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DISCOURS DE MANUEL VALLS. Les réactions de vos responsables politiques se succèdent…

D.R/C.M
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Mission réussie pour Manuel Valls... En fin d'après-midi, le Premier ministre Manuels Valls a obtenu la confiance des députés de l'Assemblée nationale avec 306 députés qui ont voté pour et 239 contre.  Pour rappel, la majorité absolue est à 273 (545 votants).

Dans les grandes lignes, le discours de politique général du nouveau chef du gouvernement a fait état de la suppression des charges pour l'employeur d'un salarié payé au Smic au 1er janvier 2015. Cette mesure s'inscrivant dans la baisse du coût du travail de 30 milliards d'euros d'ici à 2016. L'objectif des 50 milliards d'euros de réduction de la dépense publique de 2015 à 2017 est maintenue. Concernant la transition énergétique, le nouveau gouvernement a promis une loi avant l'été.

Enfin, concernant le mille feuille "made in France", Manuel Valls a promis de  «réduire de moitié le nombre de régions» d'ici à 2017, et de supprimer les conseils départementaux «à l'horizon 2021».

D.R/
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Christian Bourquin, président de la région Languedoc Roussillon : 

« Prononçant cet après-midi son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre a annoncé plusieurs mesures concernant le devenir des collectivités locales, au premier rang desquelles les Régions.

Cette question est fondamentale et elle mérite d’être travaillée beaucoup plus sérieusement, pas depuis une tribune. J’appelle Manuel Valls à associer les principaux intéressés, à savoir les représentants des collectivités concernées, car il serait irresponsable de porter une estocade à des entités qui remplissent au quotidien des missions de service public et qui répondent donc aux attentes des Français en matière de proximité.

Ce qui doit être redéfini avant tout, ce sont les compétences et les moyens de chacun. Si je suis favorable à l’abandon de la clause de compétence générale, elle ne peut être décidée que dans le cadre d’une réflexion beaucoup plus vaste et qui, je le répète, associe les responsables des collectivités. Sans un travail approfondi, on ne peut envisager d’éventuels redécoupages de Régions et ce genre de velléités fera pschitt en Languedoc-Roussillon.

Parce qu’il a mis plusieurs fois en exergue dans son discours les notions d’écoute et de dialogue, je demande solennellement au Premier ministre d’en faire preuve auprès des Présidents de Région et de Département. Je ne doute pas que la sérénité et la confiance l’emporteront sur les annonces unilatérales. »

Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes

(Photos J.-M.C.)
(Photos J.-M.C.)

Manuel VALLS, beaucoup de maux, trop de mots ... pas assez d’actions immédiates

Les racines espagnoles du Premier Ministre auraient pu lui permettre, lors de son discours de politique générale, de prendre le taureau par les cornes. Il n’en a rien été. Lui qui voulait redonner l’espoir aux Français, n’a fait que raviver les craintes et les inquiétudes, tant les mesures annoncées, ne seront prises que dans plusieurs mois, voire plusieurs années, au-delà du cadre de cette mandature.

En effet, une très grande partie des réformes abordées, pour l’entreprise, donc l’emploi, pour le pouvoir d’achat ou les institutions, ont été programmées après les élections présidentielles et législatives de 2017. C’est donc se moquer éperdument des Françaises et des Français, qui ne verront pas, à court terme, le fruit des engagements pris.

L’intervention de Manuel VALLS a été faite sans prendre en compte l’urgence que nécessite la situation du pays. Pis encore, il fait comme s’il n’avait pas entendu le signal adressé à l’exécutif lors des élections municipales. D’ailleurs, que dire de sa volonté de supprimer 10 milliards les dotations aux collectivités territoriales, comme s'il s'agissait de pénaliser les communes au motif qu'elles sont massivement passées à droite dimanche dernier. Est-ce une punition destinée aux électeurs qui ont abandonné la gauche ?

Cette économie est pour l’instant à peu près la seule dont on connait la couleur. Alors que l'on attendait de lui des réponses, le Premier Ministre a décidé de reporter le choix des 50 milliards d’économie promis par le Président de la République au prochain collectif budgétaire.

