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L’AÉROPORT DE NÎMES-GARONS A FAIT DÉCOUVRIR SES MÉTIERS AU PUBLIC

Photo © objectifgard.com / MA
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Un évènement exceptionnel sur le département et dans l’aéroport de Nîmes Alès Cévennes Camargue (communément appelé Nîmes-Garons) s’est déroulé ce mardi 6 mars 2012, à destination du grand public : « le premier salon des métiers et formations de l’aéronautique », qui aura mobilisé finalement 600 visiteurs, à la clôture de la journée.

Pour le directeur du Pôle régional de Veolia Transdev, Christian Le Borgne, qui gère toute la partie aéroportuaire, donc la délégation de service public qui y est attachée, il s’agit d’un type de rendez-vous « qui n’existe que sur Paris » en règle générale. C’est aussi un moyen de faire connaître cette aéroport qui a évité une disparition pourtant promise à la suite du démantèlement de sa partie militaire. Un atout pour le futur d’après M. Le Borgne, qui nous précise qu’il dispose d’une « importante surface domaniale de 280 hectares », chose rare pour un aéroport, qui, par ailleurs, a augmenté son trafic de passagers de 7 % en un an (181.600 passagers en 2010, contre 194.500 en 2011).

Celui qui nous rappelle à cette occasion que Nîmes est la troisième plate-forme aéroportuaire que gère Véolia dans la région, avec Perpignan et Carcassonne, s’est dit satisfait de ce rendez-vous, en cours de journée, alors que le public était principalement composé de lycéens ou étudiants venus avec leur classe, comme Maléna et Béatrice, 20 ans chacune, inscrite en BTS Tourisme au lycée nîmois de Saint-Vincent de Paul. Pour elle, l’évènement est « intéressant », même si elles bénéficiaient déjà de certaines informations sur les carrières. « On a eu des informations sur ce qui touche le contrôle de bagages par exemple, que l’on ne connaissait pas », précise-t-elle, avant d’ajouter : « et puis l’avion c’est déjà l’idée du voyage, c’est ce qui nous plait ».

Tout le monde connaît les métiers de pilotes, d’hôtesses de l’air… Mais l’objet du rendez-vous que prônait les organisateurs, se constituait justement autour de la méconnaissance d’une « offre variée de métiers », dixit l’organisation, l’activité de l’aéroport représentant 650 personnes aujourd’hui, avec notamment des contrôleurs, des ingénieurs aéronautique, des mécaniciens, des techniciens de maintenance, des agents de piste et des pompiers d’aérodrome.

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Plus de 15 entreprises ont planté leur stand dans le hall d’entrée de l’aéroport ce mardi,  lors de cette manifestation ouverte au public toute la journée, « en compagnie » d’un magnifique appareil Blériot XI monté pour l’occasion et qui appartient au Club Aero des Garrigues.

Après avoir découvert ce bel appareil qui apporte une touche « historique » à un évènement davantage tournée vers le futur, nous croisons Olivier, 22 ans, venu spécialement pour se renseigner sur la carrière de mécanicien sur hélicoptère, puis, sur le stand de la sécurité civile, comme pour faire un « lien intergénérationnel », Pierre, mécanicien du centre de maintenance nous présente son appareil EC 145 (Eurocoptère), « de conception allemande ». Il nous informe d’un fait méconnu. Le centre de maintenance pour les hélicoptères de la Sécurité Civile, a été délocalisé à Garons, alors qu’il se trouvait jusque-là Porte de Sèvres à Paris. « Nous prenons même en charge désormais les hélicoptères de la gendarmerie nationale », précise-t-il aussitôt. Alors que la base militaire de Garons n’existe plus, ce qui a d’ailleurs provoqué les risques de disparition de l’ensemble, que nous connaissons, Pierre se souvient d’une époque, en 1997, « lorsque l’on est arrivé, il y avait encore Air France et Air Littoral (Basé à Montpellier). A l’époque, on pouvait aller à Paris pour 200 Francs », se remémore-t-il avec nostalgie.

A propos du forum, c’est « une bonne chose pour lui », même si : « Beaucoup de jeunes qui viennent nous voir sont déçus parce nous ne faisons pas de formation. Nous, nous entretenons les formations des pilotes, souvent avec une carrière militaire en amont ». Il faut signaler que pour intégrer la sécurité et piloter ce type d’appareils, qui ont succédé en 2001 à la fameuse Allouette III (40 ans de carrière, comme la durée de celle de notre mécanicien, Pierre), cela ne nécessite pas moins de 200 heures de vol de nuit. Ce qui relève la plupart du temps d’ancien pilote de l’Aéronavale ou de l’ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre).

L’opération promotion des métiers autour de l’aéroport semble en tout cas réussie pour une première d’après les dires de M. Le Borgne, qui précise que l’aéroport avait « le projet de développer deux à trois lignes qui desserviront le sud de l’Europe », probablement des compagnies "low cost", « en pleine expansion, alors que des compagnies traditionnelles disparaissent comme Span Air ». C’est une bonne nouvelle à la suite des derniers déboires des destinations "low cost" vers l’Italie qui semblaient recueillir un certain succès.

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