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Publié il y a 1 mois - Mise à jour le 04.10.2022 - norman-jardin - 3 min  - vu 295 fois

L’INTERVIEW Alain Bourdereau, administrateur des Restos du cœur : « Il va y avoir une augmentation des bénéficiaires de 15 à 20 % »

Alain Bourdereau est le nouvel administrateur des restos du cœur pour le Gard (photo Norman Jardin)

Alain Bourdereau s'attend à une augmentation du nombre de bénéficiaires (photo Norman Jardin)

Le nouvel administrateur des Restos du cœur dans le Gard est en charge d’animer et d’accompagner les 21 centres d’activités du département. C’est un sacré défi qui se présente à lui en pleine crise économique, avec le manque de bénévoles et le nouveau système d’attribution de l’aide alimentaire. Le nombre de bénéficiaires devrait augmenter cet hiver, mais Alain Bourdereau ne veut pas se limiter à distribuer de la nourriture, il veut aussi accompagner les familles en difficulté. La nouvelle campagne de collecte débute ce week-end au niveau départemental, c'est une première pour le Gard.

Objectif Gard : Vous êtes le nouvel administrateur délégué des Restos du cœur pour le Gard, quelle est votre histoire avec cette association ?

Alain Bourdereau : Je suis originaire de Picardie et j’ai travaillé à Paris pendant un trentaine d’années. J’ai intégré un centre des Restos du cœur dans l’Oise en 2014 et en 2018 j’ai déménagé dans le sud pour me rapprocher de mes petits-enfants. Tout naturellement, j'ai rejoint les Restos du cœur dans le Gard et j’étais le responsable de l’antenne de Beauvoisin. Au mois de juin dernier, on m’a demandé si je voulais prendre la responsabilité du département, ce que j’ai accepté.

Quelles sont vos priorités pour les Restos du cœurs ?

C’est d’avoir la capacité de répondre aux besoins de toutes les personnes qui vont nous solliciter prochainement. On a constaté qui nous avions une augmentation du nombre des familles qui nous sollicitaient pour l’aide alimentaire.

« Nous avons 650 bénévoles, il nous en faudrait environ 150 de plus »

Les restos du cœur manquent-ils de bénévoles ?

Nous ne sommes pas suffisamment et il faut augmenter le nombre de bénévoles. Nous avons 650 bénévoles sur le Gard, mais il nous en faudrait environ 150 de plus.

L’association doit-elle se limiter à distribuer des produits ?

Non, nous aimerions pouvoir accueillir les gens, les écouter, les accompagner pour dialoguer avec eux. Notre engagement va bien au-delà de la distribution d’un paquet de pâtes. Au fil du temps, on se rend compte que les bénéficiaires ont d’autres motifs de préoccupation que l’alimentaire. Ça peut-être le logement, la justice, la recherche d’emploi. On ne promet pas de miracle, mais nous ne voulons pas laisser les gens avec leurs difficultés.

Pour cette mission, quels sont les profils recherchés ?

Il faut avoir la capacité d’écouter et surtout de ne pas juger. Il est important d’avoir les éléments pour pouvoir guider les bénéficiaires. Nous recherchons aussi un trésorier, c’est pénalisant de ne pas avoir cette ressource.

« À partir de la prochaine campagne, nous intègrerons dans le calcul tout ce qui est charge fixe comme l’eau, le gaz et l’électricité.»

Cette année, le système de dotation a changé, pouvez-vous nous l’expliquer ?

Jusqu’à présent, pour bénéficier de l’aide alimentaire des Restos du cœur, nous calculions les ressources de la famille et on déduisait le montant du loyer et cela nous donnait la somme de ce que l’on appelle « le reste à vivre ». Si cette somme était en dessous de notre barème, la famille pouvait bénéficier de l’aide. À partir de la prochaine campagne, nous intègrerons dans ce calcul tout ce qui est charge fixe comme l’eau, le gaz et l’électricité.

Cela va-t-il générer plus de bénéficiaires ?

Ça a été testé dans trois départements et il va y avoir une augmentation des bénéficiaires de 15 à 20 %. Nous allons avoir des gros besoins en denrées alimentaires. Il y a aussi la crise économique, l’inflation, des pénuries de denrées.

Les 8 et 9 octobre, vous mettez en place une collecte départementale. Cela est-il inédit ?

C’est une première dans le Gard et même si nous n’avons pas des résultats aussi importants qu’au mois de mars, lors de la collecte nationale, cela nous aidera dans tous les cas à apporter un plus aux bénéficiaires.

Propos recueillis par Norman Jardin

Les magasins participants à la collecte départementale les 8 et 9 octobre : Alès (Hyper U et Intermarché), Anduze (Super U), Bagnols-sur-Cèze (Lidl et Carrefour Market), Beaucaire (Carrefour Hyper), Beauvoisin (Super U et Carrefour Market), Caveirac (Intermarché), Laroque (Lidl), Le Vigan (Super U et Lidl), Milhaud (Intermarché), Montfrin (Intermarché), Nîmes (Leclerc, Carrefour Hyper Sud et Étoile, Carrefour Market rue Pain levé), Quissac (Lidl et Intermarché), Remoulins (Lidl), Rochefort-du-Gard (Lidl), Saint-Christol-les-Alès (Lidl), Saint-Jean-du-Gard (Proxi et U Express), Saint-Privat-des -Vieux (Intermarché), Sommières (Lidl), Uzès (Carrefour Hyper).

Norman Jardin

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