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Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 27.05.2020 - boris-de-la-cruz - 2 min  - vu 11677 fois

NÎMES Infirmiers accusés d’escroqueries : « Ils ont réussi un exploit, celui de travailler jusqu’à 50 heures par jour » !

Le palais de justice de Nîmes.

Le Palais de Justice de Nîmes

Trois infirmiers nîmois étaient devant le tribunal correctionnel de Nîmes, mardi après-midi, pour un dossier d’escroqueries.

C’est la Caisse primaire d’assurance maladie du Gard qui a dénoncé les faits aux autorités judiciaires. En août 2015, après avoir fait des contrôles autour d’un cabinet infirmier composé de trois professionnels, la justice a été saisie. Il est reproché au trio des actes non effectués ou des factures largement surestimées par rapport aux prestations indique le président du tribunal correctionne,l Jean Pierre Bandiera, en résumant la procédure. Au total, sur les trois années visées, la CPAM du Gard réclame 304 000 euros de remboursement.

Pour ce cabinet qui travaillait moins que la moyenne régionale, les gains étaient très largement supérieurs. « Oui les trois infirmiers ont réussi un exploit : celui de travailler jusqu’à 50h par jour en multipliant des prestations qu’ils comptabilisaient mais qu’ils n’effectuaient pas, estime maître Laure de Castro pour la CPAM. Ils avaient un rythme de travail impossible, hallucinant. »

« Il s’agit de manœuvres frauduleuses, des actes surfacturés, des remboursements de prestations non effectuées qui ont été payées par la CPAM, s’insurge la vice-procureure, Stéphanie Mollard. Il y avait des passages deux à trois fois par jour chez le même malade alors qu’en réalité vous ne passiez qu’une seule fois », ajoute la représentante du parquet qui réclame 18 mois avec sursis et une mise à l’épreuve pour chacun des prévenus. Avec comme obligation celle de devoir rembourser la dette envers la CPAM.

Pour les infirmiers impliqués, il s’agit d’erreur de comptabilité mais certainement pas d’escroqueries. « On était dépassé par notre activité, par les soins auprès de patients grabataires. C’est dur, très dur le rythme de travail », estime une d’elle qui n’admet pas qu’elle puisse être considérée comme une mauvaise praticienne.

« Mais on ne vous reproche pas d’être de mauvais professionnels. Pas du tout madame, bien au contraire, indique le président Jean-Pierre Bandiera. On vous reproche des irrégularités, des escroqueries. » Le jugement a été mis en délibéré dans quelques jours…

Boris De la Cruz

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