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CÉVENNES : LES POMPIERS LANCENT UN MOUVEMENT DE GRÈVE QUI POURRAIT SE PROPAGER

Comme nous vous l’annoncions le mois dernier, les pompiers de la caserne d’Alès n’en peuvent plus. Ils avaient déposé un préavis de grève le 21 décembre 2011. C’est donc comme prévu initialement ce lundi 2 janvier qu’une grève des pompiers s’est ouverte à 7h00, ce matin. Parallèlement, la caserne de Bessèges a rejoint le mouvement de contestation concernant leurs conditions de travail. Il s’agit essentiellement d’obtenir une « participation alimentaire » minimum de 3 euros par jour de travail et par pompier, de la part de l’administration pour l’ensemble des pompiers professionnels et volontaires du secteur des Cévennes. D’ailleurs, d’après Laurent Doudoux, président départemental du FASPP30, (syndicat des autonomes qui représentent 130 pompiers professionnels sur les 534 du Gard), les autres plus petites casernes comparativement à celle d’Alès, telles que de Saint-Ambroix, La Grand ’Combe, Génolhac vont rejoindre le mouvement initié à Alès. Aujourd’hui, 95 % de l’effectif alésien est en grève, 100 % pour Bessèges (même si le personnel est réquisitionné par le préfet pour les interventions nécessaires au quotidien).

Alès veut la même chose que Nîmes

La caserne d’Alès, au vu de son activité importante, réclame les mêmes conditions que celle de Nîmes pour les prises de repas, qu’ils n’ont le temps de se préparer « la plupart du temps » (dixit M. Doudoux). Le syndicat des autonomes demandent pour Alès, une participation d’au moins 5 euros, ainsi qu’un repas chaud complet préparé par un traiteur, « comme pour les collègues nîmois ». Un fournisseur potentiel se trouverait d’ailleurs à 100 mètres de la caserne et offrirait les prestations demandées pour 6,5 euros par jour, servi 24h/24, 365 jours sur 365, d’après le représentant syndical du département, qui imagine une participation des pompiers alésiens de 1,5 euros par repas. De plus, tout comme la caserne nîmoise, qui se verrait fournir un repas à 11 euros (dont 2 euros environ à la charge de l’agent), les Cévenols réclament l’obtention d’une cuisine pour se restaurer. Mais Laurent Doudoux dissipe toute intention de polémique entre pompiers de secteurs différents : « Nous voulons la même chose que les autres. Même si l’on sait que c’est dur pour tout le monde en ce moment, la participation du SDIS pour notre repas reste de 2,50 euros depuis 2005. Pour des pompiers qui sont mobilisés douze heures par jour, c’est inadmissible ».

Le feu dans les Cévennes

Il pourrait y avoir « le feu » dans les Cévennes, si les diverses casernes rejoignent le mouvement initiés par le syndicat des autonomes. D’après Laurent Doudoux, la vallée du Rhône devrait s’y associer, par le biais du Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels (SNSPP) de Bagnols-sur-Cèze. Et, un appel de soutien devrait être lancé prochainement auprès du syndicat Sud, majoritaire chez les pompiers nîmois. Toutefois, il semblerait que le SDIS ne soit pas encore prêt à négocier d’après les dires de M. Doudoux, qui lance du même coup un appel à Damien Alary (président du département) pour « reprendre le dossier en mains ».

A noter qu’une assemblée générale doit se tenir mardi 3 janvier à 19h00, et réunira tous les pompiers mobilisés (professionnels comme volontaires). A compter de cette date, des décisions seront prises sur les prochaines orientations du mouvement.

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