Uzès-Pont-Bagnols

FESTIVAL EUROPÉEN DES ARTS CÉRAMIQUES A SAINT-QUENTIN-LA-POTERIE, DU 17 JUIN AU 19 SEPTEMBRE 2011

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L’Exposition de la Jeune Céramique Européenne se tiendra du 17 juin au 19 septembre 2011à la Salle d’exposition de Saint-Quentin-La-Poterie ...

 

Sélectionnés par un jury de professionnels, 20 céramistes, ayant moins de 10 ans d’expérience, présentent 3 de leurs créations.

 

Le festival se présente, cette année, sous la forme d’un Parcours Céramique, un Concours de la Jeune Céramique Européenne et de nombreuses expositions.

 

Qualité, étonnement et enchantement, tels sont les maîtres mots de cette édition.
A l’occasion de ce festival, les 21 ateliers de potiers du village, le musée de la Poterie Méditerranéenne, la galerie Terra Viva, la librairie Imagineceramic, le CFA des arts céramiques vous ouvriront leurs portes.
Le Parcours Céramique constitue un panorama unique et vivant de la création européenne. Il contribue à positionner St-Quentin-la-Poterie comme un lieu incontournable de la céramique actuelle. D’un intérêt certain pour les professionnels en recherche de tendance, il enchantera également un public d’amateurs.
Invités chez les habitants du village, les artistes sélectionnés par un jury de professionnels et d’amateurs avertis présentent quelques-unes de leurs plus récentes réalisations. L’originalité du parcours repose sur la mise en adéquation des artistes et des lieux.

 

Pendant toute la durée du festival, les céramistes seront présents sur les lieux d’exposition. Ils pourront échanger avec le public sur leur savoir-faire et leur expression artistique. Certains proposeront performances et stages professionnels.
Le parcours est aussi une manière nouvelle de découvrir le village en franchissant des portails habituellement fermés, des cours bien abritées des regards.
www.objectifgard.com vous propose de découvrir les artistes et les lieux d'exposition :

 

 


Aline Favre, invitée par Gisèle Buthod-Garçon
Artiste à la carrière internationale, elle fait partie de ces pionniers qui libèrent l’expression céramique du carcan artisanal dans lequel était enfermée cette discipline. Ses sculptures de grès et de porcelaine, parfaites dans leur simplicité, parlent pour elles bien au-delà des frontières de la Suisse. Elle expose depuis les années soixante dans de nombreux pays et l’on retrouve ses oeuvres dans les collections de grands musées de Suisse, France. Allemagne, Italie, Japon, Etats-Unis. C’est un privilège, pour Saint Quentin, de la recevoir, et l’occasion rêvée pour Gisèle Buthod-Garçon d’un tête-à-tête avec son invitée.

 

 

Le lieu : Le Temple
Une jolie grille en fer forgé nous donne accès au jardin. Quelques marches à gravir sous un soleil vertical et brûlant et nous voici dans la fraîcheur bienvenue du temple. C’est un espace inattendu : immense et solennel. Une grande simplicité du volume et une belle lumière diaphane en font un lieu exceptionnel d’exposition.

 

 


L’artiste : Pascale Klingelschmitt
Terre de peu, du chemin, du champ ou celle que l’on foule, je cherche à raconter l’histoire du cycle d’où elle provient. Dans la série des « Ombres portées » est invoquée la terre qui construit nos maisons et abrite nos âmes. Les matériaux se veulent sobres et leur mise en oeuvre sans artifice. Des fragments de gravats sont associés à des pièces modelées reliés par un lien graphique aérien et forment ainsi une nouvelle construction dans une dynamique architecturale d’ensemble. Les « Ombres portées », se veulent un équilibre entre passé et présent, entre mémoire et action dans une continuité figurée par un lien. Parcelle d’un cycle, ombre d’un passé, porté par un devenir.

 

 

Le lieu : L’Atelier Cardon
Voici un vaste garage agricole dont la hauteur de plafond impressionnante a permis le stationnement de toute sorte de machines. Aujourd’hui encore en activité, c’est un façadier de chaux traditionnel qui l’occupe. Le défi est de mettre en résonance le travail d’un artiste contemporain avec les matières et les outils d’un artisan.

