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GARD : LES POMPIERS SOUCIEUX DE LA QUALITÉ DE LEURS RENFORTS

Au vu des départs en retraites et des besoins toujours plus importants pour assurer la sécurité d’une population qui progresse dans le département, les pompiers attendent l’attribution de 17 nouveaux postes de professionnels. Un chiffre qui a été validé par la direction des ressources humaines du Sdis du Gard, d’après les syndicats de pompiers. A noter qu’au niveau national, près de 4.000 personnes titulaires du concours attendent d’être incorporés en tant que sapeurs-pompiers professionnels. Le dernier conseil d’administration du Sdis, présidé par Alexandre Pissas (et composé d’élus notamment du département et des communes), a déjà accordé dix postes, en place depuis le 1er décembre 2011, comme nous l’a annoncé Laurent Doudoux, représentant départemental du syndicat des pompiers autonomes (président du FASPP30).

Hormis les deux postes liés à des mutations entre collectivités et les deux officiers intégrés au titre du concours interne et externe, les représentants syndicaux des pompiers espéraient 13 nouveaux postes de professionnels. Après les dix déjà accordés, le conseil d’administration de mercredi 21 décembre prochain (qui se tiendra à 16h30) donnera son « verdict » sur l’obtention ou non des trois autres postes de pompiers professionnels espérés par les représentants syndicaux.

Autre interrogation pour les pompiers professionnels, l’intégration aux effectifs professionnels, non pas par voie de concours interne ou externe, mais par le biais de détachement d’agents territoriaux. Il s’agit du recrutement par « la passerelle ». Un recrutement spécifique qui réclame au postulant de répondre à divers critères inscrits dans une loi de 2007 (exigence d’une dizaine d’années en tant que pompier volontaire notamment, mais sans le concours classique des sapeurs-pompiers professionnels). Les représentants syndicaux gardois, comme Philippe Santos (Cgt) et Laurent Doudoux (FASPP30) ne s’opposent pas par principe à « la passerelle », mais rappelle qu’elle n’est pas obligatoire, et qu’elle réclame une concertation, ce que la direction a bien entendu d’après Laurent Doudoux. Pour cette salve de recrutement, une personne serait susceptible d’être incorporé par « la passerelle », mais n’aurait pas satisfait aux tests d’aptitude, alors même que dans le même temps, trois pompiers volontaires ont obtenu le concours, et n’ont toujours pas de réponse concernant leur intégration. L’un d’eux est volontaire sur le secteur d’Alès, une zone géographique où l’on observe de plus en plus d’activité, du fait de l’augmentation de sa population. On y dénombre "près de 8.500 interventions par an" d’après Laurent Doudoux. Les pompiers s’inquiètent des moyens mis en œuvre pour satisfaire au mieux le service aux populations, et souhaitent que les critères de sélection demeurent aussi drastiques que d’accoutumé. Il n’empêche que le président du FASPP30 espère que les trois postes encore à pourvoir soient confirmés mercredi et « pas gelé jusqu’à l’année prochaine ».

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