A la uneActualité générale.Actualités

CITOYENS, MILITANTS, ÉLUS GARDOIS… UNE CHAÎNE HUMAINE POUR SORTIR DU NUCLÉAIRE

Photo / DR
Photo / DR

À l’initiative du réseau d’associations « Sortir du nucléaire », l’opération « Chaîne humaine pour sortir du nucléaire » a bien eu lieu entre Lyon et Avignon, sur plus de 200 km, ce dimanche 11 mars 2012.

Un an jour pour jour après le début de la catastrophe de Fukushima, ce sont plus de 60.000 personnes qui ont déferlé dans la vallée du Rhône, de Lyon à Avignon, en formant une gigantesque chaîne humaine, dans la région la plus nucléarisée d'Europe.

Le collectif gardois de « Halte au nucléaire », basé à Nîmes, avec sa représentante Janie Arneguy est parti en car du point de ralliement prévu, soit le parking des 7 Collines à Nîmes, à midi, direction Orange, chargé des volontaires affublés de leur gilet jaune.

Un appel national bien suivi donc, mais « difficile à organiser sur le terrain » explique Mme Arneguy, qui a compté « une centaine de Nîmois », qui partaient avec son groupe. « Nous avions rendez-vous avec ceux qui venaient de tout le Languedoc-Roussillon et au-delà. Il y a avait même des Espagnols avec nous. Un ami parisien m’a dit par téléphone, alors qu’il était du côté de Lyon, qu’il se trouvait même avec des Russes » ajoute-t-elle.

Elle n’oublie pas de rappeler l’origine de son groupe : « Nous avons placé notre chaîne humaine, avec d’autres Gardois (venus d’Alès notamment), entre Orange-centre et le parking du centre commercial d’Orange Sud, sur 5 km ».

Une chaîne difficilement continue

Photo / Janie A

« Entre Lyon et Avignon, on a annoncé 60.000 personnes. Malheureusement nous n’étions pas assez répartis… Il y avait parfois des trous dabs la chaîne », explique-t-elle. Une explication : « par exemple à Courthezon [Vaucluse], un propriétaire de vignoble a refusé au dernier moment que l’on passe sur son terrain de peur qu’on ne le détériore ».

Janie restait très enthousiaste au retour de cette après-midi de manifestation festive, malgré le vent : « C’était vraiment très chouette. Il y avait une bonne ambiance, toutes générations confondues. Un car de Toulouse et de Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) composé de musiciens mettaient l’ambiance et nous offraient des cafés et thés pour nous réchauffer pour nous faire oublier le vent fort qu’il y avait là-bas », témoigne la représentante de « Halte au nucléaire » de Nîmes. La séparation de la chaîne avait lieu finalement vers 16h30. A noter que le mouvement des Indignés de Nîmes (qui prend place régulièrement les samedis devant la Maison Carré) participait aussi à l’opération à Mandragon (Vaucluse).

A l’appel du réseau « Sortir du nucléaire », les politiques aussi étaient invités à se manifester. En effet, un point presse s’est tenu vers 12h00, suivi d’un appel aux candidats à la prochaine élection présidentielle. Les grands absents ont été Nicolas Sarkozy, François Hollande et Marine Le Pen, qui n’ont pas envoyé d’émissaires. Tous les autres candidats étaient au moins représentés. Philipe Poutou (NPA) et Eva Joly (EELV) ont fait leurs propositions concernant la sortie du Nucléaire. Jean-Luc Bennahmias représentait le candidat du Modem (François Bayrou).

Christophe Cavard (Conseiller général du Gard – EELV), présent sur place aux côté de José Bové et Dominique Votnet notamment, a confirmé qu’il était difficile de tenir « une chaîne continue, y compris en rase campagne », mais « le symbole de la chaîne était réel. Il y avait beaucoup d’enthousiasme : du militant convaincu au curieux ».

Quand on évoque une récupération politique d’une opération citoyenne « anti-nucléaire » lancée par des associations apolitiques, l’élu gardois rétorque qu’il y avait bien un aspect politique, qui répondait à « un appel en direction des candidats à la présidentielle », un an après Fukushima. De plus, l’opération correspondrait aux enjeux que son parti défend. Il n’oublie pas d’évoquer l’engagement de la candidate écologiste en faveur de « la sortie totale du nucléaire [pour la France] d’ici 25 à 30 ans », comme l’a déclaré cet après-midi Eva Joly à Montélimar (avant de rejoindre le tronçon de la chaîne humaine placée sur le site nucléaire de Cruas), « de manière progressive » et accompagné de « moyens alternatifs de production énergétique et d’un politique de sobriété énergétique », relaie M. Cavard.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité