La vitalité d’une démocratie se mesure aussi dans la représentativité des femmes en politique. À l’approche des municipales, elles sont 12 têtes de liste à être inscrites au premier tour, le 15 mars. À Nîmes, ville centre, aucune femme n'est finalement tête de liste, Valérie Rouverand s'étant finalement ralliée à Julien Plantier. Au sein de l'Agglo, deux femmes sont maires sortantes : Véronique Poignet-Senger à Montignargues et la maire de Fons, par ailleurs conseillère départementale du canton de Calvisson, Maryse Giannaccini. La première n’a pas trop de souci à se faire pour sa réélection : elle est seule en lice. La seconde, elle, sera opposée à son ex-premier adjoint, Romain Biales.
Dans d'autres communes, des femmes s'opposent frontalement au maire. Il y a d’abord celles qui ont été évincées pendant ce mandat, comme l’adjointe de Bouillargues, Marie-Pierre Tronc qui fera face à Maurice Gaillard. À Clarensac, Hélène Lecoq, jadis première adjointe de Patrick Gervais, a également été écartée en cours de route. À La Rouvière, la toujours première adjointe, Agnès Flamme, se présente finalement contre le maire, Patrick de Gonzaga. Dans la Vaunage, deux candidates ont les deux pieds dans l’opposition : Catherine Rocco à Caveirac et Hélène Grégoire à Langlade.
Enfin, d’autres candidates souhaitent tout simplement reprendre le flambeau d’un maire désireux de ne plus se représenter. C’est le cas à Saint-Génies avec Karen Jouve. À Bernis, Monique Bourdiaux et Fidèle Sebileau se disputent l’héritage de Théo Granchi. Duel féminin aussi à Saint-Chaptes, où Catherine Rewuck tentera de prendre la succession du maire Jean-Claude Mazaudier face à Valérie Chaneac. Dans ces incertitudes électorales, une chose est sûre : les femmes ne représenteront pas la moitié des 39 postes de maire de l’Agglo nîmoise.