’ailleurs quitté le mouvement par manque d’espace politique. Il pourrait y revenir par la grande porte. Et préparer ainsi plus facilement  2026…

Mélenchon virtuel à Nîmes. Le candidat de La France Insoumise à la Présidentielle 2022 va remettre son hologramme en service. Comme en 2017. Rappelez-vous, il y a 5 ans lors d’un meeting, Jean-Luc Mélenchon était apparu de manière holographique dans plusieurs villes de France en même temps. Beaucoup avaient salué la révolution technologique et la réussite d’une telle opération. Selon nos informations, la ville de Nîmes a été retenue pour cette nouvelle expérience immersive. Reste à connaître le lieu du rendez-vous. Concernant la date, le meeting devrait avoir lieu quelques jours avant le premier tour du 10 avril prochain…

Franck Proust conseiller spécial d’Emmanuel Macron sur la crise ukrainienne ? Alors que le Colisée, siège de Nîmes métropole, est aux couleurs jaune et bleu en soutien à l’Ukraine qui fait face à une guerre provoquée par la Russie, Franck Proust, le président de l’Agglo, ancien député européen, mais surtout aujourd’hui vice-président du Parti populaire européen - le plus grand groupe au sein du parlement européen proche de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen - se mue en conseiller spécial d’Emmanuel Macron sur la crise ukrainienne. Pour lui : « Nous sommes en guerre ». Dans ses réflexions sur le drame qui se noue à proximité de l’Europe, le leader des Républicains dans le Gard pense que « cette crise doit être un électrochoc sur laquelle on doit redéfinir au niveau européen quatre priorités : la paix et le dialogue quand les conditions seront revenues, réfléchir à une organisation de défense et de sécurité sur le plan européen pour nous protéger car on ne peut pas tout attendre de l’Otan. Ensuite, travailler sur notre indépendance énergétique. Et notre autonomie alimentaire et agricole. » Il serait finalement pas mal Franck Proust en ministre des Affaires européennes d’Emmanuel Macron ? On dit cela, on ne dit rien…

On s’inquiète pour son avenir ? Des bruits de couloir de plus en plus persistants laissent croire à la prise de distance du maire de Nîmes. Des rumeurs infondées tant Jean-Paul Fournier a encore de l’énergie et de la volonté pour faire avancer les projets pour les Nîmois. Cela n’empêche pas quelques élus et collaborateurs au sein de la mairie de prendre attache indirectement avec le premier adjoint, Julien Plantier, pour sonder son intérêt ou non de poursuivre l’aventure avec eux en cas de changement à la tête de la Ville. Le deuxième homme fort coupera-t-il des têtes si d’aventure le maire lui laissait plus tôt que prévu les clés de la maison nîmoise ? Il y a fort à parier. Mais toujours avec délicatesse…

L’humilité mène à Nice. Dans quelques jours, Mary Bourgade et le directeur de cabinet du maire de Nîmes, Antoine Roger, prendront la route en direction de Nice. Ils iront à la rencontre de Christian Estrosi, le maire de la commune, pour recevoir tous les bons conseils sur le parcours d’inscription Unesco de la Promenade des Anglais. Pour ne pas se manquer cette fois-ci, la ville de Nîmes ne fait donc pas la sourde oreille en ne faisant confiance qu’à elle-même. Elle est décidée à prendre quelques conseils ici et là. C’est pas trop tôt.

Le retour de Jean-Albert Chieze. En milieu de semaine, de nombreuses personnalités se sont rassemblées pour dire un dernier adieu à Jacques Perotti, ancien adjoint délégué à l’Urbanisme de Nîmes, décédé à l’âge de 77 ans. Pour ce moment difficile, Jean-Paul Fournier a pu compter sur ses plus proches amis et collaborateurs, mais aussi sur son ancien directeur de cabinet pendant onze ans, Jean-Albert Chieze. Depuis près de deux ans, celui-ci a rejoint la mairie de Saint-Raphaël pour occuper la même fonction. Dans le Var, dans cette ville de plus de 35 000 habitants, Jean-Albert Chieze accompagne le maire divers droite Frédéric Masquelier réélu en 2020. Ce retour à Nîmes a permis quelques conseils et échanges forts utiles alors qu’au sein du cabinet du maire de Nîmes actuellement, on ne peut pas dire que l’ambiance soit toujours au beau fixe.

