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PORTRAIT DU DIMANCHE Là où il y a une volonté… il y a Jean Denat sur le chemin de l’engagement public

P1090261La confidence vient de l'une de ses collaboratrices, mais elle a été volontiers empruntée par Manuel Valls avant qu'il ne lui épingle la croix de chevalier de la Légion d'honneur au revers d'une veste d'un noir profond qu'il n'enfile, de son propre aveu, que pour les grandes occasions : "Ce type est comme le bon vin. A l'énergie et à la tonicité qu'il dégage, se sont ajoutées de la rondeur, de l'expérience et de la finesse". Quant à la robe qui constitue aussi l'une des marques de fabrique de cet homme de 58 ans, marié, père de 2 enfants et grand-père de 5 frimousses, elle demeure joyeuse et chamarrée comme une vitrine de Souleiado, gaie et joviale comme des retrouvailles entre amis au cul des bious du Bac du sauvage ou autour d'un gouleyant rosé de Gallician, qui fait chanter le coeur des hommes de bonne volonté lorsque les perdreaux garnissent les gibecières. Même si, pour l'occasion, Jean Denat, élu de Vauvert depuis 1989 et conseiller général de ce même canton depuis 1998, avait préféré la sobriété et la rigueur pour vertu d''excellence. Les ors de la République et le ruban rouge de la Légion d'honneur se seraient sans doute mal accommodés d'une chemise plus bigarrée que le maillot de la Française des Jeux dans l'ascension du mont Ventoux.

Jean Denat, conseiller général de Vauvert, promu chevalier de la Légion d'honneur par son ami, le ministre de l'intérieur Manuel Valls.
Jean Denat, conseiller général de Vauvert, promu chevalier de la Légion d'honneur par son ami, le ministre de l'intérieur Manuel Valls.

Faut dire que c'est cet éternel premier communiant en costume-cravate et aux souliers vernis, Manuel Valls, qui lui remettait dans les salons de la Préfecture transformés en étuve, la plus belle récompense qui soit pour honorer des décennies d'engagement et de service à la chose publique : la Légion d'honneur, une distinction qui consacre celui qui a choisi pour devise "là où il y a une volonté, il y a un chemin"... tel celui qu'il a parcouru, avec enthousiasme, au service de la collectivité. Avec conviction  et détermination au bénéfice d'un parti socialiste pour lequel il milite depuis 30 ans, à la section de Vauvert, ainsi qu'à la tête des élus PS du conseil général du Gard."J'ai rencontré Jean pour la première fois en 1991 à la base nautique de Gallician à Vauvert, alors que j'étais chargé de mission pour les Sports et la Jeunesse au cabinet de Michel Rocard. Il était alors en compagnie de Simon Sutour et Damien Alary, devenus depuis de grands anciens. Depuis, nous nous sommes vus et revus, une profonde et durable amitié s'est établie entre nous. C'est un homme passionné qui a l'endurance et la persévérance du grand sportif qu'il est, mais aussi de l'enseignant hors-pair qui, depuis 38 ans, transmet son savoir et ses valeurs aux collégiens de Vauvert. Le projet de la République est avant tout éducatif, il mérite notre reconnaissance, notre gratitude et notre respect", a commenté Manuel Valls. Avec, en toile de fond de ce flatteur portrait, l'attachement non négociable de cet enfant de l'école publique, devenu à son tour hussard noir de la République, à la laïcité, ferment de lien social et de mieux-vivre ensemble. A la fraternité qui, seule, peut éloigner les oiseaux de mauvais augure qui assombrissent dangereusement le ciel gardois.

De ses passions Jean Denat a fait autant d'engagements militants au centre de loisirs des Francas du Gard où il a donné du lustre à l'éducation populaire, au Football-club de Vauvert qui se distingua sous son autorité pour son fair-play ou, encore, à l'hôtel de ville de Vauvert où il siège avec constance depuis un quart de siècle, dont 13 années au titre d'adjoint délégué aux Sports, aux Festivités et à l'Environnement : cette autre exigence, sinon même cette éthique de vie, pour celui qui créa et présida dix années durant le Syndicat mixte de la Camargue gardoise et aménagea pas moins de 50 km de voie verte, qu'il aime parcourir en cuissard au point du jour, lorsque chacun a droit à la goutte de rosée qui habille sa journée de velours.  "Jean est un véritable élu de terrain, un homme de dialogue proche de ses concitoyens, à l'écoute de leurs besoins. Un militant attaché à sa belle terre de Camargue, à sa culture et à ses traditions qu'il défend farouchement", a ajouté Manuel Valls. L'homme politique comptant parmi les préférés des Français, n'a pas eu à chercher loin lorsqu'il s'est agi de désigner un mandataire de campagne pour les primaires du PS à l'investiture présidentielle : "Jean incarne à la fois l'ouverture, le respect, l'ordre et l'autorité".

William Dumas et Christophe Cavard, tous deux députés entourant l'heureux récipiendaire et le président Damien Alary qui a rapidement décelé en Jean Denat un précieux assesseur. (Photo J-M Cazenove)
William Dumas et Christophe Cavard, tous deux députés entourant l'heureux récipiendaire et le président Damien Alary qui a rapidement décelé en Jean Denat un précieux assesseur. (Photo J-M Cazenove)

Et comme si cela ne suffisait pas à mettre la destinée de Manuel Valls dans les meilleures mains qui soient, Jean Denat est fils de gendarme - son papa présent à la cérémonie dirigea la brigade de Vauvert -  et père de deux enfants qui portent également l'uniforme et posent le petit doigt sur la couture de l'ordre républicain : Frédéric qui sert dans la gendarmerie en Guadeloupe, Laurent dans l'armée de terre. Une aubaine pour un ministre de l'Intérieur, que l'on dit promis à de plus hautes fonctions lorsque sonnera l'heure d'un premier remaniement ministériel ! Enfin, ce panorama serait incomplet sans évoquer le travail considérable accompli par Jean Denat au conseil général du Gard dont il est l'élu depuis 1998, le vice-président chargé des routes et infrastructures depuis 2001. Un poste exposé où il y a sans doute plus de coups à prendre qu'à donner mais où chacun - quelle que soit sa chapelle politique - reconnaît en cet interlocuteur que d'aucuns surnomment affectueusement M. Route ou M. Edgar, "un travailleur acharné, rigoureux, exigeant et perfectionniste".  Autant de témoignages "de considération, d'amitié et d'affection" qui sont allés droit au coeur de cet admirateur patenté de Manuel Valls, qui a vu dans cette croix de chevalier de la Légion d'honneur "non pas un aboutissement mais l'ardente obligation de servir encore mieux et plus encore" dans le respect de l'effort, de la justice et de la solidarité. Du grand humaniste quoi !

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