Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.05.2026 - Norman Jardin - 4 min  - vu 198 fois

FAIT DU JOUR NÎMES OLYMPIQUE Coupe de France 1996, 30 ans plus tard, ils se souviennent

L'équipe nîmoise finaliste de la coupe de France 1996.

- Archives privées Aimé Landes.

Trente ans après la formidable épopée de Nîmes Olympique en Coupe de France, les acteurs et spectateurs de ce moment historique se rappellent comment ils ont vécu cette finale entre les Crocodiles et l’AJ Auxerre.

Trois décennies sont passées depuis ce fameux 4 mai 1996. Ce soir-là, au parc des Princes, les Crocodiles, entraînés par Pierre Barlaguet, jouaient la finale de la Coupe de France de football face à l’AJ Auxerre, champion de France cette année-là. Après avoir mené au score grâce à un but de Belbey, le NO a fini par s’incliner (2-1). Malgré la défaite, les Nîmois sont entrés dans la légende du sport gardois et trente ans plus tard, on en parle encore.

Abder Ramdane (joueur nîmois lors de la finale) : « Ce qui m’a marqué, c’est quand on est rentré sur le terrain pour repérer la pelouse. Il y a eu un engouement. On a eu des gros frissons, on n’avait pas imaginé qu'il y aurait autant de supporters nîmois. Nous n’avions pas peur du tout d’affronter Auxerre. C’était certainement de l'inconscience, mais c’est ça qui nous a enlevé tous frein à main et toute pression ».

« Il ne faut pas oublier Pierre Barlaguet, car si on a joué la finale, il y est pour beaucoup ».

Johnny Ecker (joueur nîmois lors de la finale) : « Pour notre retour, nous pensions qu’il n’y aurait pas grand monde et que les supporters nous en voudraient peut-être de ne pas avoir gagné. Mais c’était l’inverse et beaucoup de gens nous ont célébrés à l’aéroport de Garons. S’il y avait eu la VAR, on aurait vu que sur le deuxième but d’Auxerre, Laurent Blanc s'appuie sur moi pour marquer de la tête. Mais c’est vrai qu’Auxerre était meilleur et en prolongation on aurait pris la foudre. Il ne faut pas oublier que Pierre Barlaguet, notre entraîneur, était un grand monsieur. Il ne nous a jamais lâchés et si on a joué la finale, il y est pour beaucoup ».

Des milliers de supporters nîmois avaient fait le déplacement à Paris.  • Photo : Pallot - Archives municipales de Nîmes

« Quand on voit Laurent Blanc qui s’appuie sur Johnny, on se dit : et s’il y avait eu la VAR ? »

Olivier Bochu (joueur nîmois lors de la finale) : « Quand on voit Laurent Blanc qui s’appuie sur Johnny, on se dit : et s’il y avait eu la VAR ? On voulait les faire douter. J’ai revu dernièrement le match et en première période, on joue dans le camp auxerrois. Thierry Rolland et Jean-Michel Larqué soulignaient le fait que l’on ne se posait pas de question. À la mi-temps, dans le vestiaire voisin, on entendait les Auxerrois qui s’engueulaient. Ce parcours nous a soudés à vie ».

Ludovic Gros (joueur nîmois lors de la finale) : « J’étais angoissé et un peu déçu. J’étais remplaçant alors que j’avais été titulaire à tous les matchs sauf la demi-finale contre Montpellier. En rentrant dans le Parc des Princes, j’ai ressenti beaucoup d’émotion. Mes parents étaient et j’étais content d’être là. Je crois qu’on n’est pas passé très loin d’un gros truc. Que se serait-il passé si nous avions résisté un peu plus longtemps ? À la fin du match, on nous a remis une coupe de France en modèle réduit et elle est toujours sur mon bureau.»

Abder Ramdane se replonge dans les bons souvenirs. • Photo : Norman Jardin.

Jean-Pierre Vaillant (secrétaire général en 1996) : « C’est un souvenir fantastique car l’équipe était composée à 80 % de jeunes formés au club. J’ai croisé Guy Roux à la mi-temps dans le couloir des vestiaires, et alors qu’il était mené 1-0, il m’a fait un signe de la main et j’ai compris qu’il voulait me dire « On n’est pas rendu », c’était un bonheur. »

Les Crocodiles sont restés marqués par la ferveur des supporters nîmois. • Photo : Pallot - Archives municipales de Nîmes

Yannick Liron (président de l’association Nîmes Olympique et présent dans les tribunes du Parc des Princes) : « À l’époque, j’avais quitté Nîmes et je jouais au Stade Beaucairois. Je me souviens de la marée rouge des supporters nîmois dans la gare de Lyon. Les joueurs nîmois de cette génération étaient mes potes. Ce qui m’a marqué aussi, c’est que les supporters nîmois ont encouragé les jeunes montpelliérains qui jouaient en lever de rideau, la finale de la coupe Gambardella.»

«Quand Belbey a marqué pour Nîmes, je me suis levé et je me suis cogné la tête  »

Jean-Louis Gazeau (président de Nîmes Olympique de 2002 à 2014 et partenaire du club en 1996) : « Il y avait beaucoup de Nîmois dans les cafés et les restaurants autour du stade. Quand Belbey a marqué pour Nîmes, je me suis levé et je me suis cogné la tête. Ce sont des moments qui marquent à vie. J’y ai cru mais la défaite n’a pas gâché le beau parcours ».

Thierry Cenatiempo (président de Nîmes Olympique Ensemble et supporters nîmois) : « C’est l’année où Auxerre fait le doublé. J’étais devant ma télévision et je craignais que le match soit très compliqué pour nous. Le jeu auxerrois était brillant et ça allait à 2 000 à l’heure. Je me suis surpris à y croire. On est passé à deux doigts de l’exploit. Nous avons compensé par le cœur l’écart qu’il y avait entre les deux équipes. J’avais aussi peur qu’on en prenne quatre ».

À la fin du match, les Crocodiles dans la tribune officielle.  • Photo : Pallot - Archives municipales de Nîmes

« Je n’ai jamais entendu une aussi grande explosion de joie »

Fadil Mohamedi (intendant de Nîmes Olympique et éducateur au NO en 1996) : « Je l’ai regardé à la télévision avec mes frères. Je revois le but d’Omar Belbey. Il reprend le ballon à l’entrée des 18 mètres. Je faisais des bonds et je me régalais comme si j’étais au Parc des Princes. C’est vrai que nous avons tous cru à la victoire, mais arriver jusque-là c’était déjà très beau. J’étais déjà éducateur au centre de formation et je voyais souvent monsieur Barlaguet qui venait nous voir. C’est quelqu’un que j’appréciais beaucoup ».

Jean-Louis Gazeau se souvient de la finale Nîmes - Auxerre. • Photo : Norman Jardin.

Vincent Bouget (maire de Nîmes et présent dans la tribune du Parc des Princes) : « Je jouais au football de Castanet et le club avait organisé le déplacement en bus. Nous étions juste en face de Belbey quand il a marqué. On a vu le ballon arriver vers nous et entrer dans la cage. Je n’ai jamais entendu une aussi grande explosion de joie »

Christian (supporter des Crocodiles depuis toujours) : « J’étais au Parc des Princes ce soir-là. Nous étions dans la tribune Boulogne. Nous avons fait une très belle finale, et c’est Laurent Blanc qui marque le deuxième but pour les Bourguignons. L’ambiance était extraordinaire et nous étions montés en train avec des copains. Trente ans plus tard ça reste un bon souvenir mais je préfère quand on gagne »

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