A la uneActualité générale.ActualitésEconomieEconomie.

NÎMES : Et si on sortait de la crise ?

Nicolas Resseguier, Directeur départemental de la Banque de France - Nîmes - Photo © objectifgard.com / MA

Hier soir, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nîmes, presque 200 personnes ont répondu présent à l’invitation d’Henry Douais, président de la CCI, et de Nicolas Resseguier, Directeur départemental de la Banque de France, pour assister à une conférence économique ayant pour thème la sortie de crise. Pendant plus d’une heure, Nicolas Resseguier a fait, dans un premier temps, un bilan sur la crise actuelle avant d’envisager des issues possibles pour celle-ci.

Dans le Gard, il ne faut pas se voiler la face, la situation actuelle - à l’image de la France - n’est pas mirobolante. Les 300 entrepreneurs du département qui ont accepté de répondre à un sondage sont assez pessimistes : 99% des chefs d’entreprises pensent que la France ne voit pas le bout du tunnel sur le plan de l’économie. Ils évoquent une trésorerie tendue, une confiance qui s’étiole, une activité qui ralentit. Nicolas Resseguier, lui, plutôt optimiste, concède que la situation actuelle est difficile mais voit des pistes intéressantes pour sortir de la crise.

A l’aide de graphiques, il relativise le « modèle » allemand. Il explique, par des termes simples, vulgarisés, comment l’Espagne connaît un endettement excessif. Il soulage l’assemblée en prouvant que l’endettement des ménages français est certes en progression mais qu’il reste toujours en dessous de la moyenne de la zone euro. Il s’attarde sur le taux d’intérêt français, de 2%, « ce qui est très faible, c’est bon signe ! ». Il parvient même à démontrer que la crise des pays du sud de l’Europe, par un système de taux d’intérêts, profite finalement à la France et à l’Allemagne. Très fort !

Nicolas Resseguier a plusieurs idées pour sortir de la crise

Il conclut son intervention par six pistes de sortie pour cette crise. Nicolas Resseguier propose de réduire l’épargne des ménages : un ménage français épargne 16% de son salaire. Pour les entreprises, il les invite à favoriser l’innovation. Au niveau national, à réduire le déficit budgétaire et à améliorer la compétitivité. Enfin, au niveau international, d’approfondir la régulation de la sphère financière et d’évoluer vers un fédéralisme européen.

Vient enfin le moment des questions-réponses. Dans l’assemblée, un homme s’étonne que l’on sauve constamment les banques alors qu’on ne lève pas le petit doigt pour une entreprise en difficulté. « Vous savez, on ne sauve pas les banques pour le plaisir ou par amour des banquiers, répond le Directeur départemental de la Banque de France, si on les sauve, c’est pour les millions de déposants qui ont de l’argent dans les banques. C’est la leçon que l’on a tiré de la crise des années 30 ». Décidément ce Nicolas Resseguier donne de l’espoir, voit du positif partout. Et en ce moment, franchement, ça fait du bien.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

1 commentaire sur “NÎMES : Et si on sortait de la crise ?”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité