A la uneActualitésSociété

FAIT DU JOUR À Nîmes, Henri IV, la rue de la peur pour des riverains

Les habitants de la rue Henri IV, qui relie le boulevard Sergent-Triaire à l’avenue Jean-Jaurès, interpellent la mairie pour apaiser leur peur et régler le problème des excès de vitesse et des camions empruntant cette voie étroite.

Ils vivent dans la crainte d’un accident ou de voir leur voiture endommagée. Des riverains de la rue Henri IV n’en peuvent plus de la circulation dans leur quartier. Il y a deux raisons à cela. La première est la vitesse excessive à laquelle certains automobilistes empruntent cette voie pourtant étroite.

Le danger est donc permanant à cet endroit que des centaines d’élèves du lycée Dhuoda empruntent quotidiennement. L’espace Bourgier, qui forme aux métiers de l’esthétique et de la coiffure, est situé à l’entrée de la rue et il accueillie 200 élèves qui entrent et sortent tous les jours. Certains d’entre eux déjeunent même sur les trottoirs étroits, à leurs risques et périls.

Les camions n'hésitent pas à passer en force (photo DR)

« Nous demandons que soit installé une zone limitée à 30 kilomètres à l’heure et un dos-d’âne qui pourrait faire ralentir les automobilistes », suggère Georgette Ryard qui appréhende le moment où elle doit sortir sa voiture du garage. « Il n’y a pas de visibilité et je suis obligé de me fier au reflet sur les véhicules garés dans la rue ».

« Un jour, il y aura un mort »

Et la Nîmoise se souvient d’un chauffard en particulier : « Une fois, une voiture roulait si vite qu’elle a percuté un trottoir avant de finir couchée sur le côté ». Catherine Bernié-Boissard fait face aux mêmes soucis : « Quand je reçois des amis, ils ont tellement peur que c'est moi qui gare leur voiture dans mon jardin ». Les habitants du quartier aimeraient que la circulation dans la rue Henri IV soit réservée aux riverains.

Les camions roulent parfois sur le trottoir (photo DR)

« Un jour, il y aura un mort » s’inquiète Julie Reynaud, la directrice-adjointe du centre Bourgier qui a dernièrement fait l’expérience du second problème, celui du passage de poids-lourds. « Il y a quelques jours, un camion s’est engagé dans la rue, mais comme elle est très étroite, il s’est retrouvé coincé et il a forcé le passage et endommagé un côté de la voiture. En plus, le chauffeur m’a insulté. La chef de notre établissement à eu deux voitures abimées par les camions ».

Selon les riverains, cette situation se renouvelle régulièrement et ils en attestent par des photos. Les véhicules garés dans la rue, les balcons et les gouttières feraient les frais de conducteurs peu scrupuleux et qui veulent passer en force.

Une partie des riverains de la rue Henri IV (photo Norman Jardin)

« Marcher sur le trottoir est devenu extrêmement dangereux », regrette Albert qui habite dans cette rue depuis 2003. Et la crise sanitaire n’a rien arrangé selon Isabelle : « Depuis le confinement, ça a empiré avec beaucoup plus de véhicules de livraison qui s’arrêtent au milieu de la rue et qui bloquent la circulation. Quant à ma voiture, elle a perdu plusieurs rétroviseurs ». Les riverains ont créé une pétition et ils ont écrit à Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes, dans l'espoir que la ville appuie sur le champignon dans ce dossier.

« J’ai failli me faire percuter à plusieurs reprises... »

Contactée, la municipalité assure que « la ville connaît le problème de la rue Henri IV. Elle travaille à trouver une solution et va entamer une réflexion avec le comité de quartier ». De son côté, le comité de quartier Montcalm-République, par l’intermédiaire de sa présidente Véronique Coumel, a des propositions pour régler le problème : « Avec la concertation du plan de déplacement urbain qui date de 2007 et qui aurait dû être révisé en 2017, cette rue est devenue pénétrante (*) pour désengorger la rue Dhuoda. L’idée est de faire sauter le stationnement sur la totalité de la rue, élargir les trottoirs, réserver la circulation aux voitures et limiter la vitesse à 30 kilomètres à l’heure. À l’heure actuelle, vous ne pouvez pas circuler dans cette rue avec une poussette ou un fauteuil roulant. »

En attendant les riverains n’en peuvent plus, à l’image de Charline, une jeune mère de famille : « C’est très dangereux. J’ai failli me faire percuter à plusieurs reprises et la dernière fois le conducteur m’a en plus insulté. Il a fallu que mon compagnon intervienne. Il y a aussi les nuisances sonores. La chambre des mes enfants donne sur la rue et le bruit est insupportable ».

Les riverains de la rue Henri IV n'ont pas fini de trembler, car pour les camions et les chauffards la tentation est grande de passer de Sergent-Triaire à Jean-Jaurès sans passer par la case Dhuoda, souvent embouteillée.

Norman Jardin

* Grande voie de communication allant de la périphérie vers le centre d’une ville.

Etiquette

1 commentaire sur “FAIT DU JOUR À Nîmes, Henri IV, la rue de la peur pour des riverains”

  1. Et à quelques centaines de mètres de là, sur le boulevard Natoire toutjusteréaménagé (derrière gare) tous les jours du lundi au vendredi, matin, midi et soir mettent en danger les piétons qui veulent traverser, les cyclistes en bouchant la piste cyclable toute neuve, en se garant à cheval sur la piste cyclable et la voie de circulation ( bouchons garantis, bd Triaire et sous la tremi de la gare) Quels usagers ? Les bus des transports départementaux dont les Chauffeurs, avec la complaisance de la Police Municipale, ont la flemme de rentrer attendre en manoeuvrant dans la gare routière.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité