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OBJECTIF GARD ÉTAIT À LA FOIRE DE NÎMES…

Photo © objectifgard.com / MA
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La foire de Nîmes a fait son grand retour l’année dernière après une période d’interruption de quelques années. Pour sa deuxième édition qui se termine lundi soir, nous avons voulu vous faire partager notre petite immersion.

C’est un dimanche après-midi, le troisième jour de cette fameuse foire de Nîmes « nouvelle version » qui fête sa deuxième édition cette année, que l’idée nous paraissait tout à fait appropriée de rejoindre les derniers vacanciers et autres promeneurs du dimanche sous un soleil quasi-printanier dans la joyeuse cohue du Parc des expositions de Nîmes. Il a fallu tout de même braver plusieurs obstacles avant de pouvoir profiter de la découverte des lieux, propices à de bien jolies rencontres.

D’abord, trouver une place pour sa voiture. Le parking qui jouxte le Parc des Exposition et qui relie également le Stade des Costières est vaste, certes, mais pour éviter les « bouchons » à la sortie, il est parfois souhaitable d’opter pour un choix intermédiaire, quitte à marcher un peu. Mais, c’est pour les plus courageux, et ceux qui se croient toujours plus « malins que les autres » (sic.). A chaque fois, on se trompe à ce petit jeu... Vous pouvez rester « pratique » et éviter de vous compliquer la tâche. Ensuite, il faut savoir que c’est un « salon ». Et qui dit salon, dit lieu vaste… Aussi vaste qu’il peut y avoir de monde. Donc, rapidement exigu, comme dans certaines travées qui composent l’un des trois espaces dévolus à l’évènement. Dans l’ordre, on trouve les chapiteaux couvrant des stands extérieurs où se retrouvent les exposants avec des animations notamment, un hall principal, dans le bâtiment du Parc de expos (plus vaste), où les exposants « Habitat » sont installés, et enfin, un espace extérieur, inédit cette année.

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Au hasard d’une balade sans objectif précis, entre un stand consacré aux « aspirateurs-vapeur-injecteur-extracteur de shampoing » (tiens… Ça existe ça ?), un autre qui propose de quoi gagner 80 % de place en plus pour sa penderie, un espace dédié aux têtes de débroussaillement universels, nous tombons nez à nez avec Jean-Luc et Annie Leborgne, des savoyards, habitués des salons (ils seront d’ailleurs au Salon Bio de Nîmes dans une semaine) qui cultivent et vendent une étrange plante du nom « barbare » de « Tillandsia » (ou « Filles de l’air »), des Herbes sans racines. Eh oui, c’est possible ! Elles nous viennent tout droit d’Amérique Latine, n’ont pas besoin de terre, fleurissent chaque année et dépolluent l’air. Jean-Luc les cultive avec sa femme depuis dix ans et ne souhaite plus avoir de vraies boutiques : « on fait des salons dans toute la France. Nous sommes comme nos plantes… Sans racines ». Ils sont 5 ou 6 en France à distribuer ces plantes exotiques hors du commun, et, eux passent aussi par Internet. Mais, on nous rappelle que des règles précises doivent être suivies pour espérer les conserver « 10 à 15 ans en moyenne ». Ne jamais les arroser par exemple, et seulement vaporiser en l’air et pas directement, de l’eau minérale (du type des volcans d’Auvergne). Parfois ces plantes sans racines vivent jusqu’à plusieurs décennies, « une cliente de Nice en a une qui a 108 ans qui passe de mains en mains au sein de la famille, à travers le temps ». Grâce à des pousses qui apparaissent à sa base, on peut reproduire l’espèce indéfiniment. Il en existe plus de 750 variétés. Jean-Luc et Annie Leborgne proposent des supports naturels de toutes sortes, confectionnés à partir de graines, de cosses, de fruits séchés provenant d’Indonésie, de Chine et d’ailleurs.

Une autre rencontre inattendue dans ce type de salon, l’association « Chêne Verts » fondée en 1974 (basé à Nîmes et qui a un rayonnement départemental). Il s’agit de proposer des services aux particuliers, associations, écoles et collectivités. Des chantiers de carrosserie, espaces verts, ou lavage auto réalisés par un des 57 ouvriers en situation de handicap qui travaillent au sein de l’association, qui reverse à ces derniers de quoi les rétribuer. Une belle démarche de solidarité qui semble être bénéfique à tous, puisqu’Angélina Béchard (directrice des Chênes Verts), alors en train de faire la vente de biscuits réalisés par les ouvriers de l’association, nous rappelle que « les clients profitent d’un crédit d’impôt de 50 % » [AGEFIPH, FIHPFP…]. Sur la Foire, elle ne manque pas de nous rappeler qu'elle "a doublé son chiffre de ventes", entre la première édition et celle-ci.

Un village médiéval pour un retour au XVe siècle

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Et, alors que nous croisons Olivier Frisson, qui collabore à l’organisation de l’évènement avec Pascal Settipani (de « Salon Anima »), celui-ci nous explique que « cette année, on a voulu marqué les esprits, et proposer en plus, à l’extérieur, l’installation d’un véritable camp médiéval, avec des animations quasiment toutes gratuites (tir à l’arc ou à l’arbalète, peinture, calligraphie, contes médiévaux…) ». Nous nous y rendons donc pour tenter de faire un bon dans le passé moyenâgeux (où l'on bat encore la monnaie sur place), et laissons l’un des organisateurs de l’évènement qui prévoyait déjà un nouveau record d’affluence sur les quatre jours de salon : « probablement plus de 30.000 visiteurs au vu de la fréquentation que l’on voit aujourd’hui ». Rappelons que l’année dernière avait déjà été une réussite avec 25.000 entrées.

Retour au village médiéval… Le président de l’association Tarasconnaise du nom des « chevaliers du Roy René », fondé en 1999, Patrick Loyer, précise qu’il ne s’agit pas de « jouer la comédie ». Les 40 passionnés qui composent l’association mangent, dorment et vivent médiéval, en quasi-autarcie à l’heure du « Bon Roy René, Duc d’Anjou, Comte de Provence, Roy de Naples et de Sicile, en plein XVe siècle. Le président actuel de l’association, ainsi que le fondateur Jacques Laurent (Alias Jean de Cossa, 1er écuyer du Roy René) explique que l’opportunité de venir installer leur camp sur la Foire de Nîmes « c’est un moyen d’exprimer notre passion en extérieur, pour jouer de la cornemuse, réaliser des combats, dormir au milieu de tous… » D’ailleurs, « les gens viennent nous voir, nous posent des questions sur nos conditions de vie tout à fait authentiques », précisent les deux hommes.

Nous avons dû laisser notre groupe de personnages médiévaux, juste après notre cours de tir à l’arc, puisque l’organisation de reconstitution de combats se tenait au milieu de la Foire vers 16h30, sous la houlette du maître de combat, Jérôme dit « la brindille », Capitaine des Gardes, Crespin [véritable personnage, enterré dans la collégiale de Tarascon]. Un lieu sympathique, qui nous fait s’évader, tout comme de nombreux enfants venus pour l’occasion. Un site qui nous plonge dans l’Histoire et qui se trouve à proximité d’un autre espace lié à l’évasion, l’exposition-vente d’une soixantaine de camping-cars, la deuxième nouveauté de la foire cette année.

Vous avez encore toute la journée de ce lundi 27 février 2012 (jusqu'à 19h) pour profiter de la Foire de Nîmes. Vous pouvez même télécharger une invitation gratuite ici.

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