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CHU DE NÎMES : UNE VICTOIRE EN DEMI-TEINTE POUR LES AIDES-SOIGNANTES

Suite à leur mouvement de grève du lundi 20 février, un porte-parole des aides-soignantes du service rééducation et réadaptation a été reçu, hier, par Marc Taillade, le directeur coordonnateur du pôle « Politiques sociales et du soin ». Le personnel du service dénonçait des conditions de travail « déplorables », conséquence « d’un manque d’effectif évident.»

Il aura fallu un gros coup de colère de la part du personnel  du service rééducation et réadaptation du CHU de Nîmes pour faire bouger les choses. Le temps d’une réunion, le porte-parole des aides-soignantes mais aussi des infirmières -- une vingtaine de salariées en tout qui gèrent 70 patients, exclusivement des personnes âgées souffrant de pathologies lourdes – a pu, face à Marc Taillade, dénoncer les dysfonctionnements du service en termes d’organisation suite à un manque d’effectif. Résultat, «nous avons eu quelques avancés, glisse Sophie Escudier, secrétaire adjointe Force Ouvrière santé du CHU de Nîmes. M. Taillade s’est engagé à ajouter dans les effectifs actuels deux aides-soignants contractuels pour une période de trois mois afin de remplacer le personnel en congés maladie longue durée. » Un point positif pour le personnel qui voit ses tensions apaisées mais pas totalement calmées.

« Les aides-soignantes avaient demandé à ce qu’un quatrième poste soit ouvert pour le matin, lorsqu’elles doivent s’occuper de la toilette des patients. Trois pour 70 patients c’est trop juste. Mais M. Taillade a maintenu qu’il ne souhaitait pas changer cette organisation » explique Sophie Escudier. Le directeur coordonnateur du pôle « Politiques sociales et du soin » aurait trouvé une autre solution en faisait intervenir une infirmière, en plus des deux autres présentes dès le matin, avec un honoraire variable qui pourrait aider les aides-soignantes. « Le problème, c’est qu’il ne fait que déplacer le problème car lorsque cette troisième infirmière partira, avant le coucher, elle laissera les aides-soignantes de nuit face aux 70 patients. Il veut aussi que les kinésithérapeutes collaborent avec les aides-soignantes. Mais le problème c’est qu’on ne veut pas embaucher du personnel, on se cantonne à ce que l’on peut payer avec l’enveloppe délivrée par l’Agence de santé régionale, soit 50 000€ par lit pour l’année, ce qui équivaut à 25 postes. C’est trop juste.»

Afin de bien comprendre les revendications du personnel, Marc Taillade a promis qu’il irait à la rencontre des médecins, du chef de pôle, du professeur de rééducation etc, pour faire un état des lieux de la situation « pour que certains points soient revus afin d’améliorer la qualité du service » précise la secrétaire adjointe Force Ouvrière santé du CHU de Nîmes. Le compte rendu de l’état de lieu est prévu pour d’avril.

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