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ALÈS : QUAND MAX ROUSTAN DÉRAPE EN CONSEIL MUNICIPAL

Photo © objectifgard.com / MA

Un face à face verbal entre Max Roustan, député-maire d’Alès et Benjamin Mathéaud, conseiller municipal socialiste, a fini par déraper en fin de séance du dernier conseil municipal lundi 13 février 2012. Aujourd’hui encore, une vidéo prise par un citoyen alésien et postée sur dailymotion, fait état du dérapage verbal du Premier magistrat de la Capitale des Cévennes en direction de Benjamin Mathéaud, qui pointait du doigt un élément du projet de plan local d’urbanisme (PLU). La vidéo ne relaie que le texte et le son, sans les images.

Au début d’une séance, lors d’un conseil municipal dense, qui allait durer trois heures, et qui comportait notamment le vote du budget, des propos liminaires sont d’abord échangés à propos de l’inquiétude soulevée par Benjamin Mathéaud à propos de la mise à l’ordre du jour d’une vente de terrain municipaux à un établissement scolaire privé du nom de Caminarem sur un terrain situé au Rieu, comme l’indiquaient nos confrères de Midi Libre dans leur édition du 12 février. L’élu socialiste s’appuyant notamment sur « le rapport de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (Mils) en 2000 qui relève notamment les risques de dérive sectaire de l’anthroposophie ». Le journal avait par ailleurs donné la parole à l’école Caminarem sur ce point.

Durant ce préambule, Max Roustan aurait « prétexté une erreur lors de la rédaction de ce délibéré techniquement et juridiquement, et que cette question était retirée de l’ordre du jour ». Celui-ci aurait indiqué qu’il allait regarder de plus près la mission interministérielle qui s’intéresse à cette méthode utilisé par l’établissement, dite « méthode Waldorf-Steiner », et que « la délibération pourrait être représentée lors du prochain conseil municipal », d’après Benjamin Mathéaud, qui, de son côté, ne pense pas qu’il se tienne avant juin 2012, au vu du calendrier électoral, et qui doute également que cette question ne soit retirée uniquement pour des raison techniques.

Le ton monte au moment où le PLU est soumis à délibération, M. Mathéaud regrettant que M. Roustan « n’ai tenu sa promesse » concernant les terrains de Richard Ducros, liquidé après son rachat par le groupe de BTP Fayat. Le conseiller municipal d’opposition rappelle les propos publics du maire d’Alès : « Je suis formel. Le plan local d’urbanisme interdira toute opération immobilière sur les terrains de Richard-Ducros » aurait-il déclaré en début d’année. Or, le projet de PLU classerait finalement les terrains de Richard Ducros (sur le site de Conilhères) en zone U3. « Une zone où d'après le règlement du PLU sont autorisés notamment : les constructions à usage d'hôtels, de restaurants ; mais aussi les constructions d'habitation sous forme d'immeubles collectifs et, s'il s'agit de constructions individuelles, sous forme d'opérations d'ensemble, sous conditions ». Cela irait à l’encontre de la promesse du député-maire de rendre ces terrains exclusifs aux projets futurs d’activités industrielles et commerciales.

« Mais il déconne à plein tubes là. Il faut le soigner, il est malade, il faut vous piquer là !  Vite,vite ! »

En cours de séance, B. Mathéaud interpelle alors le Premier magistrat de la ville sur ce point : « Il y a dans ce PLU une promesse forte que vous aviez faite sur la place publique aux Alésiens et en particulier aux salariés de Richard Ducros qui ont perdu leur emploi, vous aviez déclaré Monsieur le maire que jamais dans le cadre du PLU l'urbanisation, en tout cas la construction de logements ne serait autorisée sur la zone de Richard Ducros ».

C’est alors que Max Roustan dérape : « Mais il déconne à plein tubes là. Il faut le soigner, il est malade, il faut vous piquer là !  Vite,vite ! »

Benjamin Mathéaud répond alors : «  Vous avez parfaitement le droit de ne pas partager mes propos, mais vous n'êtes pas obligé de sombrer dans la vulgarité ». Max Roustan termine : « Oui c'est ça ! Toi tu sombres dans la connerie. J'en ai marre de l'entendre » (coupant le micro de son interlocuteur).

Dernière échanges de paroles de Max Roustan à son opposant politique, le vote passant sans débat sur le PLU : « Vos conneries vous les gardez pour vous. Vous dégagez. La police c'est moi ici », avant un dernier : « Ta gueule ». C’est beau la politique quand c’est dit avec poésie…

Une séance qui se termine finalement dans une bronca générale passant rapidement sur les 5 dernières délibérations des 30 programmées pour la soirée.

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