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L’ECO DU MARDI Le secteur du bâtiment peine à sortir la tête de l’eau

(image d'illustration)
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En partenariat avec les CCI de Nîmes et d’Alès-Cévennes, Objectif Gard vous offre, chaque mardi, un focus sur la situation économique du Gard. Place ce mois-ci aux activités dans le bâtiment.  

Toujours en proie à la crise, le BTP attend beaucoup du plan de relance du gouvernement dont les premières mesures sont effectives depuis septembre. 

Avec 7 848 entreprises et 13 617 salariés, le BTP est le troisième secteur économique du Gard (derrière les services et le commerce). Touchées de plein fouet par la crise en 2008, les entreprises ont du mal redresser la barre. C’est ce que révèle une étude régionale menée conjointement par les neuf CCI du Languedoc-Roussillon sur l’année 2013/2014 : 49 % des entreprises interrogées dans notre département ont vu leur chiffre d’affaires baisser au cours du premier semestre 2014. Un sentiment corroboré par le préfet du Gard, Didier Martin, qui a constaté une diminution de 30 % du nombre de logements autorisés (permis de construire délivrés, NDLR) dans le département au premier semestre 2014 par rapport au premier semestre 2013.

La demande publique en forte baisse

Sans surprise, les raisons du marasme puisent leurs origines dans la baisse de la demande privée et publique. Toujours selon l’étude des chambres consulaires, le segment de la clientèle privée est en baisse de 50% (54% c’est sur la circonscription de Nîmes, 42% sur circonscription d’Alès). Idem dans le secteur public : rigueur budgétaire oblige, les collectivités sont contraintes de revoir à la baisse leurs investissements. D’ailleurs, plus de 50 % des chefs d’entreprises interrogés confient ne pas avoir répondu à un appel d’offre en 2013.

Ajouté à cela, les problèmes déjà bien connus qui font réduire les marges du secteur : pression tarifaire des grands groupes, augmentation du nombre d’auto-entreprises et concurrence des entreprises étrangères… Les prix volatiles des matières premières fragilisent aussi les capacités financières des entreprises : 45% des sondés considèrent que leur trésorerie s’est dégradée et 33% sont pessimistes quant à la santé de leur entreprise.

Pourtant, dans cette atmosphère moribonde quelques éclaircies pointent à l’horizon. Pour un peu plus de la moitié des sondés, les carnets de commandes semblent entrer dans la normalité… Mais seulement sur une période de trois mois ! Les entreprises qui sont principalement des TPE et PME pour ( 7 540 de moins de 10 salariés et 27 de plus de 50 salariés, selon l’INSEE) ne peuvent que maintenir l’emploi, tout en attendant des mesures fortes de la part de l’état. Fin septembre Didier Martin a présenté le plan du gouvernement pour relancer la construction de logement. Mises en place le 1er septembre 2014, les mesures prises en faveur de la rénovation énergétique (TVA à 5,5% et crédit d’impôt au taux unique de 30% sans condition de ressources ni obligation de « bouquet de travaux »…) séduisent particulièrement les professionnels du bâtiment. Les chefs d’entreprises concentrent d’ailleurs leurs investissements sur ce marché qui est le seul à connaître des marges de progression. Pourvu que ça dure…

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

Rendez-vous la semaine prochaine à la même heure pour un nouveau numéro de l’Eco du Mardi consacré ce mois d'octobre au Bâtiment. 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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2 réactions sur “L’ECO DU MARDI Le secteur du bâtiment peine à sortir la tête de l’eau”

  1. Vivre et travailler au pays devient pour notre jeunesse un graal à atteindre.
    Nous importons des immigrés pour satisfaire nos besoins et regardons nos jeunes lorgner vers Londres, Montréal, New-York…ou pointer à pôle emploi.
    C’est toute une problématique qu’il faut étudier.
    Produire, bâtir, construire en France avec des Français passe par une politique volontariste.
    Dans le Gard nous avons des possibilités d’emplois autour de French Vallée et de Nemolac en lien avec la gare LGV et l’aéroport de Garons, par exemple.
    J’entends dire que le collège de Bellegarde sera une production Espagnole…tout l’exemple de cette U.E libérale qui marche sur les Nations avec la complicité et le zèle des tenants du libéralisme UMPS!
    Les élections à venir seront une nouvelle occasion pour les citoyens de dire : STOP …en votant pour les candidats FN-RBM.

  2. Tout à fait, il faut des grands projets dans notre région, pour attirer touristes et entreprises. A mon avis, il n’y en a qu’un qui tient la route c’est Nemolac, l’autre c’est un vague plaggia…

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