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ARTISANS DE TALENT La perle tahitienne à l’accent cévenol

Géraldine Magnard dessine des bijoux ornés de perles de Tahiti. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Géraldine Magnard dessine des bijoux ornés de perles de Tahiti. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Géraldine Magnard dessine des bijoux ornés de perles de Tahiti. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Amoureux de Tahiti, Géraldine et Sébastien ont créé leur univers de bijoux mixtes en perle naturelle, et exportent leurs créations par delà l'Hexagone. Leur atelier est situé à Vézénobres.

Le verbe facile et l'accent familier, Géraldine est cévenole et n'a pas froid aux yeux. A seulement 21 ans, en 2004, elle quitte le Gard pour Londres, puis Tahiti. Son seul bagage, un BTS Tourisme et une expérience dans l’hôtellerie. Quatre ans plus tard, elle rentre à Alès les bras chargés de cadeaux : une formation en bijouterie dans la poche, des perles naturelles, et une autre perle plus testostéronée - Sébastien -. Le parfait équipement pour une nouvelle vie. "Le marché était ouvert en France, et mon petit-ami avait travaillé dans des fermes perlières, il s'y connaissait bien. J'ai commencé à fabriquer dans ma chambre de petite fille, chez ma mère", se souvient-elle.

En 2009, le couple déniche une opportunité à Vézénobres, et installe son atelier au cœur des pierres de la cité médiévale. Bagues, pendentifs, boucles d'oreille, bracelets, les montures sont tantôt dessinées maison, tantôt achetées toutes faites. Quand aux précieuses sphères de nacre, elles viennent directement de leur pays d'origine. Géraldine et Sébastien en importent entre 1000 et 2000 par an. Suivant l'humeur de leur coquillage hôte, elles oscillent en taille et en couleur. "La perle est constituée de petits morceaux de coquillages. Greffés de quelques fragments de nacre, ils sont insérés dans des huîtres pinctada margaritifera. L'objet s'enrobe naturellement, sous l'action du mollusque. L'épaisseur dépend de la durée de l'élevage", explique la jeune femme. Et d'ajouter : "Après tout de temps, on est encore surpris des nuances et des formes, on ne s'en lasse pas".

La collection Homme : nacre, acier, cuir. EL/OG
La collection Homme : nacre, acier, cuir. EL/OG

Si la perle paraît vieillotte, la marque Oz Tahiti n'en a pas vu les effets. Depuis sa création, le duo passe son temps sur les routes. Entre festivals tahitiens et salons en tous genres. "On ne propose que des produits en or et en argent. On vend beaucoup à bijoutiers, et on a été appuyé par la déléguée à la Polynésie Française en France. Nos bracelets étaient même au bras de Taoura, lors de son passage dans Koh-Lanta. En fait, la perle de Tahiti a une image bien plus moderne que la blanche ordinaire".

Sans compter le succès fulgurant de la collection Homme, surprenante par sa modernité. "L'association nacre gravée, acier, cuir, plait beaucoup. On aimerait développer cette gamme. A Brest, on a été dévalisés !", sourit la propriétaire. Afin de poursuivre son ascension, Oz Tahiti fourmille d'idées et souhaite développer son réseau de diffusion. En attendant, elle continue d'imaginer de nouvelles formes et de nouvelles tendances, souvent avec la complicité de celui ou celle qui les portera.

 

 

Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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