 

 


L’artiste : Marie-Noëlle Leppens
Le travail de Marie-Noëlle Leppens, se concentre depuis quelques années sur l’esthétique et le symbolisme d’outils anciens sinon primitifs, qui ont accompagné l’homme au cours de son évolution technologique. C’est la beauté et la pureté formelle de ces objets, communs mais souvent inaperçus ou dédaignés car liés à l’artisanat, qui ont interpellé la céramiste. L’intérêt de l’artiste pour ces outils rejoint d’une certaine manière les préoccupations de l’anthropologie moderne, en particulier celles du Britannique Alfred Gell. Selon lui, chaque intervention environnant la production d’objets artistiques est partie prenante de ce que l’anthropologue appelle “les réseaux de l’art“. Ainsi les outils qui ont servi à tailler une sculpture, à modeler une céramique, à poser des pigments sur un support appartiennent-ils à un vaste réseau artistique et culturel. Les sculptures créées par Marie-Noëlle Leppens, porcelaine, grès enfumés, grès blancs, grès “cristal“, revisitent et transposent l’économie formelle, les matières des antiques instruments, dans un langage personnel et contemporain...“ Françoise-Hélène Brou (in “Scènes Magazine“ sept. 09)

 

Le lieu : Le Jardin Fallet
On traverse une grange ancienne puis quelques marches de pierres et la lumière d’été nous accueille. L’ombre bienvenue d’une glycine, des massifs bien taillés et nous voici dans ce petit jardin douillet où il fait si bon se poser.

 

 


L’artiste : Wayne Fischer
Wayne Fischer est un sculpteur d’origine américaine vivant en France depuis 1986. Il a su rapidement captiver l’attention par la nature singulière de son travail. Sa créativité indépendante et sa maîtrise technique ont été remarquées lors de manifestations internationales. Plusieurs institutions américaines et le musée des Arts décoratifs à Paris ont acquis ses oeuvres. Avec de grands volumes en porcelaine, Wayne Fischer exprime toute l’ambivalence de la vie, entre sensualité et morbidesse, de germinations rassurantes en dérèglements ténébreux. Chez Wayne Fischer, l’esthétique est en accord total avec la fluidité et la mémoire inscrite au coeur du matériau porcelaine : les plaques sont façonnées sur des formes souples puis assemblées en volumes par des raccords expressifs, à la manière de replis de peau ou de cicatrices. Les cavités intérieures vertigineuses (étranges tympans auriculaires, vulves ou matrices) sont exécutées au tour indépendamment et raccordées en doubles parois aux volumes. Creux et bosses sont accentués par des projections de fines couches d’émail en dégradés irisés. Après cuisson, le sablage complet et un ponçage patient font affleurer une glaçure tout en craquelures. Entre matité et transparence, chaque pièce devient comme un fossile précieux en état de latence. La texture douce évoque certes l’épiderme humain, mais veines bleutées et nodules nerveux, muscles et os sous la peau ont cessé d’être rassurants : on y trouvera des coïncidences troublantes avec l’univers cinématographique de David Cronenberg, où la menace larvée vient de l’intérieur de nos corps et de leurs possibles inexploités ou incontrôlables. Frédéric Bodet

 

 

Le lieu : Le Sous-bois Woisson
Une petite rue animée du centre village longe sans y prendre garde un autre monde. On pousse le portail, quelques pas et l’on se retrouve dans une forêt enchantée. Les hauts murs protecteurs, les grands lauriers sombres occultent le soleil de l’été. Des petits sentiers ombreux où foisonnent les buis évoquent les paysages mystérieux qui se déploient dans les peintures italiennes de la Renaissance.

 

 


L’artiste : Rachèle Rivière
Céramiste-plasticienne, la pratique artistique de Rachèle Rivière est essentiellement orientée vers la céramique contemporaine, sous formes de sculptures ou d'installations, dans lesquelles l'argile y côtoie très souvent la photographie, la gravure et parfois le verre ou le papier. Son travail s’apparente à une archéologie de l’âme qui cherche à ressusciter des fragments oubliés. La céramique constitue alors des réserves de souvenirs palpables. On peut également comprendre ce travail comme une réflexion sur le temps où celui-ci serait le lien entre les objets. Elle souligne, qu’il s’agit moins pour elle d’observer un objet dans le temps, que de relever le temps dans les objets.

