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NÎMES, deuxième ville-étape des « États Généraux Vers un Plan Cœur »

Patrick Messner Pellenc, chef du service de cardiologie au CHU de Nîmes, Vice-président de la Fédération Française de Cardiologie - FFC - (à gauche) et Alexandre Cachia, délégué régional Languedoc-Roussillon de la FFC - Photo © objectifgard.com / MA

Nîmes était une des six étapes des premiers « États généraux vers un Plan Cœur », lancé à Lyon le 6 mars 2012, à l’Embarcadère, où 200 personnes s’étaient réunies. Ce jeudi 7 juin, les acteurs du secteur de la santé : médecins, cardiologues, patients et organismes de santé se sont donné rendez-vous pour la deuxième étape de ce processus lancé à l’initiative de 22 organisations nationales, dont la Fédération Française de Cardiologie (FFC) et l’Alliance du Cœur. Des Etats généraux qui s’achèveront à Strasbourg en 2013 sur la question de la « prévention et principe de réalité ».

Dans le Gard, il s’agissait de débattre à partir de la question de « l’amélioration du suivi au cours d’une maladie cardiovasculaire ». Dans l’une des salles de réception de l’hôtel Atria, au sein du public, on sentait le caractère d’urgence de la situation, face à une méconnaissance de l’impact des maladies cardiovasculaire en France. Alexandre Cachia, délégué régional Languedoc-Roussillon de la Fédération Française de Cardiologie (FFC) et administrateur national de la structure, mais aussi victime lui-même d’une attaque cardiaque il y a quelques années, rappelle que « 400 personnes meurent chaque jour en France d'une maladie cardiovasculaire [soit 147.000 morts par an], la deuxième cause de mortalité, et la première cause de mortalité pour les femmes, devant le cancer ». Autant dire qu’il s’agit bien là d’une cause qui pourrait devenir « nationale ». Alexandre Cachia espère, avec cette opération, « une prise conscience des dirigeants ».

En ce qui concerne les maladies cardiaques et le Gard : « on est dans la moyenne » à propos des moyens disponibles, explique M. Cachia. Le problème essentiel : « Il y une certaine inégalité devant les soins ». Pour l’illustrer, le délégué régional de la FFC évoque le manque de place en réadaptation cardiaque, en milieu hospitalier « de phase 2 ». Un seul endroit existe dans le Gard : le CHU de Nîmes, où nombre de patients sont sur liste d’attente. Seulement 5 personnes par semaine peuvent être traitées ».

Le représentant local de la FFC et les autres associations réclament « un centre de réadaptation cardiaque dans le Nord du Gard, à Alès, qui pourra désengorger les besoins et faire diminuer la récidive des problèmes cardiaques, des infarctus par exemple ».

C’est plein d’espoirs qu’Alexandre Cachia sort de ce véritable « audit des patients, sur les besoins » : « les responsables de l’ARS ont bien compris ce que l’on voulait », témoigne-t-il.

Le « guide » de l’évènement qui se tenait à l’Atria, à Nîmes, n’était autre que Patrick Messner Pellenc, chef du service de cardiologie au CHU de Nîmes, Vice-président de la FFC. Pour lui, « l’heure n’est pas encore à la synthèse des État généraux. Il s’agissait d’entendre l’expression des patients et des familles. On est dans le recueil. C’est une sorte de débat participatif », indique le cardiologue, confirmant que le plus important réside dans les inégalités de traitement selon les régions, soulignant certaines « déficiences dans le Languedoc-Roussillon », notamment à Bézier, où il n’y aurait même pas de centre de réadaptation cardiaque.

A ce dernier écueil, Patrick Messner Pellenc ajoute : « le problème de chômage dans la région, et du choix financier parfois pour certains patients qui décident d’interrompre les soins », mais aussi « le problème démographique, lié au manque de médecins généralistes, spécialistes, neurologues… »

« Etats généraux vers un Plan Cœur » - Hôtel Atria, Nîmes - 7 juin 2012 - Photo © objectifgard.com / MA

Point positif au niveau local pour M. Cachia : le Languedoc-Roussillon est « la 2e région de France en termes de nombre d’adhérents des clubs « Cœur et santé » (avec 1.480 personnes) », qui composent l’essentiel des troupes de bénévoles qui travaillent à la réadaptation « phase 3 ».

Rappel des principaux chiffres sur les maladies cardiovasculaires :

- 400 morts / jour = 147.000 morts / an en France

- 1ere cause de mortalité chez les femmes et les + de 65 ans

- 14 millions d’hypertendus

- 10 millions de Français ont trop de cholestérol

- 3 millions de diabétiques

- 66.000 décès liés au tabac

- 28 milliards d’euros de dépenses par an dont…

- … 18,7 milliards d’euros soit 27 % de l’ensemble des remboursements des ALD.

Pour plus d'infos : le site des États généraux vers un Plan Cœur

Mickaël Attiach
mickael.attiach@objectifgard.com

1 commentaire sur “NÎMES, deuxième ville-étape des « États Généraux Vers un Plan Cœur »”

  1. Bonjour et merci à Mickaël ATTIACH pour la qualité de son reportage et le reflet exact de nos ambitions.
    A trés bientot probablement car ce n’est pas fini !!!
    Alexandre CACHIA

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