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RETOUR SUR L’AFFAIRE DE LA DEMANDE D’HERITAGE APRES L’HOMICIDE DE SES PARENTS …

Le Journal du Dimanche est revenu cette fin de semaine, sur son site Internet, sur l'affaire
judiciaire qui a fait parler dans le Gard, ces derniers jours ...


L'affaire est celle d'un gardois de 32 ans qui a tué en 2000, ses parents et réclame aujourd'hui, soit
9 ans après, l’héritage ...


Jugé irresponsable pour le double parricide, il va toucher une succession. Son frère crie au scandale,
récit :

"La nuit vient de tomber sur le hameau du Mas de l’Ancienne Eglise, tout près
d’Uzès.


Nous sommes le 3 novembre 2000. Depuis sa chambre, Jean-Pierre* R. croit percevoir des bruits
inquiétants. Quelqu’un rôde, s’approche de lui. Se sentant en danger, il saisit un fusil de chasse et tire.


Les plombs volent dans la pièce vide. Il n’y a personne d’autre que lui, personne non plus sur le
toit.


Alertés par le bruit, les parents de Jean-Pierre sortent sur le balcon. Ils y croisent leur fils,
alors âgé de 32 ans, qui a lâché le fusil mais s’est emparé d’un couteau.


Tout va très vite. Le jeune homme, qui vit seul avec ses parents, égorge sa mère puis son
père.


Aux gendarmes qui l’interpellent peu après, il avoue tout avant d’être hospitalisé au Mas Careiron
d’Uzès, un établissement psychiatrique.


Mais considéré comme irresponsable de ce double assassinat, le meurtrier, qui souffre d’une «
schizophrénie à délire paranoïde » selon les experts, ne répondra jamais du double meurtre devant la cour d’assises de Nîmes.


Neuf ans après les faits, Jean-Pierre est toujours interné au Mas Careiron. Mais le voici qui réclame
sa part d’héritage à son frère aîné Luc, d’un an plus âgé que lui…


Pourquoi aujourd’hui ? Ni l’avocate de Jean-Pierre, ni l’établissement où il est actuellement
hospitalisé n’ont souhaité répondre à nos questions.


A-t-il seulement le droit d’hériter de parents qu’il a lui-même tués ? Apparemment oui : en 2003, le
jeune homme a été reconnu par le tribunal d’instance d’Uzès civilement apte à gérer ses biens. Et le tribunal de Nîmes vient d’ordonner que sa part de succession lui soit
versée.


Son frère est sous le choc : « Je ne veux pas perdre ce qui reste de la mémoire de mes parents. Il n’y
a pas de mots pour qualifier l’attitude de mon frère. Je suis attaché à ce que ses deux enfants, mes neveux, héritent. Mais pas lui. Pas l’assassin de mes parents ! »


Luc a le sentiment de nager en plein Kafka. Son avocat, Me Alexandre Berteigne, vient de faire appel
de cette décision de justice en apparence aberrante. « Ce monsieur a été reconnu pénalement irresponsable mais il est responsable civilement ? C’est comme si la justice civile et la justice
pénale agissaient de manière contradictoire, sans tenir compte l’une de l’autre. »


(...)

 « J’ai l’impression que mon frère ne nous laissera jamais tranquilles et que la justice lui
autorise tout. J’en viens à me demander s’il est bien malade ou s’il joue la comédie. »

Luc s’avoue incapable de comprendre les motivations de son frère. Découragé, il ne se fait guère
d’illusions quant à l’appel déposé par son avocat. En attendant, il n’a jamais rien retiré de son héritage.

Nb : * Les prénoms ont été modifiés.

Source : jdd.fr (article complet ICI)

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