A la uneActualité générale.ActualitésPersonnalités.Société

NOUVEAU DDSP DU GARD : « On attend d’un chef qu’il écoute et qu’il prenne des décisions »

Gil Andreau, nouveau Commissaire central et DDSP du Gard - Photo © objectifgard.com / MA

Gil Andreau, le nouveau directeur de la police départementale (DDSP) et commissaire central de Nîmes a investi son bureau à l'Hôtel de Police de la capitale gardoise. Il a pris ses fonctions ce lundi 2 juillet 2012, à 7h30, et a déjà prononcé ses « premières décisions ». Celui qui occupait en partie des fonctions similaires, précédemment, durant quatre ans, à la direction centrale de la sécurité publique (au sein du ministère de l’Intérieur), avait « besoin de retrouver le terrain », nous révèle-t-il.

Alors que le commissaire divisionnaire Gil Andreau, arrivée dimanche sous la pluie, cherche encore un logement, pour sa première semaine, il s’agira essentiellement de découvrir les équipes (des circonscriptions de Bagnols et d’Alès), les administrations préfectorales, les élus, les magistrats : « des gens qui participent à l’action de sécurité », le nouveau capitaine du vaisseau de la sécurité publique nous a livré ses premières impressions après sa première journée passée dans son nouveau costume.

L’homme né à Toulouse il y a 55 ans, occupait déjà des fonctions identiques en tant qu’adjoint au sous-directeur (Niveau F) à la direction en centrale : « on gérait en macro et micro les 67.000 fonctionnaires de sécurité publique tant dans leur carrière que dans le nombre d’effectifs et la méthodologie appliquée en ressources humaines, la formation, l’équipement (informatique notamment)… D’ailleurs, j’ai appris que sans les ressources humaines et la logistique, la police n’est rien ».

Qu’est-ce qui va changer pour Gil Andreau alors ? « Désormais, j’ai un panel plus élargi de responsabilités, même si j’ai dirigé à Toulouse 400 fonctionnaires, et  à Versailles, 600 ».

« Mon premier choix c’était de redevenir DDSP sur le terrain »

Le nouveau DDSP, nous révèlera qu’il ne connaissait la région gardoise qu’en « tant que touriste », mais laissons-lui le temps de prendre ses marques.

S’il a choisi de s’implanter à Nîmes, c’est avant tout l’histoire d’une opportunité qui lui offrira la possibilité de « revenir sur le terrain ». Il s’explique : « Nîmes était libre. Le directeur [central] m’a demandé si cela m’intéressait et voilà ». M. Andreau se confie sur son choix : « Même si très enrichissant de travailler en central, d’apprendre à  connaitre les attentes des cabinets ministériels par exemple, de faire de la prospective, de gérer les relations avec les syndicats… Je voulais revenir au terrain », insiste-t-il.

Et le Gard ? Qu’elle perspectives ? « C’est une circonscription importante. Il y a un vrai challenge », répète-t-il à l’envi.

D’ailleurs le nouveau chef de la police gardoise ne s’y trompe pas, avant de prendre les dossiers en main, il connaît déjà la particularité du terrain : « une délinquance assez violente [beaucoup de cambriolages, de vol à la portières…] ». Une situation qu’il appréhende avec confiance : « J’ai travaillé à Toulouse dans des quartiers sensibles. Par ailleurs à Versailles, une préfecture et un rectorat, il fallait appréhender notamment les visites présidentielles [Kadhafi…], les réunions du Congrès et les manifestations dans un lieu sensible de par les retombées internationales qu’il connaît ».

Ses priorités pour Nîmes et le département du Gard : (axe qu’il souhaite travailler)

Il nous explique qu’il souhaite développer :

- Le professionnalisme. « Les policiers doivent êtres des professionnels. Qu’ils sachent faire respecter les règles et respecter les règles eux-mêmes ».

- L’intégrité.

- La sérénité. « Pour bien travailler, les fonctionnaires doivent travailler dans un climat de confiance. La hiérarchie est là pour créer ce climat de confiance, par un dialogue auprès des populations et des fonctionnaires ».

- La visibilité des policiers, « pour créer un sentiment de sécurité ».

- L’accueil du public (au commissariat) : « dès le dépôt d’une plainte, où lorsqu’une patrouille se présente au commissariat… C’est 80 % de l’image que donne la police. Et j’y suis sensible. Par ailleurs, j’aime bien le terme de gardien de la paix. Il a un vrai sens pour moi ».

- « Sans oublier de résoudre les enquêtes et présenter à la justice les auteurs de crimes et délits : Le B-A BA du métier », pour M. Andreau qui vise avant tout « des objectifs qualité », dit-il, avant la quantité. « Après les résultats viendront d’eux-mêmes », conclut-il.

Policier… Plus difficile qu’avant ?

Celui qui est désormais à la tête de la police du Gard nous livre son regard sur l’évolution du métier : « Je pense que l’on est plus exigent avec la police. On lui pardonne moins. Désormais, ils sont véritablement sous l’œil des citoyens, avec les portables notamment etc. Il n’en demeure pas moins que les policiers demeurent des êtres humains ».

Il insiste : « Le métier de policiers est donc beaucoup plus difficile, mais le métier a beaucoup évolué : aujourd’hui, l’officier est un vrai cadre de la police ».

Bonne route donc pour le directeur de la police du Gard, Gil Andreau, qui va travailler dès cette semaine avec Yannick Janas sur la problématique des circonscriptions du Gard. Il va devoir ainsi faire face à ses responsabilités : « On attend d’un chef qu’il écoute et qu’il prenne des décisions »,

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité