Faits Divers

AFFAIRE AGNÈS : « L’ÉVALUATION DE LA DANGEROSITÉ » DES DÉLINQUANTS AU CENTRE D’UN PROJET DE LOI

Didier Cabanis, Tibo Garcia et Ysabelle Castor autour de l'affiche de la Feria 2021. (Photo Corentin Migoule)

"La prévention de la récidive doit être une priorité absolue de tous les services de l’État, et en particulier de tous ceux qui ont à gérer les questions liées aux viols et aux crimes sexuels", a déclaré le premier ministre, François Fillon, ce lundi matin lors d'un déplacement à Toulon. "Ce que nous voulons tirer au clair ce sont les éventuels dysfonctionnements dans la chaîne pénale, dans les différents services chargés de la prévention de la délinquance, de la récidive", a-t-il ajouté, en référence à la réunion qui se tient actuellement à Matignon en présence du ministre de la Justice, Michel Mercier, du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant et Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale.

À travers cette réunion, le Gouvernement tente d'apporter des réponses au drame du Chambon-sur-Lignon après le déclenchement d'une polémique autour du statut de récidiviste de l'assassin présumé de la petite Agnès Marin "violée et tuée" mercredi dans un bois, tout près de son établissement scolaire.

Le ministre de la Justice, qui a ordonné l'ouverture d'une enquête, a réuni en fin de matinée des magistrats des parquets généraux de Nîmes, où est instruite la précédente affaire de viol, et de Riom. Par ailleurs, à l'issue d'une réunion à la Chancellerie, Michel Mercier a affirmé que "l'évaluation de la dangerosité" des délinquants sera incluse dans un projet de loi qui sera présenté au Conseil des ministres de ce mercredi 23 novembre."On voit qu'une expertise peut être faillible et qu'il faut qu'on organise mieux l'évaluation de la dangerosité, au moins dans les affaires les plus graves", a-t-il expliqué en faisant référence à l'expertise psychiatrique qui attestait que le Gardois de 17 ans était "réinsérable et ne présentant aucune "dangerosité" sur à sa mise en examen pour "viol sur mineur de moins de 15 ans" en août 2010. Il atteste aussi la demande faite par la direction du collège-lycée où Agnès et son assassin présumé étaient scolarisés, concernant le "secret professionnel partagé entre la justice, la gendarmerie et les établissements scolaires". "Il y a des questions normales qui se posent, notamment sur le secret partagé entre la justice, l'école, la santé. Nous avons probablement des progrès à faire. Sur ce point, un décret était déjà en préparation et pratiquement prêt pour organiser ce partage du secret professionnel."

 

Le meurtrier présumé était passé en "conseil de vie scolaire"

Cette après-midi, face à la presse réunie devant le collège-lycée Cévenol au Chambon-sur-Lignon, Albert Munoz, administrateur de l'établissement scolaire, a confirmé que le jeune homme était passé en juin 2011 "en conseil de vie scolaire" et non en conseil de discipline (qui correspond à des actes plus graves). "On ne peut pas dévoiler la teneur des dossiers [...] mais il me semble évident que s'il y avait eu des violences répréhensibles par la loi, ça serait allé au-delà d'un conseil de vie scolaire", a-t-il précisé sans toutefois vouloir en dire plus sur le comportement du jeune homme au sein de l'établissement scolaire.

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