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Publié il y a 8 mois - Mise à jour le 28.03.2022 - coralie-mollaret - 3 min  - vu 353 fois

FAIT DU SOIR De Nîmes à Dakar, l’eau est un défi intarissable

Lors d'une rencontre organisée par la CCI de Dakar (Photo : droits réservés)

La délégation nîmoise, envoyée cette semaine au Sénégal, a eu l’occasion de découvrir l’entreprise DV2E (Déchets, valorisation, environnement et énergie). Basée à Vergèze, cette société réalise des études pour valoriser les eaux usées et autres boues. 

Derrière son tempérament jovial, Julien Baroni est un technicien attentif et méticuleux. Titulaire d’un BTS en gestion et maîtrise de l’eau, ce natif de Souvignargues reprend ses études au début des années 2000 pour décrocher un master de gestion de la ressource en eau. Diplômé, il crée l’entreprise DV2E (Déchets, valorisation, environnement et énergie) avec son associée, Christelle Rey, spécialisée dans l'ingénierie pour le développement du recyclage de l’eau.

Au forum mondial de l'eau, Julien Baroni, cogérant de la société DV2E, explique ses missions  : « Nous valorisons en agriculture l’eau et les boues, comme par exemple celles qui sortent des stations d’épuration » (Photo : droits réservés)

Il y a quelques semaines, lorsque le président de Nîmes métropole, Franck Proust, décide d'amener avec lui au Sénégal plusieurs entreprises du territoire, Julien Baroni est l'un des premiers à accepter. Lui et sa chargée de développement, Chloé Salom, titulaire d'une maîtrise de sciences des religions, sont déjà venus au pays de la Teranga (de l'hospitalité). À Fatick, à l'ouest du Sénégal, DV2E mène actuellement une étude d’opportunité pour la réutilisation de l’eau et des nutriments rejetés par la station d’épuration. « Quand tu viens au Sénégal pour améliorer le service de l’eau, ils te disent tous oui. L'eau est un enjeu majeur du territoire », souligne le chef d'entreprise. 

Forum mondial de l’eau… et de contacts !

Le problème n’est pas tant dans les enjeux, mais plutôt dans le financement des projets. La délégation nîmoise a échangé ce jeudi avec des habitants de Fimela. Micro en main, une femme lance : « Notre principal problème aujourd’hui, c’est l’eau. Les femmes sont obligées de se lever à 3 heures du matin pour aller chercher de l’eau parce que la journée, le débit est très faible avec les activités agricoles. » Les sociétés et particulièrement Julien Baroni l'assurent : « Il y a une volonté de la France à internationaliser les PME (Petites et moyennes entreprises) que nous sommes pour répondre à ces besoins. Cependant les appels d’offres sont souvent trop importants pour nous.» 

Un accord de coopération a été signé l’an dernier avec la commune de Fimela pour l’envoi de bus Tango (Photo : Coralie Mollaret)

Au cours de leur déplacement, les entreprises se sont rendues au 9e forum mondial de l’eau à Diamniadio, nouvelle commune près de Dakar. Dans son discours introductif, le président sénégalais Macky Sall a alerté : « Dans le monde, deux personnes sur cinq vivent où l’eau est rare. Ce forum nous donne l’occasion de sonner l’alerte sur la gravité de la situation afin que les questions liées à l’eau restent au cœur des situations internationales.» Cartes de visite en main, Julien Baroni tire un bilan positif du forum : « 80% de nos rendez-vous au forum étaient pour aller chercher des fonds. » Franck Proust a également mis en contact les entreprises avec l’Ambassade de France « pour aider à la viabilité et à l’acceptation sociale » d'éventuels projets au Sénégal.  

La région de Fatick s’ouvre au tourisme. Le réchauffement climatique entraîne toutefois l’érosion de certaines plages (Photo : Coralie Mollaret)

Nîmes : comment éviter de gaspiller l'eau ?

De retour à Nîmes, l’entreprise DV2E a un autre chantier : permettre à Nîmes métropole de réaliser son premier schéma territorial de recyclage des eaux non-conventionnelles : « Le but est de recenser toutes les eaux non-conventionnelles (eau des piscines, de pluie ou les eaux industrielles) mais aussi identifier les consommateurs qui pourraient réutiliser ces eaux non conventionnelles au lieu d’utiliser les eaux conventionnelles », indique Julien Baroni. En clair : si les projets au Sénégal consistent à trouver de l’eau, ceux en France ont pour but de ne plus la gaspiller.   

De notre envoyée spéciale, Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

Lire aussi : FAIT DU SOIR Au Sénégal, les entreprises nîmoises cherchent des débouchés

EXPRESSO Instadrone, la société dans le viseur de Nîmes métropole

 

Coralie Mollaret

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