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LOGEMENT L’Etat et le Conseil général décrètent l’état d’urgence. Quatre réunions programmées

P1080420"La crise du logement affecte les populations les plus fragiles ainsi que les entreprises du bâtiment angoissées chaque jour davantage par la chute des carnets de commande, les liquidations et les chutes préoccupantes des effectifs salariés qui, depuis 2008, se réduisent chaque mois de 50 emplois. Nous sommes déterminés à avancer, à rassembler tous les acteurs locaux et mettre en oeuvre toutes les nouvelles mesures destinées à endiguer la crise du logement". Cette observation s'est inscrite en filigrane du point de presse animé conjointement par  Hugues Bousiges, préfet du Gard, Pierre Segonds, directeur de la délégation départementale des territoires et de la mer (DDTM), et Martin Delord, vice-président du conseil général du Gard, en charge de l'habitat. Tous trois n'ont fait qu'un lorsqu'il s'est agi de réaffirmer leur farouche détermination à se mobiliser comme jamais autour d'un plan de relance en faveur de la construction de logements dans le département : "Il s'agit de fixer une feuille de route, territoire par territoire, et de prendre des engagements précis pour les années à venir".  

Autour de l'état des lieux et des perspectives d'avenir de ce secteur qui pèse 10 % de l'économie locale, 4 réunions publiques seront organisées, sans délais, en présence des élus communaux et intercommunaux, des professionnels du bâtiment et acteurs de la construction (agents fonciers, notaires, banquiers...) et, enfin, des bailleurs sociaux. Elles se dérouleront selon le calendrier ainsi établi :  mardi 25 juin à Nîmes (auditorium du conseil général), mercredi 3 juillet à Saint-Hippolyte-du-Fort (salle des Casernes), jeudi 4 juillet à Alès (salle Myriapôle), jeudi 11 juillet à Bagnols-sur-Cèze (salle multiculturelle).

Selon la DDTM qui suit au jour le jour la production de logements dans le département, le nombre de mise en chantier a chuté de 30 % sur les douze mois accomplis, alors que les besoins demeurent importants, sachant que sur les 12 000 demandes déposées chaque année par des ayants-droits (60 % à 70 % des foyers gardois), seules 3 000 sont satisfaites. Par ailleurs, dans le Gard, le taux de logement social est de 13 %, soit 7 % de moins que le seuil minimum imposé par la loi Gayssot aux communes de plus de 3 500 habitants. En 2013, 19 communes se sont vu signifier une obligation de rattraper leur retard, trois ont été visés par un arrêté de carence, expliqué, semble-t-il, par un déficit en foncier constructible : Villeneuve-les-Avignon, Les Angles et Milhaud. La commune de Nîmes, elle, atteint un taux de 25 % de logements sociaux, mais de fortes disparités apparaissent lorsque les statistiques sont projetées au niveau de l'agglomération. Ce qui a inspiré cette observation à Hugues Bousiges : " Je ne m'explique pas pourquoi, la ville de Nîmes qui a pourtant eu deux maires communistes - NDLR : le logement est le plus souvent un marqueur de leur action municipale - ne s'est jamais dotée d'un outil communal ou intercommunal. On voit aujourd'hui que cela complique les choses". 

Afin que la période pré-électorale n'aggrave pas la situation des métiers du bâtiment qui conditionnent le devenir socio-économique de plusieurs centaines de familles, Hugues Bousiges qui a saisi le service France-Domaines pour recenser les terrains publics - souvent propriété de ministère de la Défense ou de Réseau Ferré de France - pouvant être cédée à prix modique aux collectivités locales, a lancé un appel aux élus. "Je leur demande de ne pas attendre les prochaines élections municipales pour lancer des programmes, ni d'attendre 7 à 8 mois après leur (ré)élection, pour les mettre en oeuvre. Dans la situation actuelle, rien ne serait plus préjudiciable que la glaciation des projets. la crise ne doit pas affecter la production de logements sociaux". 

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2 réactions sur “LOGEMENT L’Etat et le Conseil général décrètent l’état d’urgence. Quatre réunions programmées”

  1. Le Préfet aurait il le buste de Staline à la place de celui de Marianne sur son bureau?

    A lire son commentaire, la question se pose sérieusement!!!

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