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ALÈS 400 Fous logés dans les internats de la ville

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Muriel Quiot et Huguette Boyer logent 400 personnes en ville depuis seize ans. Ph DR/RM

Si plus de la moitié des mille choristes qui composent la troupe des "Fous Chantants" à Alès trouvent à se loger seul sur la ville ou alentours près de 400 d'entre eux choisissent d'être logés par l'organisation dans les internats que les établissements scolaires mettent à leur disposition. Depuis 6 ans Muriel Quiot gère toute la logistique de l'hébergement des choristes. Elle succède à Huguette Boyer qui a assumé cette charge pendant les dix premières années des Fous Chantants. Petit tour en coulisses.

Au fil des années des contrats ont été mis en place avec cinq établissements, Bellevue, La Salle, Jean Baptiste Dumas, l' Ecole des Mines, le CFA d'Alès, puis lors de sa création avec le Lycée Prévert à St Christol les Alès. Lors de l'inscription dès le mois de janvier le choix n'est pas ouvert aux choristes qui doivent juste spécifier les personnes avec qui ils veulent être. "Mais les habitués joignent des courriers qui vont jusqu'à préciser le numéro de la chambre" commente en riant Muriel Quiot.  La difficulté provient du fait que si dans certains établissements comme à La Salle l'organisation dispose à peu près des mêmes chambres et du même nombre d'une année sur l'autre ce n'est pas le cas pour tous, comme pour la Maison des élèves de l'école des Mines par exemple ou le nombre se réduit d'année en année. "Et puis il arrive qu'il y ait encore des changements a effectuer lorsque nous procédons à l'état des lieux avant l'arrivée des choristes". explique Muriel. Elle remplit donc les emplacements au fur et à mesure sur son ordinateur (qui a remplacé le crayon de bois et la gomme qu'utilisait Huguette). Le premier critère repose sur les moyens de transports. Compte tenu des horaires et de la distances, il est en effet impossible de se rendre au Lycée Prévert ou à la Maison des élèves de l'Ecole de Mines à pied, l'internat de Bellevue est également un peu loin. De plus, chaque chambre est différente : 1,2 ou parfois 4 lits mais avec souvent avec une seule clef. C'est le cas de Prévert où l'on pourrait loger 80 personnes mais ou il n'est possible d'en regrouper que 40 au final 4 par 4 avec une clef. AU CFA, qui est assez proche, il y a 19 chambres doubles avec des lits superposés. Mais pour  confort des choristes elles sont proposée en chambre individuelle.

Finalement selon les choristes, les bons compromis à proximité du lieu de répétition semblent être : le Lycée  JBD (85 personnes logées) et La Salle qui propose 90 chambres doubles (avec deux clefs) et où sont logés cette année 175 choristes. Certes les bâtiments sont plus anciens et, dans le cas de JBD, inaccessibles au handicap puisque cela commence au 3ème étage. Lors de leur arrivée les choristes découvrent leurs affectations dans l'enveloppe qui comprend aussi les partitions et toutes les informations du stage. Ceux qui connaissent se rendent directement sur place, les autres y seront dirigés à l'aide de plans. Ils sont attendus dans chaque lieu par un ou deux bénévoles et récupèrent leur clefs contre un chèque de caution. "Chaque année il y a des ajustements à faire, comme dans le cas de personnes qui finalement ont fait voiture commune" explique Muriel Quiot, "mais avec l'expérience je garde quelques chambres dans chaque établissement." Pendant la semaine il faut encore subvenir à tous les problèmes matériels. "Normalement, il y du personnel d'astreinte dans chaque établissement avec un tableau ou un cahier pour signaler les éventuelles réparations. A JBD, nous payons quelqu'un sur place" commente Muriel Quiot . A quelques exceptions prés, il y a eu de réclamations sur le confort : ceux qui ont choisi cette formule d'hébergement en connaissent les contraintes. Il y a parfois des difficultés "Cette année cela se passe plutôt bien" ajoute Muriel Quiot.  "Mais l'an dernier, suite à un problème de chaudière, nous n'avions pas eu d'eau chaude pendant plusieurs jours à JBD, l'année d'avant c'était au CFA". "Et puis il y a toujours des surprises..., bien qu'il soit stipulé que l'on ne cuisine pas sur place l'an dernier lors de l'état des lieux, nos avons du appeler les pompiers pour une odeur de gaz... ce n'était qu'une fuite sur la recharge d'un réchaud appartenant à une choriste ! "

Raphaël MOTTE

raphael.motte@objectifgard.com

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