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FAIT DU JOUR Clément Depres : « Revenir pour le derby face à Montpellier »

Six mois après sa grave blessure au genou, l’attaquant du Nîmes Olympique travaille dur pour retrouver le terrain. Du Chambon-sur-Lignon, où il participe au stage avec les Crocos, le Nîmois revient sur cette période de rééducation.

Clément Depres est déterminé à revenir au plus vite (photo Norman Jardin)

Victime d’une rupture des ligaments croisés antérieurs du genou le soir où il marquait son premier doublé en ligue 1, le Nîmois revient avec beaucoup d’envie et plus d’expérience.

Objectif Gard : Que gardez-vous de ce soir de janvier contre Angers ?

Clément Depres : La reconnaissance des gens et celle des supporters. Le soir même, dans la salle d’attente de l’hôpital, mes potes et ma famille étaient là. C’était un moment très fort. On se dit que l’on est bien entouré. Le lendemain j’ai reçu des dizaines de messages. J’avais toute la ville derrière moi et ça m’a permis de vite passer à autre chose.

Qu'est-ce qui a été le plus fort ce soir-là ?

Les deux buts, car je suis quelqu’un de positif. C’était une grande soirée pour moi. La blessure est terrible mais cela fait partie du jeu. Il faut passer au-dessus.

« C’était comme un état de grâce »

 

La douleur vous a-t-elle marqué ?

La déception a été plus forte que la douleur car je me suis très vite rendu compte que c’était grave. En fait, le soir même je n’avais pas vraiment mal.

Cela a-t-il été long à digérer ?

Il y a encore très peu de temps, il y avait des restes de tout cela. Ça ne me permettait pas d’avancer à fond dans ma rééducation. Mais le fait d’en parler et d'extérioriser la déception de cette blessure et tout ce qu’il y a autour, ça m’a aidé.

Clément Depres le soir de son doublé et de sa blessure (photo Anthony Maurin)

Avez-vous imaginé ce qu’aurait pu être votre saison sans cette blessure ?

Oui ! C’était comme un état de grâce. Je crois que si je termine ce match, je peux tirer du milieu de terrain un pointu et marquer. Il y avait tout pour moi. Pour le reste de la saison, je pense qu’on faisait la paire avec Renaud (Ripart). J’aurais pu avoir beaucoup de temps de jeu.

« Inconsciemment, on se sent un peu oublié »

 

Qu'est-ce qui a été le plus difficile pendant cette période ?

De ne pas pouvoir participer aux beaux résultats de l’équipe.

Retrouver le groupe a-t-il été un soulagement ?

Lors de ma rééducation à Cap-Breton, Laurent Boissier a démissionné et les nouveaux joueurs sont arrivés. Moi j’étais loin et j’avais hâte de revenir. Je n’avais pas fait les premières semaines, ni le premier stage à Peralada. De plus, je ne connaissais pas les nouveaux. Inconsciemment, on se sent un peu oublié. Depuis mardi, j’ai intégré les travaux sur le terrain avec le groupe et là c’est un soulagement total.

Comment gère-t-on le travail seul, loin des autres joueurs ?

On trouve autre chose pour s’accrocher. À Cap-Breton, on a un programme à respecter avec plein de personnes que l’on ne connaît pas. Mais on apprend à les connaître et on fait des belles rencontres. En vacances, on se raccroche à la famille et aux amis.

« Je ne suis pas loin de la flamme rouge »

Qu'avez-vous appris de tout ça ?

Que tout peut s’arrêter à tout moment. Ça a changé la manière de m’entraîner et d’écouter mon corps. Je suis un gros bosseur et j’ai tendance à envoyer les chevaux. Aujourd’hui, je vais faire les choses dans l’ordre.

Pendant votre indisponibilité, vous avez lancé une marque de tee-shirt (Le Nîmois, NDLR). Pourquoi ?

Avec des amis, on en avait discuté en 2018 et quand je me suis blessé, ça m’a permis d’apprendre plein de choses et de me changer les idées.

Clément Depres a hâte de retrouver son maillot rouge (photo Anthony Maurin)

Cette aventure sera-t-elle prolongée ?

Au début c’est juste une idée entre collègues. Nous pensions en vendre 200 et on en a vendu 5 000 pendant la feria. Ce n’était pas du tout prévu. On va tenter de pérenniser la marque. On va lancer des casquettes et peut-être des tee-shirts pour les Costières et les gens qui viennent au stade.

À quel stade de votre retour êtes-vous aujourd’hui ?

Je ne suis pas loin de la flamme rouge. Avec le fait d’avoir touché le ballon, on se dit que le plus pénible est passé.

« Revenir là-bas, ça serait génial »

Dans quel esprit revenez-vous ?

Je reviens avec plus d’envie et plus d’expérience. J’ai les dents qui rayent le sol. Quand je sors d’une séance, j’ai envie d'y retourner. Je ne sens pas la fatigue.

À quelle date avez-vous projeté de rejouer avec les Crocos ?

C’est le genou et le coach qui vont décider. J’ai le derby à Montpellier en tête, le 25 septembre (7e journée de L1). Ça fera huit mois jour pour jour que je me suis blessé. C’était une semaine avant le derby aux Costières et  quand j’ai marqué mon doublé, je me suis vu jouer contre eux. Au moment où je me blesse, je me rends compte que je vais rater le derby. Revenir là-bas, ça serait génial. Je ne veux pas précipiter les choses. Si c’est avant, tant mieux, et si c’est après tant pis.

Propos recueillis par Norman Jardin

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