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POMPIERS EN GRÈVE, A. PISSAS : « UN COMPORTEMENT INACCEPTABLE »

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Suite à cette semaine de grève entamée depuis le 2 janvier par les pompiers d’Alès, et rejoints par les volontaires et professionnels de la région des Cévennes, le directeur du Conseil d’Administration du Sdis du Gard, également maire de Tresques, et conseiller général de la majorité départementale, a bien voulu s’exprimer sur le sujet.

Même s’il dit comprendre les difficultés vécues par les pompiers, il y a pour lui « une disproportion importante » entre ce que réclament les pompiers (une revalorisation de la participation de l’administration à leur repas quotidien) et « la destruction du bien public ». D’après le colonel Simonet (directeur départemental du Sdis), et relayé par M. Pissas, « la nuit dernière, les bureaux des officiers de la caserne d’Alès ont été murés, les fours micro-onde détruits, les tuyaux de gaz arrachés ». Alexandre Pissas ajoute : « heureusement que le système de sécurité a fonctionné, sinon, il y aurait eu des risques d’explosion ».

« Je suis triste, parce que je ne reconnais pas mes pompiers »

L’élu gardois a souligné qu’une dizaine d’entre eux étaient venus à ses vœux prononcés à la population de Tresques. L’échange sur la situation aurait été cordial : « Je discute volontiers avec eux. J’ai de la sympathie pour eux ». Mais, le maire de la commune proche de Bagnols déclare : « Je suis triste, parce que je ne reconnais pas mes pompiers ».

Sur la situation de blocage actuel, le directeur du CA du Sdis a rappelé qu’il y avait eu une réunion le 21 décembre : « à quoi bon faire une table ronde maintenant ? Les choses ont été dites ».

M. Pissas laisse entrevoir une issue à ce conflit, et donne donc rendez-vous au prochain débat d’orientations budgétaires fin février-début mars 2012. Mais il prévient : « pourquoi ne pas regarder [à donner satisfaction aux pompiers cévenols], mais à budget constant, donc avec des risques peut-être, si nous donnons satisfaction, d’enlever peut-être un poste de pompier supplémentaire, initialement prévu cette année à Alès ». D’après M. Pissas, « il faut faire des arbitrages. L’augmentation de 90 centimes d’euros qu’ils nous demandent [montant par repas avec une participation à 60 %] se traduirait par une hausse budgétaire de 130.000 euros. Il faut que l’on trouve l’argent quelque part ».

L’élu s’accorde à dire, à propos de la différence de traitement sur le département : « c’est vrai que Nîmes semble bénéficier d’un régime de faveur. Il faudra peut-être étudier cela ». Et d’ajouter : « Mais au vu de la situation économique et sociale du bassin d’Alès, ce qui a été fait cette nuit reste inacceptable ». Alexandre Pissas n’a pas manqué de signaler qu’une plainte avait été déposée à la gendarmerie, et qu’une enquête devrait probablement être diligentée prochainement.

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