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UNESCO Découvrez les huit recommandations des experts de l’Icomos pour le dossier Nîmois

Le Conseil international des monuments et des sites ou ICOMOS, association mondiale de professionnels qui se consacre à la conservation et à la protection des monuments, des ensembles et des sites du patrimoine culturel a rendu ses conclusions concernant le dossier Unesco Nîmois ce lundi.

Organisation internationale non-gouvernementale, ICOMOS est mentionné dans la convention du Patrimoine mondial de l'UNESCO comme organe consultatif pour la mise en œuvre de la Convention, et agit comme conseil scientifique du Comité du Patrimoine mondial pour l'inscription des monuments et sites culturels sur la liste du Patrimoine mondial. 

Pour l'Organisation, "Nîmes a été proposée pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial parce qu’elle possède un ensemble de structures romaines remarquablement bien préservées ont servi d'inspiration pour les structures ultérieures d’époque Renaissance, néoclassique et moderne à Nîmes, qui sont en grande partie orientées par rapport à elles."

L’ICOMOS considère que cette proposition d’inscription pose problème du point de vue de la manière dont elle a été conçue et dont les critères ont été sélectionnés et justifiés. "L’analyse comparative n’a pas assez distingué Nîmes des autres villes aux origines romaines qui ont également contribué à des revitalisations architecturales basées sur l’Antiquité et n’a pas démontré que les réalisations nîmoises étaient différentes de celles qui ont eu lieu ailleurs à la même époque."

Par ailleurs, l'association rajoute : "tandis que l’analyse soutient que seule Rome surpasse Nîmes s’agissant des critères thématiques sélectionnés, il n’a pas été montré dans les faits en quoi Nîmes se distingue comparativement des autres villes déjà inscrites sur la Liste du patrimoine mondial. Les critères n’ont donc pas été démontrés et, en conséquence, les conditions d’authenticité et d’intégrité posent question."

Et porte une véritable inquiétude : "Les projets d’aménagement sont considérés comme étant une menace grave pour l’intégrité du bien proposé pour inscription, notamment pour le cadre visuel des principaux édifices romains. C’est particulièrement le cas pour la construction récente du Musée de la Romanité situé à proximité de l’amphithéâtre et construit au sein du Secteur Sauvegardé et le projet de Palais des Congrès qui devrait être aménagé dans la zone de l’Hôtel-Dieu."

L’ICOMOS remarque aussi que les principales menaces pesant sur le bien sont les aménagements urbains et le risque d’inondation. "Les limites du bien proposé pour inscription et de sa zone tampon ne sont pas cohérentes avec la valeur universelle exceptionnelle proposée ou les attributs du bien. La protection légale en place est appropriée. L’état de conservation des monuments romains varie de passable à excellent."

Du point de vue de l’ICOMOS le système de gestion pour le bien peut être amélioré. "Une attention spécifique devrait être apportée au processus d’approbation des projets d’ampleur au sein de la zone proposée pour inscription, et à leurs impacts sur l’intégrité des monuments romains et du bien élargi. Les considérations archéologiques devraient être prééminentes dans tout projet d’aménagement et un plan de gestion du tourisme devrait être élaboré. Le programme de suivi du bien peut être amélioré."

L’ICOMOS considère que différentes stratégies possibles de proposition d’inscription pourraient être envisagées pour Nîmes en s’appuyant sur une analyse comparative solide et une documentation et recherche approfondie.

En conclusion, le Conseil international des monuments et des sites exprime 8 recommandations concernant l’inscription Nîmoise :

  • L’ICOMOS recommande que l’examen de la proposition d’inscription de L’ensemble urbain historique de Nîmes, France, soit différé afin de permettre à l’État partie, avec l’aide de l’ICOMOS et du Centre du patrimoine mondial, si nécessaire, d'élaborer une analyse comparative exhaustive des édifices romains de la ville de Nîmes pour mettre en lumière si une importance potentielle peut être identifiée, et, si un dossier solide peut être constitué, réviser alors le champ de la proposition d’inscription sur cette base. Toute proposition d’inscription révisée devrait faire l’objet d’une mission sur site.