 

 

Le lieu : La Résidence Céramique
Une longue pièce un peu austère constitue le vaste vestibule d’une habitation qui reçoit toute l’année des céramistes en résidence. Ce volume dépouillé valorise le beau plafond de bois et de terre cuite. A quelques pas dans la rue, le laboratoire de la résidence est une pièce presque carrée, simple et claire qui se prête à merveille à des expositions de format intime.

 

 


L’artiste : Marit Kathriner
Marit Kathriner est une jeune céramiste de 30 ans. Elle utilise la porcelaine pour réaliser des compositions qui rappellent d’énigmatiques natures mortes proches de la peinture de Morandi, comme elle, intimiste et intemporelle. « Mes volumes traduisent mon état émotionnel et me construisent. Je doute jusqu’à trouver un état. Dans mes sculptures, tout s’articule autour de cette notion de « paysage intérieur ». La période de démarrage de la forme est longue : il y a le tour mon outil de base. Je reprends toujours un élément d’une série précédente. Le fait de travailler le colombin sur une base tournée me permet de ralentir l’évolution de la forme, et la matière y gagne une autre vibration. Je cherche l’harmonie entre tous ces éléments, sans interrompre la lecture des lignes et la lisibilité des formes. Le blanc m’aide à mieux voir, souligne cette lisibilité des formes. Le noir, le bleu, le sable fondu, l’émail mat ou brillant soulignent en créant un contraste. J’aime l’idée de faire se rejoindre deux univers différents. Dans mes dernières sculptures existent une circulation, un sens. »

 

Le lieu :  La cour Lanet
Une porte cochère, coiffée d’une guirlande de cactus excentriques, signale l’entrée d’une ancienne demeure St Quentinoise. Dans la petite cour pavée, on perçoit l’unité des matières et l’équilibre des volumes : escalier et balcon de pierre. Derrière des passages masqués, on devine le réseau complexe des caves voûtées.

 

 


L’artiste : Laurent Dufour
Laurent Dufour explore la céramique à la façon d'un peintre. Sur des parallélépipèdes en grès, formés à partir de plaques, il propose un graphisme de traits noirs de largeurs variées soutenues d’aplats d’engobes colorées qui vivent leur vie autonome. On y distingue des super héros masqués, figures humaines ou animales. Il envahit toutes les surfaces du volume de ses croquis rêveurs. En écho à ce travail, l’artiste réalise des têtes de porcelaine blanche qui répondent en volume aux personnages picturaux, manifestation d’une même narration sous d’autres avatars. « Tout est relié dans l'univers, c'est une histoire de liens, de rythmes et de lignes »

 

Le lieu : Le Jardin Lanet
Un petit portail au fond d’une impasse donne accès à un jardin minéral ombré par un grand tilleul à la longue ramure rafraîchissante. On imagine derrière les hauts murs qui encadrent le jardin les souvenirs et secrets des anciennes maisons saint-quentinoises.

 


L’artiste : Ángel Heredero Bravo
Ce travail est né de l’observation des piments, de leurs formes expressives et capricieuses. Je me suis intéressé aussi à leur allure anthropomorphique, mais surtout à la façon dont ils vieillissent dans l’espace de l’atelier. C’est un travail modeste, seulement une forme et de l’argile, un peu d’ironie et de bonne humeur. « J’utilise des terres  industrielles, de préférence des grès chamottés, soumettant les surfaces à des traitements mécaniques de divers types. Sauf exception, il s’agit de cuisson de haute température. »

 

Le lieu : Le Jardin Scherrer
Derrière un grand portail indigo se cache un jardin luxuriant et clos, où monte et se déploie le parfum du grand figuier.

 


L’artiste : Isabelle Roux
« J’ai le désir de m’exprimer à travers l’idée la plus simple et la plus primitive de la terre : le contenant. A partir de cette simplicité, s’exprime la complexité des désirs : La forme, c’est l’appui, la structure, ce qui donne un sens. La gravure : visions, récits, fragments de paysage, sentiments. La matière : source d’émotions et de lumière. » La céramique d’Isabelle Roux est une conquête. Conquête de la connaissance de soi et prise de la liberté qui s’ensuit. L’artiste a poussé sa recherche au-delà du simple désir de beauté pour tenter de traduire des formes universelles. Sa volonté d’avancer la pousse à réaliser aujourd’hui de hautes pièces en porcelaine, une nouvelle piste pour la céramiste qui a jusqu’à présent plutôt utilisé le grès.

