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Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 19.02.2015 - eloise-levesque - 2 min  - vu 216 fois

GARD Internet en Cévennes : les pannes se poursuivent

Nathalie Ouzoulias, présidente de l’association Robin des Toits. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Suite à la liquidation du fournisseur Internet Meshnet en octobre dernier, Pays Cévennes a repris la régie publique du réseau haut débit hertzien qui couvre 88 communes et le prestataire Ozone a repris le flambeau. Mais les coupures se multiplient toujours et les désabonnements se poursuivent. Une pétition de 1000 signatures vient d'être signée par des clients mécontents.

Service après-vente défaillant, pannes, débit aléatoire, trois ans après sa création, le fournisseur Internet Meshnet, en délégation de service public avec Alès-Cévennes, a été liquidé en octobre dernier. Depuis, le Pays Cévennes a repris le réseau en régie publique afin de mieux maîtriser le réseau et s’organiser avec les communes pour gérer le vandalisme et les aléas climatiques. “Nous allons devoir travailler ensemble pour lutter contre ces coupures et maintenir la connexion“, soulignait alors Patrick Cathelineau, directeur du Pays Cévennes. Il s'adjoint donc en novembre 2014 les compétences d'un prestataire de services - Nomotech-, tandis que deux fournisseurs d'accès se positionnent pour la commercialisation des lignes : Ozone et Nostre Païs.

Pourtant, les pannes se poursuivent. “Avec Meshnet, j'avais un débit très fluctuant mais le service était assuré. Aujourd'hui, avec Ozone, je continue de payer et je n'ai plus rien“, affirme Alain Duval, habitant de Cruviers-Lascours, au sud d'Alès. Selon l'association Robin des Toits, qui suit le dossier depuis des années, "ces dysfonctionnements s'accompagnent de nombreux désabonnements qui ne sont néanmoins pas quantifiables".

Patrick Cathelineau assure que 80% du réseau est aujourd'hui en fonctionnement suite à un renforcement important des infrastructures. "Ça été long car la saison météorologique a été difficile et Nomotech ne connaissait pas le secteur. Depuis, les poteaux de bois ont été remplacés par du béton. Ils sont faits pour résister aux intempéries. Les grosses interventions devraient être terminées à la fin du mois. Elles concernent surtout les régions montagneuses". Pour les coupures, "des réglages fins seront effectués par la suite. On espère une activité optimale d'ici deux mois. Nous avons reçu beaucoup de plaintes, nous sommes conscients des difficultés des usagers", avoue-t-il.

Un collectif en cours de création

De son côté, Robin des Toits continue son combat contre le choix de l'hertzien et les problèmes actuels ne font que conforter leurs arguments. "Ça fait six ans que les pannes durent. Ce n'est plus possible. Les usagers payent pour un service qui ne fonctionne pas. Il faut passer à la fibre optique", martèle Nathalie Ouzoulias, présidente de l’association, face au Pays Cévennes qui maintient que "le coût de raccordement serait démentiel".

Robin des Toits oeuvre actuellement pour créer un collectif et appelle les maires à y participer. Des débats publics vont être organisés et des pétitions ont été lancées. 200 signatures ont été récoltées à St Paul La-Coste, et plus de 800 à Boisset-et-Gaujac.

Eloïse Levesque

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