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DES TAXIS « LOW COST » À NÎMES LE 19 DÉCEMBRE

Photo / DR

La compagnie de transport de personnes avec chauffeur qui a tant fait polémique sur l’agglomération d’Avignon, après son lancement en janvier 2010, puis à Montpellier cet été, débarque le 19 décembre prochain dans la capitale gardoise.

Les syndicats de défense des taxis avaient déjà prétexté que ces professionnels du transport de voyageurs « surfaient » sur deux règlementations différentes : « Véhicules de Transport avec Chauffeur » (VTC) et transport routier de voyageurs (TRV) ce qui, d’après leurs détracteurs artisans constituerait une forme de « concurrence déloyale ». Les artisans taxis doivent répondre de leur côté à d’autres contraintes qu’ils considèrent comme étant plus lourdes, notamment le coût d’achat de leur licence qui peut s’élever à 50.000 euros pour une moyenne ou petite commune, et peut atteindre les 200.000 euros et plus, dans une  grande ville. Une simple attestation de la préfecture et quelques centaines d’euros permettrait de s’installer pour les taxis « low cost » d’après les artisans taxis.

Ces derniers parlent encore aujourd’hui de « concurrence déloyale », et comme au début de cette année, ils ont manifesté un peu partout cette semaine, de Montpelier, à Aix ou Marseille.

Rappelons que le 19 avril 2011, la Cour d’Appel de Nîmes avait condamné Easy Take, alors opposé aux syndicats des artisans taxis du Vaucluse. Dans son arrêt, la Cour a donné raison à ces derniers.

Les juges ont interdit à la société Easy take de stationner en attente de clients sans réservation préalable, sous peine d'une amende de 3.000 euros, ce qui n’empêche pas l’entreprise de transport de personnes de s’installer à Nîmes et Montpellier, tant que leurs chauffeurs ne pratiquent pas "la maraude".

Quoi qu’il en soit, Easy Take s’installe à Nîmes dans une vingtaine de jours, et déploiera une flotte de 20 véhicules pour desservir un périmètre de  50km autour de Nîmes. Disponible de jour comme nuit, semaine et week-end, la société proposera des tarifs forfaitaires au kilomètre par trajet et par véhicule, allant de de 0 à 7 km, et jusqu’à 50 km pour un maximum de 38 euros. Le minimum n’excédant pas 8 euros pour les petits trajets. Des prix serrés donc. Seule contrainte : réserver à l’avance par le biais d’un numéro unique. Reste à savoir si la clientèle gardoise répondra présent, et pour quel impact véritable sur l’activité des artisans taxis nîmois. L'Union Régionale des Syndicats des artisans taxis du Languedoc-Roussillon évoque quelques 30% de perte de chiffre d’affaires.

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