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FAIT DU JOUR Le simulateur de chute libre, pour être dans le vent !

On peut voler sans pour autant faire le grand saut.

Le simulateur en pleine action (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Telle est la promesse de Volomax, l’entreprise de Michaël Cardinel et Gwen Reléon, qui ont posé leur simulateur de chute libre à l’aérodrome d’Avignon - Pujaut.

Sur place, la machine impressionne : c’est en effet un beau bébé comme il y en a à peine une dizaine en France, de plusieurs mètres de haut, avec au centre une colonne. C’est là qu’on vole. « C’est un simulateur et pas un jouet. Il recrée le même environnement que lors d’un saut en parachute », note Michaël Cardinel. Et l’homme sait de quoi il parle puisqu’il est moniteur et compile 9 000 sauts en parachute, le même total que son associé Gwen Reléon.

Jusqu’à 290 km/h

Et il y a de quoi décoller, avec deux moteurs d’une puissance cumulée de mille chevaux qui font tourner deux grosses hélices munies de redresseurs de flux permettant de recréer dans la colonne des vents allant de 150 à 290 km/h, en fonction de l’âge, de la corpulence et de la nature de l’activité. Et encore, « on ne l’utilise jamais à 100 %, mais entre 30 et 50 % pour les adultes et de 17 à 30 % pour les enfants », précise Gwen Reléon.

Le simulateur de chute libre vu de l'extérieur (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Concrètement, une fois arrivé sur place il nous faut passer une combinaison, des lunettes, des bouchons d’oreilles et un casque, laisser clés, téléphones et bijoux et bien nouer les baskets. Vient ensuite le temps du briefing. Gwen Reléon présente la position de la « banane ». Comprendre le dos cambré, les jambes légèrement courbées, les pointes des pieds tendues, les bras souples vers l’avant et la tête haute, le regard au loin. Des consignes à appliquer à la lettre pour pouvoir voler au minimum deux fois une minute, soit un peu plus qu’une chute libre réelle, qui dure aux alentours de 45 secondes.

Une fois en haut, chacun passe à tour de rôle. Les moniteurs se partagent les tâches : Gwen prend place à l’intérieur de la colonne et Michaël reste à l’extérieur pour piloter la machine et moduler le souffle. On pénètre dans la colonne,et le vent commence à souffler de plus en plus fort. Il faut alors se cambrer contre la paroi et se laisser tomber vers l’avant pour décoller. Plus facile à dire qu’à faire : si on n’est pas détendu et que les muscles se crispent, l’envol reste précaire.

« Il faut se relâcher, plus on est dans le contrôle, moins ça marche », résume Michaël Cardinel. Certains, et notamment les enfants, y arrivent plus facilement que d’autres, comme votre serviteur, qui s’est retrouvé deux fois sur le dos. Une autre forme de sensations fortes, heureusement sans conséquence, l’équipement et l’assistance du moniteur empêchant de se faire mal. Reste que la sensation est grisante et qu’on a réellement l’impression d’être en pleine chute libre. D’ailleurs, même si l’exercice est quelque peu éprouvant, certain(e)s n’hésitent pas à prendre d’autres vols une fois en haut.

Le simulateur en pleine action (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« C’est l’éclate totale ! »

« C’était canonissime !, lance Denys, venu avec son épouse Valérie et ses enfants, dont trois âgés de 9, 12 et 15 ans, ont participé. Des sensations extraordinaires, ça fait très longtemps que j’ai envie de faire un saut en parachute mais que je n’ose pas. C’est l’éclate totale ! » Venus de banlieue parisienne et en vacances à Villeneuve, ils sont venus dès qu’ils ont appris qu’un simulateur se trouvait à quelques kilomètres de là. « Ça m’a donné envie de sauter en parachute », affirme pour sa part leur fille Eugénie, 15 ans.

Si pour certains il s’agit juste de se procurer des sensations fortes, pour Denys il s’agit clairement d’une porte d’entrée vers le parachutisme. C’est aussi comme ça que les deux moniteurs envisagent le simulateur : « tous nos élèves vont dans le simulateur avant de sauter, ça les aide beaucoup », précise Gwen Reléon. Plus largement, « beaucoup de gens viennent pour se tester, poursuit le moniteur. Ils se rendent compte qu’on n’a pas la sensation de tomber, mais d’être posé sur un matelas d’air, ça les rassure. Ça permet aussi à des gens qui ne sauteront jamais d’avoir les sensations de la chute libre ». Sans compter que le simulateur est moins cher qu’un vrai saut et accessible aux enfants dès 5 ans et sans limite d’âge : les deux compères ont déjà fait voler un homme de 81 ans. Il n’y a pas d’âge pour être dans le vent !

À partir de 35 euros par enfant, 59 euros par adulte pour deux sauts. Le simulateur sera fermé du 15 décembre à fin février. Plus d’informations ici.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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