La campagne est pleinement lancée à Caveirac. Parmi les quatre candidats déclarés figure Catherine Rocco, élue d’opposition et ancienne vice-présidente de Nîmes Métropole. Seule femme en lice, elle conduit la liste « Caveirac Avenir » et affiche une ambition claire : redynamiser un village qu’elle juge endormi. "Je suis une femme de terrain. J’ai choisi Caveirac. Je vis, j’achète et je consomme ici depuis de nombreuses années", rappelle-t-elle.
Après un premier mandat dans la majorité de Gérard Trauchessec en 2014, puis un second dans l'opposition depuis 2020, Catherine Rocco possède à son actif une longue expérience de terrain. Ancienne vice-présidente de Nîmes Métropole sous la présidence d’Yvan Lachaud, durant la mandature de Jean-Paul Fournier, elle fut à l'époque la seule femme vice-présidente sur quinze, en charge d’une délégation liée notamment au bâtiment et à l’urbanisme.
Ancienne sportive de haut niveau en volley-ball, mère de cinq enfants et grand-mère de huit petits-enfants, elle insiste sur son engagement associatif. Elle préside aujourd’hui le comité départemental des médaillés de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement associatif, une responsabilité qu’elle voit comme un signe de confiance.
« Réveiller » Caveirac
Candidate malheureuse en 2020, Catherine Rocco dit repartir avec l’envie d’apprendre et de gagner. Sa liste "Caveirac Avenir" entend impulser une nouvelle dynamique. "Caveirac a un patrimoine exceptionnel, mais il n’est pas suffisamment mis en valeur", estime-t-elle, évoquant le château, le centre ancien et la nécessité de revégétaliser certains espaces. Elle pointe également une commune "coupée en deux" par les axes routiers départementaux et un centre de village qui manquerait d’attractivité commerciale et culturelle.
Pour remédier à cela, Catherine Rocco dresse un certain nombre de mesures : la redynamisation du marché, l’organisation de soirées à thème et de marchés nocturnes ainsi que la création d’un festival annuel mêlant danse, musique, sport et associations locales. "On ne peut pas dire aujourd’hui : on va à Caveirac pour quelque chose de précis. Il faut créer ce motif d’attractivité", affirme-t-elle.
Projet phare de son programme : la création d’un centre socioculturel partagé avec les associations, permettant d’accueillir cours de danse, musique, spectacles et événements. Pendant le mandat, elle s’est opposée à la rénovation de la salle existante, jugée trop vétuste, pour un montant estimé à 400 000 euros. "Mettre une telle somme dans un bâtiment dépassé, c’est de l’eau sur une jambe de bois", tranche-t-elle, préférant investir dans un équipement neuf et polyvalent.
Sur le plan sécuritaire, la candidate place la sécurité en priorité, et désire un renforcement de la police municipale (passage de quatre à cinq agents), la motorisation des équipes, l'extension de la vidéoprotection et la mise en place d’un numéro vert. Concernant les finances, Catherine Rocco rappelle que la commune a dû faire face à une dette importante à partir de 2014 : "On a évité de justesse d'être sous tutelle", assure-t-elle. Elle souligne une baisse de 45 % de l’endettement ces dernières années et promet de poursuivre les efforts sans augmenter les impôts. "Nous ne vivrons pas au-dessus de nos moyens", assure-t-elle, évoquant des projets raisonnables et immédiatement réalisables : embellissement de places, jeux pour enfants, boulodromes, boîtes à livres et rénovation progressive de la voirie.
Maison médicale pluridisciplinaire
Alors que la question du désert médical inquiète de nombreuses communes du Gard, Catherine Rocco souhaite renforcer l’offre locale. Elle rappelle que le projet de maison médicale, pensé dès 2018 selon elle, doit aujourd’hui évoluer vers un modèle pluridisciplinaire. Son objectif : attirer de nouveaux professionnels de santé, travailler avec des internes du CHU et garantir une médecine intergénérationnelle et accessible à tous. Avec environ 4 400 habitants et trois à quatre médecins en activité, elle estime qu’un cinquième praticien serait nécessaire.
Sur le dossier sensible du contournement ouest, Catherine Rocco affiche son opposition, jugeant le projet trop utopique et trop impactant pour la garrigue environnante. Elle craint une augmentation du trafic et plaide pour des solutions alternatives, comme la création d’une trémie, qui serait moins coûteuse et moins destructrice.
Face au maire sortant et aux autres candidats déclarés, Catherine Rocco est également la seule femme de l'échiquier. "Nous avons une façon d’aborder les choses de manière différente". Critique envers la gestion actuelle, elle évoque des actions menées à la dernière minute et regrette l’absence de signalétique pour les commerces ou le parking du château, ainsi qu’un manque d’animation en soirée, ne permettant pas par exemple, de développer le projet Angela. Rendez-vous dans quelques semaines pour les résultats !