Il avait l'occasion au moins de reconnaître l'erreur fondamentale de son prédécesseur sur les rythmes scolaires rejetés par les enseignants, les parents autant que par les Maires. Il l'a ratée.

Enfin, concernant la sécurité, le dossier qu’il a porté, sans résultat, durant 2 ans place Beauvau, l’inquiétude est de mise. Le locataire de l’Hôtel de Matignon n’a rien dit, mis à part qu’il confirmait la très contestée réforme pénale de Christiane TAUBIRA, dont on sait qu’elle va permettre la libération de centaines de délinquants.

A défaut de confiance, ce discours n’a fait que renforcer la défiance du peuple français vis-à-vis de l’action du Chef de l’Etat. Car derrière la fragilité des annonces faites par Manuel VALLS, il y a bien, une nouvelle fois, l’échec de l’action du Président de la République et de son incapacité à agir vite et à donner un cap clair à la France.

Franck Proust, député européen et premier adjoint : 

L'eurodéputé et premier adjoint UMP à la ville de Nîmes, Franck Proust. Photo DR/
L'eurodéputé et premier adjoint UMP à la ville de Nîmes, Franck Proust. Photo DR/

Exercice de communication réussi pour Manuel Valls !  Tous les éléments réunis, pathos, tragédie, envolée lyrique, ton combattif, pour des français qui attendaient quant à eux du concret et du sérieux. Des français qui espéraient avoir été entendus au mois de mars…

-La réforme des rythmes scolaires repensée. Qu’en sera-t-il dans les faits, et qui va payer le surcoût de cette fausse bonne idée ? (2 millions d’euros/an pour les villes de plus de 100 000 habitants).

-M. Valls, vous critiquiez la réforme pénale de Mme Taubira et vous la cautionnez aujourd’hui. Accordez vos violons !

-Une réduction du nucléaire à 50% d’ici 2025. Qui va payer la facture d’électricité ? Vous allez sacrifier notre –seul- fleuron industriel pour faire plaisir à vos « amis » écologistes !

-La fiscalité n’est pas prête de baisser, alors que c’est le fondement majeur du désaveu des français !

-Une seule annonce positive, vous remettez au goût du jour la suppression des conseils généraux, alors que vous critiquiez la réforme des conseillers territoriaux de Nicolas Sarkozy…

François Hollande a trompé les français, on a changé le pilote, fait la vidange de la voiture, mais on a gardé les mêmes coordonnées GPS. Les mêmes causes produiront les mêmes effets.

J’ai bien peur que la dernière cartouche de François Hollande soit en fait une balle à blanc.

Thierry Procida, conseiller général du Gard et conseiller municipal à Nîmes. Photo DR/S.Ma
Thierry Procida, conseiller général du Gard et conseiller municipal à Nîmes. Photo DR/S.Ma

Thierry Procida, conseiller général UDI :

"Après sa déclaration de politique générale, je me demande où est passé le Manuel VALLS qui prônait la TVA Sociale et souhaitait revenir sur les 35 heures? J'ai le sentiment que le Valls à la sauce "Hollandaise" n'est plus qu'un mélange fade de social-démocratie et d'effets d'annonces.

La plupart des réformes qu'il propose pour les collectivités locales sont en effet prévues à un horizon qui dépasse celui de la prochaine élection présidentielle? Entend-t-il nous annoncer sa candidature dans les prochains mois?

Il faut, en effet, aller plus vite! Et je suis par ailleurs assez impatient d'interroger Damien ALARY sur la suppression annoncée par le nouveau Premier Ministre de la clause de compétence générale pour les départements. Le président du Conseil Général avait fustigé Nicolas SARKOZY qui l'avait prévue en 2010, et applaudi le gouvernement AYRAULT qui l'avait rétablie.

Imprécision, atermoiements, reculades, telles semblent les marques de fabrique de la gestion à la mode PS."

Laurent Burgoa, conseiller général du GARD – Canton de Nîmes IV, Président du Groupe UMP

Laurent Burgoa, le Photo © objectifgard.com / S.MA
Laurent Burgoa, le Photo © objectifgard.com / S.MA

A l’occasion de son discours de politique générale du 8 avril dernier, le Premier Ministre nous a peint un tableau sur le thème de la réforme territoriale qui s’écarte sur de nombreux points, des déclarations et prises de position jusqu’alors défendues par le parti socialiste et par le Président de la République ! 