 

  • L’ICOMOS recommande que l’État partie prenne en considération les points suivants :
    • reconsidérer le site du palais des Congrès et mettre en œuvre une évaluation d’impact sur le patrimoine avant tout projet d’aménagement au sein du cœur historique de la ville,
    • donner la prééminence aux considérations archéologiques dans toute nouvelle proposition d’aménagement. Les procédures d’approbation devraient être remaniées s’agissant des projets qui
      impacteront potentiellement les vestiges archéologiques ; des études archéologiques devraient être menées au début du processus de planification pour que les découvertes puissent éclairer toute décision d’approbation d’aménagement,
    • lancer un programme de conservation actif pour améliorer l’état et le cadre de la porte d’Auguste et
      de la porte de France tout en réduisant les facteurs qui peuvent les affecter de manière négative, notamment le trafic automobile,
    • préparer un plan de gestion du tourisme pour gérer activement le tourisme et en traiter les effets potentiellement néfastes sur le bien,
    • améliorer le programme de suivi afin de le recentrer sur la préservation du patrimoine bâti.

 

 

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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4 réactions sur “UNESCO Découvrez les huit recommandations des experts de l’Icomos pour le dossier Nîmois”

  1. FAUT -IL CONSTRUIRE UN STADE COMMUN Á GRAND-GALLARGUES
    L’idée de partager un stade en commun pour Nîmes et Montpellier avait fait la une du Midi Libre le 1er avril , mais à la réflexion ce n’est plus un gag mais une excellente idée , chacune voulant construire un nouveau stade !
    Dans un stade commun chacune de ces villes pourrait y jouer alternativement . C’est possible puisque cette année pour toutes les journées de Championnat une de ces 2 villes joue à l’extérieur quand l’autre joue à domicile et inversement .
    Un stade utilisé en commun , c’est l’économie pour chacune de ces 2 villes de 100 Millions d’€ ( un seul stade c’est 150 M€ + 50 M€ pour les accès , les parkings et la transformation de l’ancien stade = 200 M€ ) .
    Nos élus ont le devoir impératif de se réunir pour réaliser cette économie , ne pas le faire serait une véritable gabegie inacceptable de l’utilisation de l’argent public .
    La fréquentation moyenne du stade de La Mosson est de 15 000 spectateurs , à Nîmes elle pourrait être identique compte tenue d’un gros engouement pour ce retour en L1 attendu depuis 25 ans .
    On peut attendre 3000 spectateurs supplémentaires / match avec les gens qui ne seraient plus rebutés de venir au stade à cause d’une heure de « bouchons » pour sortir du stade de La Mosson , mais avec des sorties directes sur l’autoroute à Grand Gallargues et Lunel .
    On peut attendre également 3000 spectateurs de plus par la proximité accrue des stations balnéaires , et des villes au Nord du département vers Alès.
    De plus , compte tenu de la proximité de Grand Gallargues , on peut estimer que 30 % des 15000 spectateurs actuels + 3000 +3000 = 21000 iront voir chez le voisin 6 ou 7 grosses affiches ( PQSG , Monaco , OM , Lyon , St Etienne , Nice , etc…), soit 21000 *30 % = 6000 spectateurs supplémentaires . Soit au total pour Montpellier et Nîmes une fréquentation prévisible moyenne de 15000 +3000 +3000 +6000 =27000 spectateurs .
    Un nouveau stade commun à Grand Gallargues d’une capacité de 27000 à 30 000 spectateurs semble donc nécessaire .

    1. J’aimerais connaître la réaction des maires ds 2 villes qui désirent chacune constrruire un stade pour leur équipe à cette proposition faisant économiser 100 M€ à chaque ville .

    2. Le projet pour le nouveau stade des Costières de Nîmes s’élève à 200M entièrement financé par des fonds privés. La vente du stade actuel et de terrains sera une entrée d’argent dans les caisses de la ville.
      Nous n’en sommes pas encore là.
      Nous devons défendre les intérêts de Nîmes et des Nîmois.
      Soyons attentifs au montage de l’opération et plus particulièrement à un éventuel PPP (partenariat public-privé).
      Dans l’immédiat mettons les Costières aux normes et faisons en sorte de nous maintenir en ligue 1.

  2. J’aimerais connaître la réaction des maires ds 2 villes qui désirent chacune constrruire un stade pour leur équipe à cette proposition faisant économiser 100 M€ à chaque ville .

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