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NÎMES : RETOUR AUX SOURCES POUR LE NOUVEAU « MONSIEUR SÉCURITÉ DE PROXIMITÉ »

Photo © objectifgard.com / MA

Ce lundi 5 mars, vers 16h00, a vu le retour d’un « enfant du pays » au sein de la police départementale  à un poste sous haute responsabilité, puisqu’il s’agissait de la prise fonction d’Emmanuel Dumas, nouveau chef  de service de sécurité de proximité de Nîmes. Comme l’a rappelé Hugues Bousiges, Préfet du Gard, dans un discours qui a ouvert la cérémonie de « reconnaissance de l’autorité » par les divers protagonistes, la fonction présume la direction du « plus important service de la DDSP du Gard (direction départementale de la sécurité publique), avec pas moins de 244 policiers ». A noter, qu’avec le commissariat de Nîmes, d’Alès et de Bagnols, la DDSP regroupe 595 fonctionnaires.

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Le jeune homme de 33 ans seulement succède donc à Dominique Guinaud (muté dans les DOM), pour sa deuxième affectation, après avoir répondu à des responsabilités quasi-identiques, puisqu’il était au poste d’adjoint au chef de service de proximité à Strasbourg. Une expérience qui compte pour le commissaire Dumas, nous précisant qu’il y est resté « pendant 3 ans et demi », après avoir obtenu son diplôme de l’École de Police en 2008 (suite à deux ans de formation). Celui qui a suivi un long cursus durant ses études supérieures (IEP d’Aix-en-Provence, études de langues Orientales à Paris et un passage au sein de l'École des hautes études en sciences sociales – EHESS -) a aussi vécu non loin du lieu qu’il retrouve à l’hôtel de police de Nîmes, dans un foyer composé d’une mère déjà secrétaire à la DDSP du Gard, à la retraite depuis 2008 et présente à la cérémonie d’aujourd’hui.

Des « quatre orientations » que préconisent le préfet et qu’il a décliné dans son discours, à l’attention du jeune commissaire et de son service, Emmanuel Dumas en retient une en priorité : « la visibilité »[sur le terrain]. « Je ne ferai pas de discours de politique générale », précise-t-il derechef. Son crédo : « pragmatisme, imagination, adaptation ».

Concernant son expérience vécue à Strasbourg, le commissaire Dumas refuse de se risquer à un parallèle trop hasardeux. Il en retire un élément de comparaison : « ce sont deux villes avec des identités fortes, et c’est ce que j’aime », déclare-t-il avec l’assurance d’un jeune homme qui semble plus excité par l’enjeu que préoccupé.

Son plan de route : « Le prolongement de ce que je faisais (à Strasbourg), avec des problématiques, une délinquance et des territoires différents ».

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La spécificité de ce service de sécurité de proximité d’après le nouveau chef d’orchestre, et deuxième commissaire de Nîmes (complété par le directeur et directeur adjoint de la DDSP) réside dans son obligation de servir « en H24 toutes les urgences, voie publique, judiciaire, ordre public, sécurité routière, ce qui en fait le poids lourd de l’antenne du département », précise-t-il.

Lors de la cérémonie organisé dans les locaux de l’Hôtel de police de Nîmes, sur une partie extérieure, plutôt ventée pour l’occasion, Alain Pommier, commandant fonctionnel, et chef du service de proximité par intérim a opéré un passage de témoin avec le successeur officiel de Dominique Guinaud. Quant au discours du préfet, au cours duquel l’encrage local du nouveau pensionnaire du 245 avenue Pierre Gamel est évoqué, il est surtout question du cap que recommande de suivre le représentant de l’État selon quatre points :

- « (Renforcer) la visibilité sur le terrain (présence dissuasive et répressive, avec un effort appuyé sur les patrouilleurs)

- La lisibilité (donner du sens notamment avec des opérations ciblées)

- L’efficacité (notamment des opérations sur la voie publique qui doivent amener à une réduction des violences crapuleuses, mais aussi des cambriolages…)

- Accroitre le sentiment de satisfaction des concitoyens ».

Autant dire qu’un gros challenge s’annonce pour le jeune homme, qui souhaite s’appuyer « sur les expériences de tous les agents du service pour la réussite de sa mission ».

Info Plus :

Le préfet a rappelé à cette occasion que pour l’année 2011, on avait relevé 5.533 appels reçus par la plate-forme téléphonique du « 17 ».

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