Publié il y a 9 jours - Mise à jour le 11.06.2024 - La rédaction - 4 min  - vu 1136 fois

LÉGISLATIVES Alliance LR/RN : les réactions des politiques locaux

Le patron du parti Les Républicains, Éric Ciotti, vient d’annoncer qu’il souhaitait une alliance avec le RN en vue des Législatives. Une décision totalement inédite pour ce parti politique. 

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie : « Les LR auront la défaite et le déshonneur. J’appelle tous ceux à droite qui sont attachés à la République de se dissocier de la décision de M. Ciotti. C’est une infamie et une trahison par rapport au Général de Gaulle. Il faut rester ferme sur les valeurs et en lutte contre l’extrême-droite. Et être fidèle à la devise de la France. »

Richard Tiberino, président de la Fédération Les Républicains du Gard : "Je condamne cet accord comme une majorité de présidents de fédérations."

Pierre Meurin, député RN de la 4eme circonscription du Gard : « Nous, on tend la main aux patriotes de Droite mais aussi de Gauche. Un premier pas vers un grand rassemblement pour créer une majorité de gouvernement. Je suis très content ! Localement dans le Gard, je ne sais pas ce que ça va donner… Les Républicains avaient fait 3,3% lors des dernières législatives. » 

Yvan Lachaud, délégué d’Horizons dans le Gard : « Par rapport aux valeurs du Gaullisme, c’est une hérésie. Je ne suis pas membre des Républicains, mais c’est impensable, inadmissible. Même si je ne suis pas membre de ce parti, j’espère qu’ils retrouveront leur propre réflexion et qu'il ne sera pas suivi… »

Pierre Jaumain, premier fédéral PS du Gard : « C’est une honte qui bafoue les valeurs du gaullisme et un calcul politique qu’ils paieront très cher, y compris dans leur électorat fidèle à la République. » 

Laurent Burgoa, sénateur LR du Gard : « Je demande la démission d’Eric Ciotti dans la journée, sinon je quitte Les Républicains. Ni le président du Sénat ni personne n’était au courant de sa démarche personnelle. Ce n’est plus mon président. Qu’il aille au RN. »

Léa Boyer, élue départementale Les républicains du canton d’Alès 1 : « Ça faisait 20 ans que l’on me dit que nous sommes un parti indépendant… Là, je suis abasourdie d’entendre ce genre de déclaration ! Si j’avais voulu être candidate au RN, je l’aurais été. C’est dangereux ces alliances, ça signifie qu’il y aura des compromis et je ne fais pas de compromis extrémistes. Je suis certaine que l’on représente une partie de la population qui ne vote pas RN. » 

Jean-Christian Rey, président Renaissance de l’Agglomération du Gard rhodanien : « La clarification est en marche. Ciotti n’avait de cesse que de prendre des positions qui collaient au RN, il est logique avec lui-même. Les vrais Républicains, ce qui ont des valeurs que nous partageons, leur place est avec nous. C'est le bon moment pour que ceux qui partagent des valeurs communes, de François Hollande à Alain Juppé, se retrouvent autour d’un tronc commun. Nous sommes peut-être à la veille d’une grande recomposition avec trois blocs, l’extrême droite, l’extrême gauche et les modérés. »

Jérôme Talon, membre des instances nationales de Renaissance : « Je n’ai pas de surprise sur le bonhomme, il a toujours fait montre d’une accointance très forte avec le RN. Il voit son intérêt personnel dans son département. Sa place aurait dû être au RN depuis longtemps. Ça clarifie au moins les choses chez LR, les vrais Républicains se retrouveront ailleurs, et je pense que beaucoup vont taper à la porte d’Horizons. »

Jean-Yves Chapelet, maire de Bagnols : « C’est la mort de LR qui n’était déjà pas très en forme. Pour le coup, c'est clair, depuis le temps qu’Éric Ciotti passait des pactes non avoués avec le RN… C’est une juste recomposition du paysage politique qui est en train de se faire, avec deux blocs extrêmes et un modéré. Et on peut avoir un accord de gouvernance avec les partis modérés, c’est ce que je fais à Bagnols. »

Pascale Bories, maire LR de Villeneuve-lès-Avignon et conseillère départementale : « Je rejette l’alliance avec le RN, c’est une décision personnelle d'Éric Ciotti. Une droite républicaine doit exister dans le pays. »

Fabrice Verdier, président PS du Pays d’Uzès : « Le général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe face à la décision  d'Eric Ciotti. En espérant sauver quelques circonscriptions, il aura le déshonneur et la défaite. Je salue les élus républicains gardois qui restent fidèles à leur héritage politique et aux idéaux de notre république. »

Nicolas Pellegrini, porte-parole de la FI : « La proposition de Ciotti est abjecte mais ne m'étonne pas par sa petitesse. Il bafoue le Gaullisme. Que ceux qui comme lui croient à la complaisance avec l’Extrême-Droite ne donne plus aucune leçon de républicanisme. » 

Nicolas Ferrière, porte-parole du PS : « Selon l’adage, qui est-ce qui quitte toujours le navire (républicain) en premier ? Mais la République sociale vivra. Quand les représentants politiques, surtout ceux de premier plan, font de la tambouille, le peuple ne passe pas forcément à table et heureusement. J’ai confiance  dans les citoyens de droite républicaine pour s’exprimer clairement à la fin du mois et dire ce qu’ils pensent de cette indigeste ratatouille. »

Christophe Serre, conseiller départemental du canton de Pont-Saint-Esprit : « Le RN sait qu’il ne pourra pas obtenir une majorité absolue. Il déroule le tapis rouge aux élus Les Républicains qui n’ont qu’une seule ambition sauver leurs sièges et leur groupe à l’assemblée nationale. Heureusement les vrais républicains, les gaullistes préfèrent ne pas vendre leurs âmes au diable. Heureusement que les forces de gauche sont là pour proposer une autre alternative que le chaos. »

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