Publié il y a 1 h - Mise à jour le 20.01.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 249 fois

AU PALAIS Jaloux, il violente sa compagne avec un aspirateur

Photos illustration Palais de justice Nîmes.

- Yannick Pons

Coups au visage, dans le ventre et à l’aide d’un manche d’aspirateur, la jeune victime a subi de nombreux sévices avant l’intervention de la police. Son compagnon comparaît mercredi 14 janvier, à Nîmes, dans le cadre d’une audience de comparution immédiate. 

À la suite de l’appel d’un voisin, le 13 janvier, vers 7 h du matin, une unité de la police nîmoise s’est déplacée au domicile que le prévenu partage depuis peu avec sa compagne. Une fois sur place, les fonctionnaires constatent que le jeune majeur s’est retranché dans son véhicule pour y consommer du protoxyde d’azote en compagnie d’un ami. Il explique avoir eu une dispute avec sa compagne de 18 ans. En réalité, c’est une scène de violence qui a eu lieu dans la maison du couple.

La dispute serait partie d’un motif de jalousie. La jeune femme aurait profité de la soirée du Réveillon du nouvel an pour s’amuser avec ses amies, en ville. Un comportement qui causé la colère de son conjoint qui admet lui avoir asséné deux gifles et un coup de pied au niveau des fesses. Lors de sa plainte, la version de la jeune femme est pourtant toute autre. L’homme de dix-huit ans au moment des faits lui aurait, selon elle, asséné de nombreux coups de pied au niveau du ventre, la sachant fragile des intestins, et l’aurait frappée à l’aide d’un manche d’aspirateur partout sur le corps. En témoigne le manche désarticulé de ce dernier, retrouvé dans la salle de bain du couple. Examinée par un médecin de l’Unité médico-judiciaire, la jeune victime est alors couverte de multiples ecchymoses et de dermabrasions, notamment sur les bras.

Une main fracturée

« J’ai mal su gérer ma colère », explique le jeune homme, installé dans le box du tribunal correctionnel de Nîmes. Pourtant, il réfute toute utilisation de l’aspirateur et ajoute : « Je ne suis pas un homme violent », soutenu par une quinzaine de membres de sa famille et d’amis présents dans le public et très agités pendant l’instruction de l’affaire faite par Jérôme Reynes, le président à l’audience. L’un de ses soutiens a d’ailleurs été sommé de quitter la salle. Pour expliquer la fracture de sa main, le prévenu explique avoir frappé dans un mur, sous le coup de la colère. Séparés pendant deux semaines à la suite d’une autre altercation qui a eu lieu le 22 décembre 2025, le couple s’est remis ensemble quelques jours avant les faits. Ne souhaitant pas s’exprimer à la barre, la victime a gardé la tête basse pendant toute l’instruction, intimidée par les réflexions des proches du prévenu dans la salle.

« Elle est courageuse d’être là », lance Zinev Boukir, procureur de la République, avant de requérir 1 an d’emprisonnement avec sursis à l’encontre de l’homme qui serait à l’origine de ses maux. « Elle ne veut plus le revoir », souligne l’avocate des parties civiles, se faisant porte-voix de la jeune femme. « Il n’est pas parfait, mais il n’est pas violent », dit Maître Alexandre Barakat, intervenant aux intérêts du prévenu. Malgré la plaidoirie de la défense, le tribunal a déclaré le prévenu comme étant coupable des faits reprochés. N’étant pas connu de la justice, il a écopé d’une année d’emprisonnement assorti d’un sursis probatoire. Dans ce cadre, il devra notamment indemniser la victime. Concrètement, il va être dans l’obligation de se tenir à carreau pendant 2 ans, dans le cas contraire, il risque la révocation de ce sursis et donc la détention.

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