Publié il y a 1 h - Mise à jour le 07.06.2026 - Propos recueillis par Stéphanie Marin - 4 min  - vu 88 fois

L'INTERVIEW Vincè (La Petite Culotte) : "Avoir un titre comme "La Goffa Lolita", c'est le rêve de tout artiste'"

Vincè (La petite culotte). 

- Laura Gilli

Nouveau style, même énergie. Vincè, figure emblématique de La Petite Culotte, retrouvera le public gardois dans les arènes de Saint-Gilles, le samedi 4 juillet, lors de la deuxième édition du festival Summer Arena. Interview. 

ObjectifGard : La chanson "La Goffa Lolita" est sortie en 2022. 100 millions d'écoutes, + 100 millions de vues sur Youtube, des centaines de concerts… Il y a eu un avant et un après. Racontez-nous cet après, comment ce succès a-t-il transformé votre vie ?

Vincè : Ce qui a tout changé, c'est l'ordre de grandeur. Après l'avoir chantée en Corse dans des bars où il y avait 50 à 200 personnes, les choses ont pris une grandeur exceptionnelle. Il y a eu, au départ, les plateaux radio, ensuite les stades de rugby, etc. Aujourd'hui, les chiffres sont magnifiques. Maintenant, je chante en Suisse, en France, en Belgique...

Comment parvient-on, avec ce succès, à garder la tête froide ?

Ce qui m'a sauvé, c'est le fait d'avoir déjà connu le succès quand j'avais 17, 18 ans parce que je faisais partie d'un groupe corse très connu, Canta U Populu Corsu, avec lequel j'ai fait des grandes scènes, des salles emblématiques dont l'Olympia à Paris, par exemple. À ce moment-là, je n'avais pas d'expérience et je suis tombé dans les pièges de la fausse notoriété, de croire que j'avais réussi. On se perd dans tout ça. Après être parti de ce groupe, j'ai compris que ce n'était pas la réalité. Alors quand j'ai retrouvé le succès à 30 ans, je suis resté focus sur mon travail, sur le sérieux et la production de musique. Ça a donc été très facile à gérer.

Mais avez-vous ressenti une pression particulière, après un tel succès, pour l'écriture des chansons suivantes ? Ne vous êtes-vous pas dit : on va m'attendre au tournant ?

"La Goffa Lolita" est arrivée alors que j'avais déjà écrit peut-être 40 chansons avant. Mon processus est simple : j'ai une idée, des pensées, et j'essaie de les pousser au maximum. Comme tous les artistes, on crée des titres et on espère qu'il y aura le succès au bout. Je n'arrête pas d'écrire et je me dis qu'à force un autre titre explosera. Je ne me mets pas trop la pression même si c'est vrai que passer après "La Goffa Lolita", c'est dur parce qu'on a vécu plein de choses et on a envie que ça recommence. L'avantage, c'est que ce titre ne s'est pas évanoui, c'est même devenu un peu l'hymne du sport, on l'entend lors des ferias… J'ai eu beaucoup de chance. Avoir un titre comme La Goffa Lolita, c'est le rêve de tout artiste. Et maintenant, on entend "Diego" aussi, un titre que j'ai sorti il y a deux ans. En regardant la courbe des écoutes, on se rend compte que cette chanson est en train petit à petit d'éclore.

Un nouveau single "Cantalo" vient de sortir. Racontez-nous cette histoire et cette rencontre avec Juanmih, une pointure du reggaeton.

On a utilisé l'air des "Démons de minuit" et on a réécrit toute la chanson, juste en gardant le refrain. On a eu cette idée-là, 40 ans après la sortie de cette chanson (interprétée par le groupe Images, NDLR), qui a connu un succès terrible, à tel point qu'on l'entend encore. Notre souhait, c'était de la moderniser et de toucher toutes les générations. Donner des influences latinas, chanter aussi bien en français qu'en espagnol, et ça a marché. On a tout de suite pensé qu'il se passait quelque chose, que la réaction des personnes à qui on l'a fait écouter était très positive, aussi bien de la part de mes cousines, que de ma mère, ma compagne ou mes nièces… Et on l'a fait écouter aux radios. En l'espace d'un petit mois, on est déjà à 3 000 passages en radio. Les gens sont en train de se l'approprier. On sent que c'est un début de succès.

On apprend que vos succès dépendent de l'avis de vos cousines, de votre maman… Ce sont les testeuses.

Bien sûr, ce sont les gens que nous avons en face de nous, que nous connaissons et dont nous pouvons observer les différentes réactions. Et là, elles étaient assez unanimes : les gens dansent dessus et ont le sourire. Cette chanson s'est lancée à la perfection.

Et dans un timing idéal, en période estivale...

C'est clair et ça n'a pas été de tout repos pour avoir les droits de la chanson "Les Démons de minuit". Ils sont six ou sept ayants droit et il fallait l'accord de tout le monde. Il a vraiment fallu y croire et montrer qu'on était motivé, qu'on avait fait ce titre et qu'on allait le porter avec beaucoup de respect. Après un an, un an et demi à essayer de les convaincre, finalement ça a pu se faire.

Outre votre venue à Saint-Gilles, vous avez une autre actualité, nationale cette fois-ci. Et on en revient encore une fois à "La Goffa Lolita", titre qui a été choisi pour être la chanson originale du film "Permis de détruire" réalisé par Eric Fraticelli avec Kad Merad, en salle le 1ᵉʳ juillet. Encore une nouvelle vie pour cette chanson.

Ce film est un numéro 2 après "Permis de construire" qui a eu un succès extraordinaire. Le réalisateur, Éric Fraticelli, un humoriste très connu en Corse, voulait une chanson corse, et c'est mon titre qui a été choisi pour représenter ce film. J'en suis ravi et en plus de tout ça, Éric m'a gentiment demandé de jouer dans la dernière scène du film, donc je suis trop content.

Informations pratiques : Summer Arena, le samedi 4 juillet 2026, ouverture des portes à 19h. Vincè et Laurent Pepper. Billetterie : à partir de 11 € – formules standard et table. Réservations : https://shotgun.live/festivals/summer-arena-star-kitsch-04-07-26-arenes-saint-gilles. Renseignements : 06 59 43 37 84 ou sur www.saint-gilles.fr.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Propos recueillis par Stéphanie Marin

Nîmes

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio