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INSEE : VOICI LA SITUATION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE EN LANGUEDOC-ROUSSILLON DURANT L’ANNÉE 2010

 

 

En 2010, l'activité des entreprises s'est développée en Languedoc-Roussillon, ainsi qu'au niveau national.

 

L'appareil productif s'est remis en marche.

 

Signes d'une reprise de l'activité et de l'investissement, les ventes de biens intermédiaires et de biens d'équipement ont augmenté.

 

Les crédits d'équipement des entreprises ont progressé. Mais cette évolution n'a pas permis de retrouver le niveau d'avant-crise.

 

Malgré une mobilisation élevée des mesures spécifiques des politiques d'emploi, le regain d'activité des entreprises ne s'est pas traduit par une franche amélioration du marché du travail.

 

La destruction de 14 000 emplois durant les vingt mois les plus difficiles de la crise, entre avril 2008 et décembre 2009, n'a été que partiellement compensée en 2010.

 

La progression de l'emploi s'est appuyée sur l'intérim, notamment au premier semestre, et les services.

 

La baisse du taux de chômage n'a été que de - 0,4 point après une augmentation de + 2,5 points en vingt mois. Le chômage a particulièrement touché les catégories de population les plus démunies : les demandeurs d'emploi sénior et de longue durée.

 

Globalement, la situation des jeunes sur le marché du travail s'est améliorée, mais pas celle des jeunes qui sortent du système éducatif.

 

Dans cette économie fortement présentielle, la reprise a été portée par les services et le commerce, moins touchés par la crise que l'industrie, en lien avec l'augmentation de la population résidente et avec le dynamisme du tourisme.

 

La consommation des ménages a été à nouveau orientée à la hausse, ce qui s'est traduit par la reprise des ventes du commerce de détail.

 

L'activité des services a également bénéficié de cette hausse de la consommation.

 

Les opinions favorables des entrepreneurs ont été confortées par une augmentation du crédit aux entreprises. Les crédits distribués aux sociétés non financières ont progressé + 3,7 % en un an. Au niveau national cette hausse n'a été que de + 0,9 %. Cette différence est à attribuer en partie à la structure par taille des entreprises, plus petites en Languedoc-Roussillon, et moins ouvertes aux autres formes de financement.

 

Cette hausse a particulièrement concerné les crédits à moyen et long terme destinés à l'investissement.

 

Les défaillances ont été beaucoup moins importantes qu'en 2009, revenant à des niveaux comparables à l'avant-crise.

 

En outre, la création d'entreprises hors auto-entrepreneurs a connu un nouvel essor.

 

En 2010, la croissance de la fréquentation touristique, en particulier étrangère, a permis de renforcer la reprise de l'activité de l'hôtellerie-restauration. Cette bonne saison touristique, notamment dans les campings, a également soutenu l'économie régionale.

 

Les entreprises de la construction et de l'industrie ont également connu une amélioration. Dans la construction régionale, qui bénéficiait d'une croissance d‘activité élevée avant la récession, la reprise de l'activité est restée limitée.

 

Les ventes de logements neufs ont été dopées par le dispositif de défiscalisation de la loi Scellier.

 

L'activité dans le gros oeuvre a repris. Les demandes d'autorisations de construire sont reparties à la hausse. Les mises en chantier ont tardé, par contre, à se redresser.

 

Dans le second oeuvre, les carnets de commandes se sont à nouveau remplis. Dans les travaux publics, l'activité a progressé en 2010 avec une demande plus soutenue.

 

Dans l'industrie, les chefs d'entreprise indiquent une augmentation de la production et des investissements. La demande est plus soutenue pour les biens d'équipement, afin d'augmenter les capacités de production. Mais cette croissance intervient dans un contexte de hausse du prix des matières premières, ce qui laisse augurer des incertitudes pour le futur.

 

L'agriculture connaît un certain regain, avec une hausse des prix des produits agricoles et une amélioration du revenu des exploitations. Les cours des vins tendent à s'améliorer mais le volume de la récolte est en diminution.

 

L'évolution de l‘activité dans les transports est contrastée. Les chefs d'entreprises rapportent que le transport de fret, lié à l'activité des entreprises, enregistre une hausse de l'activité, tant dans le secteur maritime, qu'aérien ou routier. En revanche, le transport aérien et maritime de passagers est en baisse.

 

De nombreux secteurs ont donc profité de la reprise, même si quelques signes d'essoufflement sont notables en fin d'année, notamment dans la construction.

 

Si l'appareil productif connait une reprise d'activité, en revanche les effets de la crise n'ont pas été effacés sur le marché du travail et dans le domaine social. La situation dans le transport illustre ce décalage entre l'activité des entreprises qui se rétablit (transport de fret en hausse) et la situation des ménages qui continue d'être difficile (transport aérien et maritime de voyageurs en baisse).

 

Malgré la mobilisation encore élevée en 2010 des mesures spécifiques de politique d'emploi, le rythme de hausse de l'emploi semble avoir été en retrait par rapport à la reprise économique.

 

Les niveaux d'emploi d'avant la crise de 2008 n'ont pas encore été retrouvés, ni en France, ni dans la région.

 

14 000 emplois du secteur concurrentiel ont été détruits d'avril 2008 à décembre 2009. 3000 emplois ont été créés en 2010, dont 1800 emplois intérimaires, ce qui est beaucoup plus que la part de l'intérim dans le stock d'emploi.

 

L'emploi dans l'intérim ne concerne que 3 % du secteur marchand non agricole de la région. Les deux dernières années se soldent donc des pertes d'emplois, et un renouvellement en grande partie assurée par de l'emploi précaire.

 

Par ailleurs, l'emploi dans certains secteurs ne s'est pas encore redressé, à l'instar du secteur de la construction.

 

Le taux de chômage, qui a baissé de - 0,4 point en 2010, est resté à un niveau élevé (12,5 %), et il n'a pas effacé pas les + 2,5 points entre avril 2008 et décembre 2009.

 

Les demandeurs d'emploi de catégorie A, B et C ont été 11 000 de plus qu'en 2010. Ce sont surtout les demandeurs d'emploi de plus de 50 ans, dont le nombre est passé de 31 500 en 2009 à 36 700 en 2010, qui ont connu des difficultés sur le marché du travail.

 

Le chômage de longue durée a continué d'augmenter, notamment chez les plus de 50 ans.

 

La situation des jeunes de moins de 25 ans s'est nettement améliorée, mais cela a semblé profiter davantage aux jeunes déjà sur le marché du travail, qu'à ceux sortis du système éducatif. En effet, l'insertion des jeunes 7 mois après la sortie du système scolaire s'est fortement dégradée dans la région en deux ans.

 

Sur un plan social, les difficultés se sont accrues et les inégalités semblent s'être creusées.

 

Le nombre de chômeurs relevant des dispositifs d'allocation ASS, ATA et AER a progressé.

 

Le nombre de bénéficiaires du rSa socle, dont la fonction est d'assurer un minimum social, augmente de + 3,4 % et ceux du rSa activité, en tant que complément de revenu pour les travailleurs modestes, progresse de + 12,3 %.

 

Source : INSEE

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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