Samedi 14 février, Jazz 70 la Saint-Valentin donnait rendez-vous à la Milonga del Angel de Nîmes placée ce soir-là sous le signe des musiques latino-américaines, portée par Las Panteras.
À la Milonga, Félix Akli accueille toujours le public dans une ambiance conviviale. La soirée s’inscrivait dans l’identité défendue par Jazz 70. Une proposition musicale afro-cubaine engagée et revendiquée, donnée le soir de la Saint-Valentin, dans un lieu habitué aux rythmes sud-américains.
Martha « Martica » Galarraga et Eliene Castillo présentent leur projet Hasta Cuando ?. Les deux artistes afrocubaines défendent un répertoire nourri de rythmes afro-cubains et caribéens, saupoudré de rap et d’électro. La tradition est là, notamment dans Orunmila, premier morceau de l’album, marqué par un chant proche de la prière ou de la catharsis, hérité de la spiritualité yoruba et de la santería.
Rugissements
Stéphane Kochoyan, le directeur artistique du Nîmes Métropole Jazz Festival présente le groupe. Trois musiciens sont placés au fond de la scène. À gauche, Martha « Martica » Galarraga porte une veste ample d’un bleu très vif, électrique. Un pantalon rouge très large, des empiècements graphiques font apparaître ses jambes par endroits. À droite, Eliene Castillo en tenue plus ajustée et plus scintillante. Féline, elle arbore un short noir, associé à des collants résille et des bottes noires montantes, à semelles épaisses, décorées de boucles ou de sangles métalliques. Sur le visage, un maquillage de motifs blancs inspiré de codes africains traditionnels. Rouge à lèvres bleu-nuit. Sur la tête, un bandeau panthère à motif noir et blanc structure une coiffure en tresses.
Les deux cubaines fédèrent des rythmes reggae, afro-cubains et caribéens. Sur scène, leur présence est extravagante, féministe et féminine. Leur groove est charnel, suggestif et sensuel, impossible à classer. Rapidement, le public se lève et se laisse aller dans une danse en communion avec les artistes.
Encore une soirée magique à la Milonga, que seul Félix Akli sait offrir. Aujourd'hui ce lieu nîmois feutré résonne encore aux sons latino-américains.