Virage à droite ? A 180 degrés assurément...Il est utile de rappeler le combat mené par le PS contre la proposition de l’UMP, de supprimer les départements et de les fondre dans les régions ! Cela avait même été qualifié par les amis politiques de Monsieur Valls, de régression dangereuse pour la Démocratie ! Et le Président Alary n’a cessé de défendre cette position !

Les quatre couleurs du tableau de la réforme du millefeuille territorial sont : diviser par deux le nombre de régions d’ici à 2017, supprimer les conseils départementaux à l’horizon 2021, dessiner une nouvelle carte de l’intercommunalité, abroger la clause de compétence générale. Ce paysage là, notamment la touche de suppression de la clause de compétence générale, est aux antipodes du système de gestion et de gouvernance du Président du Département du Gard.

Des compétences exclusives pour notre Département ? Depuis le début de mon mandat de Conseiller départemental, Je n’ai cessé de prévenir D.Alary quant à l’indispensable recentrage de l’exercice des compétences obligatoires du CG30. J’ai dénoncé avec fermeté le saupoudrage si cher au Président Alary, sur des compétences facultatives. Les moyens financiers de notre département ne peuvent autoriser de telles dérives alors que la priorité est de palier les difficultés auxquelles sont confrontés les habitants du Gard !

Il est indispensable de moderniser et d’optimiser l’action publique territoriale au-delà d’effets d’annonce et de calendriers aléatoires... Pour ce faire, c’est le fonctionnement et la gouvernance de notre collectivité qui doivent impérativement changer ! Monsieur le Président doit changer de cap !

Je défends et défendrai demain une politique porteuse d’innovation et d’initiatives locales pour notre département : concilier vision stratégique et actions concrètes de proximité au service de nos concitoyens, dans une logique de compétences exclusives, est le cap à prendre !

Oui, la fin de l’enchevêtrement des compétences est un premier pas. Les élus territoriaux doivent réfléchir ensemble à la question primordiale du partage des richesses et des ressources ; elles doivent être utilisées là où on en a le plus besoin. Même si nous sommes très attachés au rôle du Département, pour l’action sociale notamment, nous ne devons pas avoir peur du débat...

Donner une meilleure lisibilité de l’action publique locale à nos concitoyens, en clarifiant les compétences est indispensable. En attendant « le flot » des réformes structurelles dont l’annonce est un moyen « de mieux noyer le poisson », notre devoir d’élu reste la protection au quotidien de nos concitoyens tout en préparant leur avenir et celui de notre territoire !

 

 

Etiquette

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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1 commentaire sur “DISCOURS DE MANUEL VALLS. Les réactions de vos responsables politiques se succèdent…”

  1. Au delà de l’épiphénomène du remaniement ministériel avec Valls en premier ministre, le 25 mai les Français seront appelés aux élections Européennes pour choisir les candidats qui les représenteront à Strasbourg.
    Le choix est simple. U.Européistes (UMP, PS, EELV, FG…) ou Patriotes (FN-Bleumarine).
    Lorsque les uns sont pour un ensemble qui profite aux tenants de l’ultra-libéralisme les autres prônent l’Europe des Nations souveraines au service des intérêts des peuples par des coopérations mutuellement avantageuses.
    La monnaie unique, l’euro, n’est qu’un outil. Ici encore, il sert les uns au détriment des autres.
    L’Allemagne avec une industrie lourde s’y retrouve, la France pas.
    Lorsque nous versons 22 Milliards au budget de l’UE (2013) l’UE nous en reverse 13. Nous finançons l’aide aux pays qui nous concurrencent directement. Nous ne sommes pas dans un rapport de partenaires.
    Revenir au Franc permettra à l’état souverain de retrouver des marges de manoeuvres pour accomplir une politique nationale, patriote. La nouvelle banque de France aura une place et un rôle essentiel dans ce cadre.
    L’Europe des Nations est une vraie réponse à l’ultra-libéralisme et à ses conséquences en matière de chômage notamment.
    Le 25 mai les Français seront responsables de leurs choix, en engageant notre pays et notre peuple dans une direction ou dans une autre.

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