Une formalité pour commencer. Le remplacement de Rémi Bracq, conseiller municipal d'opposition dont la démission a été reçue le 13 août dernier, par Sylvie Esquer-Servoz, déjà conseillère municipale il y a quelques années. Puis un gros dossier : le besoin d'ajouter 400 000 euros "pour rétablir l'équilibre réel, conformément aux suggestions de la Cour régionale des comptes".
En cause, le contentieux avec l’Établissement public foncier (EPF) concernant le dossier du terrain destiné à accueillir le futur collège, acheté 3 millions d'euros par la municipalité précédente, non désiré par Valère Segal et son équipe actuelle pour des "motifs d’intérêt général" : "Pour l'instant, on nous donne raison, on n'a pas à payer. On veut simplement nous faire provisionner un risque de trois millions d’euros sur sept ans si jamais on perd. On aura une prochaine échéance au mieux en décembre, ça ne durera pas sept ans, avance le maire. On est conscients du risque depuis le départ, on met de côté car on nous le demande, on n'est pas aveugles sur l'avenir, on essaye de le préserver sans augmenter les impôts déjà élevés."
Pour provisionner ce risque, qui n'est pas un coût direct à payer, mais simplement une exigence de capacité à pouvoir payer au besoin, la majorité municipale a voté 400 000 euros d'économie sur le budget principal communal 2026. Cette somme a été prélevée sur le budget d'investissement 2026 - faisant tomber ce dernier à 5,9 millions d'euros - et devait être consacrée à "la réserve à long terme de l'Hôtel-Dieu", explique Karine Bonnemel, adjointe aux Finances : "Si on doit étaler d'une année supplémentaire les dépenses, on va le faire."
Un vote vivement contesté par l'opposition, notamment la conseillère nouvellement installée Sylvie Esquer-Servoz, durant un débat d'une trentaine de minutes qui n'a pas su faire réellement avancer les choses.