Nouveau développement majeur ce vendredi 21 août dans l’enquête sur la mort de Sonia Bellina, dont le corps avait été retrouvé le 12 août dernier entre des rangs de vignes à Saint-Gilles. Le second homme interpellé mercredi par les gendarmes a été déféré à l’issue de sa garde à vue, puis mis en examen du chef d’assassinat et placé en détention provisoire. Le suspect, âgé de 32 ans, est désormais au cœur des investigations. Selon les nouveaux éléments communiqués par la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, plusieurs éléments laissent penser qu’il pourrait avoir été le dernier contact de Sonia Bellina avant sa mort.
Deux rencontres avec Sonia Bellina
L’enquête a permis d’établir que Sonia Bellina, influenceuse active sur les réseaux sociaux, exerçait également comme escort-girl. Le suspect aurait pris rendez-vous avec elle dans ce cadre. Une première rencontre aurait eu lieu la nuit précédant les faits, puis une seconde durant la nuit au cours de laquelle la jeune femme est décédée. Le parquet précise que rien ne permet, à ce stade, d’établir l’existence entre eux d’une relation autre que tarifée.
Le trentenaire reconnaît avoir rencontré Sonia Bellina à ces deux reprises. Il n’a cependant pas souhaité donner davantage d’explications au cours de la suite de sa garde à vue et a exercé son droit au silence dans l’attente que son avocat puisse avoir accès à la procédure.
Une position qu’il a maintenue devant le magistrat instructeur lors de son interrogatoire.
Un passé judiciaire chargé et un bracelet anti-rapprochement
Le profil judiciaire du mis en examen constitue également l’un des nouveaux éléments dévoilés par le parquet. Selon la procureure, l’homme présente « un passé judiciaire chargé depuis 2010 », notamment pour des comportements violents et des faits liés aux stupéfiants. En décembre 2023, il avait notamment été condamné pour des violences conjugales commises dans le Nord à une peine comprenant de la prison puis un suivi par le juge de l’application des peines.
Au moment des faits de Saint-Gilles, le trentenaire était ainsi porteur d’un bracelet anti-rapprochement destiné à protéger son ancienne compagne. Cette dernière réside à quelque 800 kilomètres, dans le ressort du tribunal judiciaire de Lille qui avait prononcé la condamnation.
Installé dans le Gard depuis la fin décembre 2024, l’homme travaillait et était suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation du Gard. Il a par ailleurs été mis en examen pour assassinat en état de récidive légale, en raison d’une précédente condamnation pour trafic de stupéfiants.
Les causes exactes de la mort toujours inconnues
Une inconnue majeure demeure : comment Sonia Bellina est-elle morte ? L’autopsie n’a pas permis de déterminer les causes du décès et des examens scientifiques complémentaires sont toujours en cours. Le parquet indique cependant que les éléments recueillis laissent penser que la mort aurait pu survenir avant que le corps ne soit incendié. Le juge d’instruction doit maintenant poursuivre les investigations afin de déterminer précisément les causes et le déroulement des faits ainsi que l’éventuelle responsabilité du mis en examen.
La famille de Sonia Bellina, qui pourra se constituer partie civile, a été mise en relation avec une association d’aide aux victimes.
Le suspect demeure présumé innocent à ce stade de la procédure.