 

Le lieu : L’Atelier Nathalie Hubert
Derrière le passage protégé d’une voûte de pierres, une cour-jardin lumineuse et végétale se révèle, une terrasse d’agrumes en pots et une petite cave pour d’intimes expositions.

 


Les artistes : James Cornwallis et Pablo Castillo
Ces deux jeunes céramistes ont fait leurs classes ensemble au CFA de St Victor des Oules, aujourd’hui installé à St Quentin la Poterie. Chacun a suivi sa propre route en France et à l’étranger pour parfaire une formation et multiplier les expériences enrichissantes. Ils se retrouvent aujourd’hui à l’occasion d’un projet commun : une installation sculpturale et une joute amicale. Nous les laisserons organiser la mise en scène de leur monde onirique qui nous rendra visible les proximités et les différences de leur travail plastique autour de la figure humaine et animale. Tous les jours, ils présenteront au public un jeu d’échec improvisé à partir de leurs créations figuratives et colorées.

 

Le lieu : La Cour Prosper
Sous le grand figuier odorant, une cour ouverte à la convivialité, dont le portail n’est jamais fermé. Un vaste espace, mi- cour mi-jardin, planté de rosiers grimpants, à la fois minéral et végétal.

 


L’artiste : Jan Vander Elst
« Pour Terralha, je présente une déclinaison de contenants bicolores, hauts ou bas. » L’alternance des couleurs construit un contrepoint entre l’intérieur et l’extérieur des volumes. Le résultat constitue un groupe homogène de pièces, où l’image de l’ensemble est plus importante que les pièces dans leur individualité. Le design est essentiel dans ce travail comme dans mes autres céramiques : lignes pures et aplats de couleur. Chaque pièce est différente, mais associée aux autres par couleurs et exposées comme une déambulation linéaire. »

 

Le lieu : La Voûte Guelpa
Une voûte de pierres claires, un espace harmonieux qui fait silence.

 


L’artiste : Willy Langmans
« Je présente une installation de stèles qui s’inspire d’anciennes pierres tombales turques. Sans me servir de glaçure, j’utilise le polissage de l'argile et l'enfumage des pièces pour obtenir des nuances subtiles. Elles sont accentuées par des décorations sobrement gravées et sablées. » La richesse de l’argile et la marque du feu donnent à ces sculptures une dimension intrigante et un caractère monumental. La matière devient extension de l'esprit : pour exprimer le spirituel dans la simplicité.

 

Le lieu : La Cour Deveert
Un portail en fer forgé que le regard traverse nous donne accès à une cour habillée de bleu pour les vacances. Culture et bienveillance accueillante de ses hôtes mélomanes.

 


L’artiste : Catherine Haubois
« Je pratique la céramique Raku depuis une vingtaine d’années. J’aime cette technique qui, plus qu’un savoir-faire évoque une histoire, une origine, un état d’esprit. C’est une manière de vivre, de comprendre, d’accepter un travail associant l’expérience des réussites et des échecs. Entre le prévisible et l’imprévisible, je trace mon parcours. Modeler théières, fruits, graines, légumes m’a permis de jouer avec des formes évocatrices de vie et de fertilité. La céramique comme jardinage d’une autre terre. »

 

Le lieu : La Cour de Cécile
Une petite cour toute minérale, est discrètement tapie dans le dénivelé d’une rue. C’est une fenêtre sur le ciel et un puit de lumière pour la jolie maison qu’elle éclaire. Dans cette belle unité de pierre, des plantes méditerranéennes cascadent de pots en pots sur le bord d’un escalier.

 


L’artiste : Marianne Albergel
Marianne Albergel s’est tournée vers la sculpture après avoir été architecte jusqu’en 2005. La mémoire de sa formation transparaît dans les formes très construites de ces dernières oeuvres : « Bustes » ; à la fois abstraites et subtilement anthropomorphiques, comme le laisse présager leur titre. Série de troncs déclinés en terre brute, percés de trous qui évoquent l’attache d’une tête ou de membres absents. Ces béances questionnent, attirent, parlent de l’intérieur qui pourrait surgir. Vaguement identiques, subtilement différents, ces bustes construisent tous ensemble un paysage homogène que rompt la présence d’un individu insolite rayé de couleur vive.

