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PATRIMOINE Le passé du vieil Alais surgit des gravats

Le Musée du Vieil Alais à St Hilaire de Brethmas. Photo DR.RM

 

Le Musée du Vieil Alais à St Hilaire de Brethmas. Photo DR.RM
Le Musée du Vieil Alais à St Hilaire de Brethmas. Photo DR.RM

Comme tous les  passionnés, Michel Vincent n'a qu'une idée en tête : retrouver la trace de ce vieil Alès qui a été rasé par le maire Paul Béchard et son successeur Roger Roucaute entre 1958 et 1970. Les trois quarts de la veille ville du moyen âge ont ainsi disparu en peu de temps pour faire place à une ville "moderne". Avec ces démolitions ce sont aussi les souvenirs des alésiens qui sont partis en poussière.  Si les journées du patrimoine permettent de mettre en avant les quelques trésors préservés de la ville (voir notre article), le musée du Vieil Alais, ouvert dans un hangar de St Hilaire de Brethmas par Michel Vincent et quelques amis, propose à sa manière de porter également le regard sur le patrimoine disparu.

Michel Vincent introduit le visiteur dans le sujet  avec quelques agrandissements
Michel Vincent introduit le visiteur dans le sujet avec quelques agrandissements. Ph DR/RM

Le musée n'est ouvert qu'à la demande (pour elles scolaires par exemple) et lors des visites organisée par l'office de tourisme qui propose alors la projection d'un film en complément. Mais pour la journée du patrimoine, Michel Vincent vient accueillir les nombreux visiteurs à la porte. En quelques minutes, le temps de commenter quelques agrandissements il leur fait faire un bond en arrière. Une fois poussée la porte du hangar l'association "pour le musée du vieil Alais" a reconstitué à l'identique les commerces de la Place Ribes : épicerie, boucherie, café... un décor de cinéma qui restitue sans besoin de longs discours toute l'ambiance d'une époque. Il n'y manque que les figurants !

Dans l'épicerie du Musée, le décor prend du relief. Ph DR/RM
Dans l'épicerie du Musée, le décor prend du relief. Ph DR/RM

Mais le travail de l'association ne s'arrête pas là. Toujours à la recherche de nouvelles pièces, elle vient d'offrir une enseigne au Musée du mineur de la Grand Combe. En 1988, avec la collaboration de Lucien André et de Jean Médard, aujourd'hui disparus, l'association avait déjà publié un inventaire assez complet de la ville détruite. Ce travail, qui a suscité la curiosité des alésiens a ouvert la voie à la publication en 2011 du "grand livre du vieil Alès disparu". On y retrouve toutes les rues classées par quartiers avec les commentaires historiques et leur situation actuelles. Dans nombre de cas il ne subsiste plus aucun vestige des anciens tracés, dans d'autres, un pan de mur ou une anomalie (c'est le cas des deux platanes a moitiés enfouis dans l'enceinte de l'école Nadine Worms) sert d'indice au chercheur attentif.  Parfois la mémoire remplace le patrimoine... avant d'en faire partie elle-même !

 

 

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