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CARTE POSTALE Les arènes d’Alès sauvées par la population

Si elle ne peuvent se comparer en terme d'histoire ou d'architecture avec celles de Nîmes, les arènes d'Alès offrent une histoire récente qui est unique dans les annales de la tradition taurine et qui fait d'Alès , depuis l'arrêt des arènes de Vichy, aujourd'hui la ville de taureaux le plus au nord de France.

Construites entre 1891 et 1893 pour accueillir des courses espagnoles les arènes d'Alès sont mentionnées par Frédéric Mistral. Les courses ont ensuite été arrêtées. "En pleine expansion économique, les arènes ont été revendues et ont servi d'entrepôt, notamment pour y stocker du charbon. Abandonnées ou utilisées clandestinement, elles ne retrouvent leur fonction initiale qu'en 1966. A l'époque une souscription est levée et nombre d'alésiens se portent au secours de leurs arènes qui sont à nouveau inaugurées" explique Maitre François Gilles, avocat, et aujourd'hui 3eme adjoint à la mairie, délégué à la tauromachie. Faute de moyens les arènes seront une nouvelle fois abandonnées vers la fin des années 1970.

Les arène d'Alès accueillent à la fois la tradition espagnole et les courses taurines Photo DR/RM

En 1989, elles renaissent avec la première féria de l'ascencion. Immédiatement 19 associations anti-taurines vont attaquer en justice sur la question de la tradition ininterrompue, et tenter de les faire fermer. Me François Gilles sera l'un de ceux qui va  plaider devant les tribunaux. C'est derniers jugeront au final que la tradition locale n'avait pas été interrompue pendant les années d'inactivité des arènes puisque les clubs taurins avaient continué à se réunir. "Nous avons réussi à monter qu'il existait  une passion taurine ininterrompue  à Alès", commente François Gilles. Cette question a d'ailleurs été tranchée définitivement le 21 septembre 2012 puisqu'Alès a été reconnue  comme ville de tradition taurine.

Philippe Cuillé, François Gilles et Pierre Cuillé, le passé le présent et l'avenir des arènes... Photo DR/RM

"Et pas n'importe laquelle tradition" précise Me François Gilles. Trop petites pour accueillir de grandes vedettes, les arènes d'Alès ont vus se développer une culture de taureaux. C'est ainsi qu'elles seront couronnées pour les prix des meilleurs lot de taureaux "Curé de Valverde" ou plus récemment "Palha" en 2003. Petit à petit cet environnement d'élevages qui existait par le passé commence à se reconstruire. Pour Pierre et Philippe Cuillé qui en ont récupéré avec Didier Cabanis la gestion, "ces arènes sont difficiles pour les corridas mais adaptées à des spectacles brillants". "Avec leur seul  huit rangs, tous les spectateurs sont à proximité des taureaux. Elles sont aussi complètement intégrées dans un périmètre urbain." La mairie entretient régulièrement le bâtiment et s'est même permis d'innover en créant, à l'instar du football, des "loges d'entreprises". Trois d'abord pour arriver au nombre de 16 aujourd'hui explique Maître François Gilles qui poursuit "avec Béziers, nos sommes les seuls en France à avoir développé cela". On le voit  toute l'évolution des arènes d'Alès contribuent à faire d'elles un cas atypique. "Nous sommes la première carte d'un château que certains aimeraient faire tomber" déclare Me François Gilles qui reste vigilant.

Découvrez les corridas de la Feria d'Alès de ce dimanche en cliquant ici.

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1 commentaire sur “CARTE POSTALE Les arènes d’Alès sauvées par la population”

  1. Bel article sur l’historique des arènes d’Alès que je ne connaissai pas et longue vie a tous les spectacles taurins de cette ville !

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