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Publié il y a 7 mois - Mise à jour le 25.04.2022 - coralie-mollaret - 3 min  - vu 1656 fois

FAIT DU JOUR Présidentielle : Marine Le Pen en tête dans le Gard

Yannick Pons

Dans notre département, c'est la candidate Rassemblement national qui arrive en tête avec 52% des voix contre 48% pour Emmanuel Macron. À l’échelle nationale, le Président sortant décroche son second mandat avec 58,8% contre 41,2% pour Marine Le Pen. 

« C’est une victoire mesurée, sans triomphalisme excessif… Même s’il y a quand même eu une part d’adhésion à Emmanuel Macron », a commenté, hier soir sur le plateau de Bonsoir Le Gard, le responsable de Territoire de progrès, Olivier Lange. Ce dimanche, le second tour de la Présidentielle a eu des tournures de référendum « pour » ou « contre » Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Finalement, les électeurs ont décidé de confier les clefs de l’Élysée à Emmanuel Macron qui décroche ainsi son second mandat.

Une victoire sans triomphalisme

Le candidat En Marche récolte à l’échelle nationale 58% des voix contre 42% pour Marine Le Pen. Si Olivier Lange ne "triomphe pas", c'est parce que l’écart entre les deux candidats s'est resserré. Il y a cinq ans pour la Présidentielle 2017, l’ancien ministre de l’Économie avait récolté 66% des voix, soit 33 points de plus que Marine Le Pen. Et en 2002, souvenez-vous, Jacques Chirac mettait 65 points dans la vue à Jean-Marie Le Pen. Les temps ont visiblement changé... 

Pour sa troisième candidature à la Présidentielle, Marine Le Pen a pu compter sur des Gardois qui l’ont placé en tête avec 52% contre 48% pour Emmanuel Macron. Sur les six circonscriptions du Gard, le RN est en tête sur la 2e, 3e, 4e et même la 5e. Si le Président sortant arrive premier à Nîmes et Alès, sa rivale tire son épingle du jeu dans les territoires ruraux. Elle s'offre même la troisième ville du département, Bagnols/Cèze, pourtant le fief du co-référent La République en marche, Jérôme Talon. « C’est un score historique ! Jamais nous n’aurons atteint un tel score ! », lance - un brin mauvais perdant ? - le délégué départemental du RN, Yoann Gillet.

À Bagnols, Jérôme Talon n’entend pas se faire voler la victoire : « Évidement que l’on est contents ! On sait très bien que cette victoire nous engage. Ce n’est pas un blanc-seing d'accord, mais n’oublions pas toutes les réformes portées sous ce quinquennat ! Je n’ai pas eu le sentiment que l’on ait laissé les gens au bord de la route. » À Nîmes, l'autre co-référente, Valérie Rouverand, se dit « rassurée. Avec les militants, on tracte depuis des mois. Quand l’extrême-Droite est aux portes du pouvoir, ça fait toujours peur… Sans compter que beaucoup de gens se sont abstenus ».

« La France est en colère » 

Le Gard reste donc un territoire où le RN est fort. À l’instar de ce qu’il s’est passé au niveau national, l’abstention a profité à Marine Le Pen. Dans les territoires ruraux, notamment en Petite Camargue, terre de traditions, Marine Le Pen réalise d’importants scores : 63% à Aimargues et 57% à Vauvert. Département dans le top 10 des plus pauvres de France, force est de constater également aujourd’hui qu’une partie des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, arrivé deuxième dans le Gard au premier tour, a voté RN, ne se sentant visiblement pas représenté à travers la candidature d’Emmanuel Macron.

Adjoint au maire de Nîmes, Frédéric Pastor s’en est rendu compte : « Le vote populaire s’est aussi tourné vers Marine Le Pen. Il y a une véritable fracture sociale ! Il y a une France qui est en colère. » D’ailleurs, c’est avec émotion qu’Olivier Jalaguier, conseiller en communication politique, a évoqué : « Il y a une grosse partie des Français qui poussent un cri de désespoir. Ils votent pour Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. Il faut entendre ce cri et le traiter, il ne faut plus mettre la poussière sous le tapis. »

Cap sur les élections législatives

Aujourd'hui, les responsables politiques ont les yeux tournés vers les élections législatives. Une élection pour élire 577 députés dont six dans le Gard, dont la mission est le vote des lois à l'Assemblée nationale. « Emmanuel Macron s’est engagé à introduire davantage de concertation et de consultation. Mais pour cela, il faudra que les Français, en cohérence avec le résultat de ce soir, accordent une majorité législative », plaide la députée La République en marche de la 1ère circonscription, Françoise Dumas. 

Yoann Gillet, également : « J’appelle à la mobilisation des Français pour faire élire un maximum de députés qui empêcheront Emmanuel Macron d’avoir les pleins pouvoirs pour mettre en œuvre ses mesures nocives pour la vie quotidienne des Français. » Même discours du côté des Insoumis, dont le leader Jean-Luc Mélenchon a annoncé son souhait de devenir ministre. Quant aux partis dits "traditionnels" que sont le PS et Les Républicains, ils espèrent bien se refaire aux élections législatives.

Coralie Mollaret 

coralie.mollaret@objectifgard.com

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