 

Le lieu : L’Atelier de reliure, Le Livre dans la Peau
Un atelier de reliure, une boutique généreusement ouverte à tous les arts, un lieu d’exposition précieux et lumineux.

 


L’artiste : Mirco Denicolo
« Il y a une dizaine d’année, j’ai choisi d’utiliser la céramique pour raconter des histoires. Je construis des objets sur lesquels je dessine, peins, incise, retire et pose de la couleur. J’ai travaillé de longue années pour perfectionner mes recherches, et je le fais encore : il faut beaucoup de mise en oeuvre techniques pour peindre sur la céramique. Le travail que je propose à ce festival est une partie d’une vaste série de presque 100 pièces au total. Le fil conducteur est la figure d’Alice de Lewis Carroll. C’est une réflexion sur un personnage littéraire qui se déploie de multiples façons dans notre imaginaire. »

 

Le lieu : L’Atelier de Marie-claire St Jevin
A quelques pas de la grande place du marché, la tradition céramiste se perpétue. Cet ancien atelier de potier dont les restes d’un vieux four subsistent a fait peau neuve. Une nouvelle céramiste s’est installée depuis quelques années, les beaux murs anciens ont été blanchis, les sols recarrelés, c’est une galerie contemporaine qui nous reçoit, simple et lumineuse.

 


L’artiste : Myriam Chemla
« Mon travail avec la porcelaine, terre d’empreinte, est centré sur l'idée de contenant. Je suis attachée à l'objet, porteur de mémoire. De ce magma interne, informel, surgit un pot, objet affirmant ce désir de transmettre et de parler. Je veux transcrire par cet objet créé, mon paysage intérieur et inviter celui-ci à habiter ailleurs, inventant son propre univers. J'aime que ma porcelaine dans la main évoque une caresse oubliée, que ce trou creusé, défini par son enveloppe, renferme ce vide plein de mon intention. »

 

Le lieu : Le Tour de l’Horloge
Le rez-de-chaussée de la Tour de l’horloge est comme une grotte oubliée au centre du village. Murs chaulés de blanc, sol en terre battue, dans sa simplicité brute d’avant restauration, elle offre un espace paradoxalement très contemporain.

 

 


L’artiste : Bertrand Secret
Bertrand Secret a une manière bien à lui de peupler le monde. Ces personnages étranges issus de la culture manga et du film d’animation, composent un univers étonnant où les jeux d’enfants seraient plus inquiétants qu’innocents. Ce jeune homme, formé aux Beaux-Arts de Nantes, affirme une approche à la fois narrative et plasticienne de la céramique. « Travailler la terre est pour moi proche d’un acte magique, presque chamanique, qui me permet de matérialiser l’univers intérieur qui m’habite. Chaque pièce créée est l’empreinte d’une vision, d’une rêverie. Les personnages sont là, les créatures se multiplient, s’incarnent sous le regard du spectateur, les fictions essaiment. Toute considération technique les désenchante et crée une distanciation dommageable à une rencontre. »

 

Le lieu : Le Jardin Mahieu
Par une porte discrète, on accède à un couloir de verdure insolite entre deux maisons. Un long passage d’arbustes et d’herbes sauvages nous conduit à une chambre végétale inattendue et secrète.

 

 


Les artistes : Isabelle Bordat et Cécile Dachary
Isa B. fait des chaudrons en terre non émaillés, Cécile D. fait des bols en grès émaillés. Respectivement dans leur travail, à travers des jeux d'accumulations et des installations, elles mettent en évidence un détournement de l'objet en le sortant de sa fonctionnalité d'origine. A l'heure où l'idée d'efficacité est étroitement liée à la vitesse d'exécution des choses, Isa B. et Cécile D. ont choisi de construire un travail commun qui s'élabore lentement. Intuitivement elles ont commencé par mettre entre parenthèses les préoccupations de rentabilité et de performance qui envahissent tous les domaines de notre société. Elles se sont attaquées à un matériau sans âge, inaltérable, à forte capacité de  transformation et qui impose son propre rythme : la terre. Ce projet combinatoire entre des bols tournés et des chaudrons modelés s'apparente à un travail de sculpture. Isa B. et Cécile D. y développent d'une part des recherches sur l'équilibre et d'autre part des créations d'objets hybrides. Le travail de mise à distance de la perception de ces deux objets usuels se poursuit. Plasticiennes avant tout, faisant simultanément leurs premiers pas dans le domaine de la céramique, Isa B. et Cécile D. se rencontrent, construisent une relation humaine et fabriquent des pièces. Combinatoire : analyse systématique des combinaisons possibles.