Ils ne partiront pas en vacances ensemble. Dolores Orlay-Moureau, adjointe au maire de Nîmes, déléguée à la Santé, prend son rôle très à coeur. On ne sait pas si elle fait bien son travail, mais une chose est sûre, elle aime bien se mettre en avant. De plus en plus présente sur les réseaux sociaux pour tout, et surtout pour n’importe quoi, elle n’hésite pas, en sus, à commenter alors que personne ne lui demande son avis, donnant des bons et mauvais points quand ça lui chante… Cette semaine, c'est Jérôme Puech qui en a fait les frais. Le socialiste faisait fort justement remarquer l’absence étonnante des élus de la majorité lors de la manifestation de soutien au peuple Ukrainien vendredi soir à Nîmes. En réponse, Dolores Orlay-Moureau lui a suggéré de se lancer dans "une grève de la faim et de la soif" jusqu’à la fin du conflit international. Peut-être serait-elle inspirée de se lancer à son tour dans une grève du commentaire...

Pas Dussopt mais Beaune ? La 2e circonscription du Gard semble être l’épicentre des attentions pour les prochaines législatives. Pourtant, sans faire offense aux habitants du territoire, cette circonscription n’a rien de si extraordinaire qui justifierait une telle volonté de parachutage politique. Une chose est certaine, notre indiscrétion de la semaine dernière a fait parler. Elle est même remontée jusqu’aux oreilles de l’intéressé, Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics, qui a catégoriquement démenti. S’il devait retourner à la députation, ce serait du côté de l’Ardèche. Promis, juré. Reste donc à trouver qui est ce ministre qui pourrait venir dans le Gard ? Il s’agirait semble-t-il de Clément Beaune, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes. Mais là encore, renseignement pris, la question s’est posée mais a été évacuée depuis. Alors ? Alors ? Et bien, selon la direction de la majorité présidentielle, pour le moment personne…

Et la lumière fut… À Tresques, les lumières se rallument alors que 14 villages sur 44 dans le Gard rhodanien avaient pris l’engagement d’éteindre les candélabres la nuit. Une initiative portée par Patrick Palisse, maire du Pin et conseiller délégué à la Transition énergétique de la collectivité. À Tresques, commune dirigée par Alexandre Pissas, les lumières étaient jusque-là éteintes à 22 heures pour le plus grand bien des habitants et de la planète. Sauf que depuis quelques mois, la lumière est de retour. Apparement c’est la minuterie du système d’éclairage qui est défectueuse et personne à la mairie ne s’en est rendu compte. Alors où l’on se moque royalement du monde, ou alors la lumière n’est pas arrivée dans tous les cerveaux. On peut suggérer un ou deux techniciens gardois compétents si besoin…

Houda Guetari, l’opportunisme s’appelle Z. Ils sont contents comme tout du côté de la Petite Camargue patriote : la divers droite Houda Guetari vient de rejoindre Éric Zemmour, et Gilbert Collard par la même occasion. L’élue d’Uchaud, coiffeuse de métier, n’a pas hésité à se prendre en photo avec le célèbre avocat sur les réseaux sociaux pour annoncer son ralliement. On se rappelle qu’en 2021, lors des Départementales, la même était déjà critiquée par son camp pour fricoter régulièrement avec l’extrême-Droite. « C’est une guignol, une imposteur, confiait un cadre du parti Les Républicains engagé sur le secteur. Elle a soutenu Jean-Louis Meizonnet et, avant lui, Gilbert Collard. En l’état, je pense que je voterai pour Bruno Pascal et Pascale Fortunat-Deschamps. » Pourtant contre toute attente, avec son binôme LR Thomas Dumont, elle avait appelé à faire front contre Nicolas Meizonnet lors du 2e tour après avoir été battue à plate couture. On comprend mieux pourquoi aujourd’hui : il ne s’agissait pas d’un front républicain, mais d’un front contre Meizonnet…

La rédaction

Abdel Samari

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