 

 

Le lieu :  La Voûte Jarry

Une petite entrée, puis une cave voûtée comme un tunnel, voici le rez-de-chaussée caractéristique des vieilles maisons de St Quentin. Les enduits jaunis à la chaux résistent encore un peu. Ils nous font revivre le charme désuet d’une resserre villageoise.

 

 


L’artiste : Agnès Boiste
Trois ou quatre terres de couleurs différentes, de la patience et du doigté. Par le jeu de pliages de ces terres de couleurs les dessins se forment. Avec recouvrement successif des surfaces, tout devient flou et sale. On s’inquiète du résultat. C’est en grattant la surface qu’on obtient un dessin net et précis. Cette technique de décor intrigante dans son processus de fabrication rend le résultat du « nériage » encore plus fascinant. Le nériage ou jeu des terres mêlées est une pratique de décor qui prend sa source dans la chine du 8ème siècle. Toutefois, c’est au Japon que l’on rencontre les oeuvres les plus significatives et les plus virtuoses. Le mot « nériage » est d’ailleurs d’origine japonaise.

 

 

Le lieu : Le Jardin de Caroline

Une volée de marches, une petite courette de pierre et encore des marches qui étagent ce petit jardin charmant. Un grand figuier protège le poulailler rustique des ardeurs du soleil. Des fleurs, quelques tomates, un endroit bon vivant.

 

 


 

Les artistes : Hélène Houin et Pascale Bourguignon

Ces deux jeunes céramistes viennent tout juste d’obtenir leur diplôme à l’Institut Européen des arts Céramique de Guebwiller (IEAC). Elles ont choisi pour cet exercice en commun une direction toute différente de leurs travaux individuels d’étude. Elles font montre à cette occasion de vivacité créative et d’une belle fantaisie pour faire naître un monstre en faïence coloré. Hélène Hoin : « Alternance morphologique, ou la construction sur un mode ludique d’une plante séquentielle en plusieurs morceaux de céramique, ouvrant à l’imaginaire le champ infini des métamorphoses de la vie végétale. Une manière de se réapproprier la formule de Goethe : ‘ [on peut] faire naître toutes les plantes possibles à partir d’une seule forme ‘. »

 

Le lieu : Jardin Petitpas

Au coeur d’une maison bien vieille et pas encore restaurée, un petit jardin oublié joue les jungles sauvages. Un lilas téméraire avance avec aplomb dans le ciment fendu de la cour. Une vigne noueuse soutient une pergola oscillante et colonise rampe et terrasse. Toute une végétation rebelle et charmante qui donne envie de jouer à cache-cache.

 

 


 

L’artiste : Ana Soto

Ana Soto crée un petit monde familier où de la vaisselle au mobilier, tout devient céramique. Elle est surtout connue pour ses sièges aux volumes arrondis, tatouées de motifs aux couleurs de la terre. Ils évoquent des royaumes de contes africains ou orientaux, mais ils sont bien solides et tout prêts à servir d’assise. A la fois sculpture et totem, leur place idéale est au coeur d’un jardin où leurs couleurs d’ocres accompagnent le vert du feuillage. On peut y rêver à l’ombre en se désaltérant d’un thé pris dans un gobelet tout simple : terre blanche, terre d’ombre au décor scarifié.

 

Le lieu : Le Patio de Sabine Porté

Il faut traverser l’atelier plein de charme de la céramiste pour accéder au patio protégé des rumeurs de la rue. On se souvient de l’architecture méditerranéenne des cours fermées, oasis végétales et centre de vie pour toute la maisonnée. Un lieu clos et lumineux

 

Contact : OFFICE CULTUREL – POINT INFORMATION TOURISME / 15, Rue du Docteur Blanchard / 30700 St Quentin la Poterie. / Tél : 04 66 22 74 38 / Internet : www.officeculturel.com / Courriel : contact@officeculturel.com

 

Stationnement gratuit pendant toute la durée du festival. / Restauration et buvette sur place.

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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